presser, serrer ; être saisi/tenu par une contrainte
Dans Lc 12,50, συνέχω (sunechō) exprime une pression intérieure orientée vers un terme : Jésus est “tenu/poussé” par l’épreuve à venir jusqu’à ce qu’elle soit accomplie. Le grec relie ce verbe à la construction “jusqu’à ce que” : la tension a un horizon fixé, l’achèvement de la mission. Ainsi, le mot sert à rendre perceptible l’intensité : la venue du feu et la division ne sont pas une agitation gratuite, mais une crise liée à un accomplissement nécessaire. Le sens dans la péricope est une contrainte intérieure (urgence) qui serre jusqu’au terme.
L’arrière-plan biblique décrit souvent la mission comme une nécessité intérieure : le serviteur de Dieu est saisi par une parole et conduit vers un accomplissement. Les psaumes et les prophètes parlent d’une détresse qui serre jusqu’à la délivrance. Ici, la pression est liée à l’épreuve du Messie : Jésus porte une œuvre qui doit aller jusqu’au bout. La pensée hébraïque aide à entendre cette tension non comme une nervosité, mais comme la fidélité du Serviteur qui marche vers l’accomplissement.
On peut entendre “pressé” comme une impatience. Ici, c’est une tension liée à l’accomplissement : Jésus doit traverser une épreuve, et cela serre jusqu’au terme. Clarification : le verbe exprime une contrainte intérieure orientée vers la mission, pas une émotion capricieuse. Le mot aide à lire Lc 12,50 comme un dévoilement de l’intensité messianique avant la croix.
Être “pressé” intérieurement : tension d’attente jusqu’à l’accomplissement (Lc 12).
Lc 12,50 : être pressé intérieurement (tension d’urgence) jusqu’à l’accomplissement de l’épreuve/mission.
Ne pas confondre avec “impatience charnelle” : le co-texte parle d’accomplissement de mission. Ne pas aplatir en “vouloir vite” : la nuance est de pression/tension qui serre.
Presser/être saisi : pression intérieure ou extérieure selon contexte. Dans Lc 12,49–53, Jésus exprime une tension intérieure : il est pressé/angoissé jusqu’à ce que le baptême d’épreuve soit accompli.
être détendu, être libre de pression, patienter sans tension
presser, serrer, être saisi, être contraint
σπεύδω — se hâter (accent différent) ; ἀναγκάζω — contraindre (plus “forcé”)
presser
Lc 12,50; 2 Co 5,14
G4912
σύν + ἔχω (tenir ensemble, serrer).
sunekhō — « su-né-khô » (approx.)
sunecho
Option A : serrer/tenir (au sens de retenir) ; Option B : entourer/comprimer ; Option C : presser intérieurement (tension, urgence). En Lc 12,50, l’indice est l’expression affective : « combien il me tarde… jusqu’à ce qu’il soit accompli ». Le verbe ne décrit pas une foule qui presse, mais une pression intérieure liée à l’attente d’un accomplissement. On retient donc l’option C : être pressé par l’urgence/tension d’un événement à venir.
- Lc 12,50 : usage métaphorique (pression intérieure) : le contexte “jusqu’à ce qu’il soit accompli” impose l’idée d’urgence/tension orientée vers un terme. - 2 Co 5,14 : “l’amour de Christ nous presse” : même nuance de contrainte intérieure, poussant à une action cohérente.
Registre de contrainte et de pression : tenir serré, comprimer, entourer. Dans Lc 12, l’image devient intérieure : une pression d’urgence jusqu’à ce que la mission soit accomplie.