Mendier; demander l’aumône
Dans les récits (ex. Ac 3), προσαιτέω sert de déclencheur narratif : une personne en manque interpelle les passants, puis la réponse (don ou parole) révèle ce qui est réellement donné. La logique est souvent : (1) demande d’aumône, (2) attention/interaction, (3) renversement : Dieu donne plus qu’un secours matériel. Le grec met en avant une dépendance visible qui oblige à une décision : passer sans voir, donner un peu, ou répondre autrement. Le mot ancre donc la scène dans le concret (besoin, argent), tout en préparant l’annonce de la grâce.
L’arrière-plan biblique relie l’attention au pauvre à la justice de Dieu : l’alliance appelle à ne pas endurcir son cœur, à donner, et à protéger les faibles. Les récits où des personnes mendient mettent en lumière soit la compassion, soit l’indifférence. Dans la logique biblique, le besoin matériel peut aussi devenir un lieu où Dieu se révèle : il relève l’abattu et manifeste sa miséricorde. Ainsi, le verbe “mendier” résonne avec la dimension d’alliance : la communauté est testée dans sa justice, et Dieu peut agir au milieu d’une détresse réelle.
On peut réduire la mendicité à un problème social ou, au contraire, la juger durement. Le NT l’emploie souvent pour exposer un besoin concret et mettre en évidence la grâce : Dieu peut donner plus qu’une pièce. Clarification : le verbe décrit une situation de dépendance et une demande d’aumône; il n’implique pas en soi un verdict moral. Le contresens serait de spiritualiser à outrance (“mendier = péché”) ou d’ignorer la dimension de justice/compassion. Le mot aide à lire ces scènes comme des lieux où la miséricorde et la puissance de Dieu se manifestent dans le réel.
Verbe : mendier / demander l’aumône (solliciter publiquement une aide). Souvent lié à une situation de pauvreté ou d’infirmité (ex. Ac 3).
Le co-texte précise l’objet de la demande (argent, aide) et le lieu (porte, temple). Le verbe décrit une demande d’aumône : une dépendance concrète qui expose le besoin et appelle une réponse (don, refus, ou — dans certains récits — intervention de Dieu).
Ne pas moraliser automatiquement : mendier décrit une situation de besoin, pas forcément une faute. Toujours préciser ce qui est demandé (aumône) et ne pas confondre avec “prier” (demander à Dieu).
Décrit l’action de demander l’aumône (souvent en public), notamment dans des récits où Dieu manifeste sa puissance et sa grâce envers des personnes en situation de besoin.
donner; pourvoir; être autonome; refuser de demander
mendier; demander l’aumône; solliciter; implorer (selon contexte)
Ne pas confondre avec αἰτέω (demander au sens général) ni δέομαι (supplier). Ici, nuance sociale : demander l’aumône / mendier.
mendier
Ac 3,2–3; Lc 18,35
G4319
prosaiteō — « pros-aï-té-o » (approx.)
prosaiteo
Le verbe peut signifier “demander” mais, dans ses emplois narratifs, il vise généralement la demande d’aumône (mendier). Pour trancher, relever : (1) l’objet demandé (argent/aumône), (2) le cadre social (porte/temple/chemin), (3) la posture de dépendance. Si le passage parle d’une simple demande sans cadre d’aumône, noter la nuance et rester sobre. Ne pas transformer la mendicité en jugement moral : le texte décrit un besoin réel et, souvent, l’occasion d’un acte de grâce.
Registre social et économique : demander publiquement de l’aide matérielle (aumône), souvent à des lieux de passage (porte, temple). Le mot met en scène une dépendance visible et une interaction avec ceux qui passent.