Engendrer; être né; faire naître.
Le verbe gennaō signifie engendrer / donner naissance. Dans Mt 1, il structure la généalogie : “Untel engendra untel…”, ce qui donne au récit une logique d’ancrage historique. Le grec insiste sur la continuité : Jésus n’apparaît pas hors-sol, il vient dans une lignée. Le mot sert donc à attester l’incarnation : Dieu agit dans une histoire humaine réelle. Dans d’autres contextes, gennaō peut aussi prendre un sens figuré (naissance “d’en haut”), mais ici l’accent est narratif : filiation, transmission, promesse. La répétition du verbe crée un rythme et une attente : une chaîne qui conduit au Messie. Gennaō clarifie aussi la tension : l’histoire humaine est marquée par des ruptures et des péchés, et pourtant Dieu conduit la promesse. Le mot fait sentir que le salut se prépare sur des générations. Il ancre l’Évangile : promesse dans le temps, accomplissement en Jésus.
L’arrière-plan biblique donne une grande importance aux générations : Dieu bénit, promet, et agit au long de la lignée. La pensée hébraïque voit l’histoire comme une histoire d’alliance : Dieu se souvient d’Abraham, de David, et de ses promesses. Les généalogies ne sont pas seulement des listes : elles sont une manière de proclamer la fidélité de Dieu. Cela éclaire Mt 1 : chaque “engendrer” rappelle que Dieu tient parole malgré l’exil, les échecs, et la fragilité humaine. L’arrière-plan associe aussi naissance et miracle de la grâce : Dieu donne un avenir là où l’humain ne le produit pas. Ainsi, gennaō résonne avec une théologie de la promesse : une descendance promise, un Roi promis, un salut promis. Le mot met en évidence la continuité : le Dieu du passé agit encore. Et il prépare à comprendre que l’accomplissement est plus grand que la lignée : le Messie vient pour sauver, pas seulement pour “continuer”.
Nous sautons souvent les généalogies parce qu’elles semblent techniques. Pourtant, gennaō rend un message simple : Dieu agit dans l’histoire réelle et il tient parole dans le temps. La clarification utile : la foi chrétienne n’est pas une idée apparue soudainement; elle est l’accomplissement d’une promesse ancienne. Ce verbe rappelle aussi que Dieu travaille au long cours : générations, patience, fidélité. Il faut éviter de lire cela comme “biologie seulement” : dans Matthieu, c’est un langage de promesse et d’identité messianique. Gennaō nous aide donc à voir le début de Matthieu comme une proclamation : Jésus est enraciné dans l’alliance, et Dieu a conduit l’histoire jusqu’à lui.
Verbe de l’engendrement (généalogie) et, par extension, de la nouvelle naissance (selon contexte).
En Mt 1, marque la chaîne généalogique (« engendra »). Le même verbe peut aussi servir ailleurs à parler de naissance spirituelle selon contexte.
Ne pas importer automatiquement le sens spirituel dans Mt 1: ici c’est généalogique/historique.
Généalogies (Mt 1); naissance; parfois usage figuré (conversion / nouvelle naissance) selon contexte.
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mettre au monde; donner naissance
genesis (G1078) : origine/lignée; genea (G1074) : génération/âge.
mettre au monde
Mt 1,2–16 ; Jn 3,3–7 ; Jc 1,18
G1080
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ghen-nah'-o
gennao