🇬🇷

mettre toute son affection — εὐδοκέω — eudokeo

Sens (principal)

Prendre plaisir; trouver bon; vouloir bien; décider / choisir (selon contexte).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, εὐδοκέω (“mettre toute son affection”, “prendre plaisir”, “vouloir bien”) exprime une disposition favorable : on approuve, on se plaît, on choisit avec bienveillance. Le verbe peut décrire le plaisir de Dieu (ce qui lui plaît) ou une volonté humaine (ce qu’on préfère, ce qu’on décide). La logique du passage contraint la nuance par le sujet : si c’est Dieu, le verbe souligne son bon plaisir et sa décision ; si ce sont des hommes, il peut indiquer une préférence, parfois droite, parfois intéressée. Exégétiquement, εὐδοκέω sert souvent à montrer que quelque chose n’arrive pas par hasard : il y a une volonté favorable derrière. Quand il s’agit de Dieu, le verbe met en relief la grâce : Dieu se plaît à donner, à révéler, à appeler. La nuance utile est donc : vouloir avec bienveillance, approuver avec joie. Le contexte décide s’il faut entendre “affection” au sens affectif, ou plutôt “bon plaisir” au sens de décision favorable. Dans un passage christologique, cela peut signaler l’approbation divine : Dieu prend plaisir, reconnaît, confirme. Dans un passage d’enseignement, cela peut montrer l’opposition entre ce qui plaît à Dieu et ce qui plaît aux hommes. Ainsi, εὐδοκέω est un verbe d’orientation : il révèle ce qui est approuvé et choisi. On doit suivre le passage : qui se plaît, en quoi, et avec quel effet ?

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, le “plaisir” de Dieu renvoie souvent à ce qu’il approuve, à ce qu’il choisit, à ce qu’il aime selon son caractère. Dieu prend plaisir à la justice, à la fidélité, et il se réjouit de faire grâce. Ce repère éclaire εὐδοκέω : il ne s’agit pas d’un caprice, mais d’une volonté bonne. L’AT parle aussi du choix souverain de Dieu : il choisit Israël, il établit son roi, il confirme son serviteur. Ainsi, quand les évangiles parlent du “bon plaisir” de Dieu, cela s’inscrit dans cette continuité : Dieu approuve, Dieu décide favorablement, Dieu confirme. Si un écho est utile, il reste bref : Dieu ne prend pas plaisir au mal, mais il prend plaisir à faire du bien et à sauver. Dans un contexte messianique, le repère du “serviteur” approuvé par Dieu peut aussi donner une couleur : Dieu se plaît en celui qu’il envoie. L’exégèse reste sobre : on suit le passage, mais on entend derrière le mot une vision biblique de Dieu : un Dieu qui choisit avec bonté, qui approuve ce qui est droit, et qui révèle selon son bon plaisir. Ainsi, εὐδοκέω, dans l’univers biblique, parle d’une volonté favorable qui vient de Dieu et qui ouvre un chemin de grâce.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “mettre toute son affection” peut être entendu comme une émotion intense, et “prendre plaisir” peut sembler léger ou subjectif. Le risque est de réduire εὐδοκέω à un sentiment, comme si Dieu “aimait” un jour et “n’aimait plus” le lendemain. La clarification utile est : dans les évangiles, ce verbe exprime surtout une volonté favorable et une approbation. Quand le sujet est Dieu, il s’agit de son bon plaisir : une décision bienveillante, stable, liée à son dessein. Exégétiquement, cela peut éclairer des passages où Dieu révèle ou donne : ce qu’il donne vient de sa grâce, pas d’une contrainte. Cela évite aussi un contresens moderne : penser que Dieu est arbitraire. Le passage montre généralement que son bon plaisir est bon, juste, et lié au salut. Quand le sujet est humain, εὐδοκέω peut aussi montrer ce qui “plaît” aux hommes, parfois en contraste avec ce qui plaît à Dieu. On reste descriptif : qui “se plaît” ici, et que cela produit-il ? Le verbe devient un marqueur d’orientation : ce qui est approuvé et choisi. Ainsi, εὐδοκέω aide à lire la scène comme gouvernée par une volonté : soit la volonté gracieuse de Dieu, soit les préférences humaines, et le texte invite à discerner l’une et l’autre.

Courte description — (aide remplissage)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2106

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

eudokeo

Vérifiable
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