Stérile : incapable d’enfanter (situation d’impossibilité humaine).
Dans Lc 1, la stérilité sert de prémisse narrative : Zacharie et Élisabeth sont justes, mais sans enfant et âgés. La logique est : fidélité → impossibilité → annonce divine → foi mise à l’épreuve → signe → commencement d’accomplissement. Le grec utilise le terme pour rendre la promesse étonnante et objectivement impossible, afin que l’intervention de Dieu soit clairement identifiable. Ainsi, “stérile” prépare la fonction de Jean : sa naissance est un signe de visitation et d’ouverture d’une nouvelle étape de l’histoire du salut.
Arrière-plan : motifs de l’AT où Dieu ouvre le sein fermé (Sarah, Rébecca, Rachel, Anne). La stérilité devient un lieu où Dieu montre sa grâce, et où la promesse se manifeste sans confusion avec la force humaine. L’image d’“opprobre ôté” (Lc 1,25) rejoint la douleur sociale associée à l’absence d’enfant. Cela place Élisabeth dans la lignée des femmes visitées par Dieu quand l’humain ne peut rien produire.
On peut lire la stérilité soit comme un détail médical, soit comme une “punition”. Le texte la présente surtout comme une impossibilité qui souligne la grâce : Dieu agit là où l’humain est impuissant, sans nier la souffrance de l’attente. Clarification : la stérilité sert ici à montrer que la naissance de Jean est un signe de visitation, pas le résultat d’une amélioration humaine.
Stérile : incapable d’enfanter. Dans Lc 1, met en évidence l’impossibilité humaine et l’initiative de Dieu.
Dans Lc 1,7, Élisabeth est dite stérile : cela prépare l’annonce de la naissance de Jean comme acte de grâce de Dieu, non comme résultat humain.
Ne pas en faire une faute morale ou une punition automatique. Dans Luc, le couple est dit juste; la stérilité sert le récit (grâce).
Motif fréquent : Dieu visite des personnes stériles (Sarah, Anne, Élisabeth) → signe d’alliance et de grâce.
féconde, enceinte, mère
infertile, sans enfant (selon contexte)
Mettre en parallèle le motif biblique sans l’absolutiser : chaque récit précise le sens; ne pas confondre avec un jugement sur la personne.
stérile
Lc 1,7 ; Lc 1,25 ; Gn 18,14 ; 1 S 1,5–6
G4723
STÈI-ra
steiros
Règle : « stérile » décrit un fait biologique/social dans le récit, pas une faute morale. Dans Lc 1,7, la stérilité est explicitement liée à l’âge avancé et au manque d’enfant : garder ce cadre. Ne pas transformer en “punition” automatique : le texte montre des justes dans l’attente. Laisser la stérilité jouer son rôle narratif : mettre en évidence l’impossibilité humaine et l’initiative de Dieu.
Le récit associe stérilité + âge avancé : impossibilité objective, rendant le miracle identifiable et pastoral (Dieu visite).
Registre familial / honneur social / souffrance : absence d’enfant, honte/“opprobre” (v.25), attente longue. Dans la péricope, cela sert de cadre à l’intervention de Dieu (promesse et accomplissement).