🇬🇷

témoin — μάρτυς — martys

Langue — NOYAU
Grec
Portion biblique
10. Jésus : les Évangiles
Versets clés (liste)

Ac 1,8; Ac 22,20; Ap 2,13

Strong (H####/G####) — NOYAU

G3144

Sens (principal)

Témoin.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament donne une place importante au témoignage : témoins dans les procès, nécessité de plusieurs témoins, interdiction du faux témoignage. La vérité communautaire est protégée par des règles de témoignage. Ce repère éclaire μάρτυς : le témoin n’est pas un poète, c’est un garant d’un fait. La pensée hébraïque voit aussi Dieu comme témoin : Dieu atteste et juge. Les “témoignages” (loi) rappellent la mémoire de l’alliance : la parole de Dieu est un témoignage. Ainsi, l’univers biblique associe témoignage et vérité, mais aussi témoignage et fidélité : dire vrai, ne pas mentir, ne pas accuser injustement. Le repère du faux témoin est crucial : un faux témoignage détruit la justice. Sans expliquer un passage, ce cadre AT donne une profondeur : être témoin est une charge morale. Le témoin sert la justice et protège la communauté. Il y a aussi une dimension de mémoire : les actes de Dieu sont “témoignés” pour être transmis. Ainsi, μάρτυς se comprend dans une logique d’alliance : la vérité est attestée, et cette attestation engage devant Dieu. Le “sens profond” est donc une parole responsable, fondée sur ce qui est connu, au service de la vérité et de la justice, et non une simple expression personnelle.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

μάρτυς signifie “témoin”. Le mot désigne une personne qui atteste ce qu’elle a vu ou entendu. La logique du terme est juridique et factuelle : un témoin apporte une attestation, et cette attestation peut servir de preuve. Le grec insiste donc sur l’accès direct : le témoin ne parle pas d’ouï-dire, mais de ce qu’il connaît. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre la dimension de responsabilité : témoigner, c’est se porter garant d’une parole, et l’on peut être interrogé, contesté. Le mot peut aussi glisser vers l’idée de “martyr” dans l’histoire chrétienne, mais ce sens dérivé repose sur le noyau : rendre témoignage, parfois au prix de sa vie. Linguistiquement, μάρτυς met en relief la vérité comme réalité attestée : la foi est présentée comme témoignage, non comme spéculation. Le sens profond est donc l’attestation. Comprendre μάρτυς aide le lecteur à lire les textes comme une transmission de faits et de paroles attestés : des témoins parlent, et la communauté reçoit ce témoignage. Le mot enrichit la lecture en rappelant que la proclamation biblique est souvent structurée comme un témoignage : on atteste, on rapporte, on confirme. C’est un vocabulaire de preuve et de vérité, plus que de simple opinion.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne vit dans un monde d’opinions : chacun “témoigne” de son ressenti. Le contresens est de projeter cette subjectivité sur μάρτυς. Le mot grec parle d’un témoin au sens d’attestation : quelqu’un qui confirme un fait, une parole, un événement. La clarification utile : témoin = preuve, pas simplement récit personnel. Un autre contresens moderne est de réduire le témoin à un rôle juridique froid. Dans la Bible, le témoignage engage aussi moralement : on dit vrai ou on ment. Pour un prédicateur, comprendre μάρτυς enrichit le sens profond parce qu’il montre que la proclamation chrétienne est structurée comme un témoignage : elle atteste quelque chose de réel, et elle demande d’être reçue comme telle. Le mot aide aussi à comprendre le lien entre vérité et courage : parfois le témoin doit maintenir l’attestation malgré la pression, ce qui explique le sens ultérieur de “martyr”. Enfin, μάρτυς rappelle une règle de lecture : la Bible n’invite pas d’abord à spéculer, mais à recevoir un témoignage. Comprendre ce terme aide donc à parler de foi comme d’une vérité attestée, transmise par des témoins responsables, plutôt que comme d’une simple opinion religieuse.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Être témoin, c’est attester Jésus par parole et vie, même quand cela coûte.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre attestation/témoignage : le mot désigne un témoin (celui qui atteste un fait), avec un arrière-plan juridique. Dans le NT, il se charge aussi du coût : témoigner de Jésus peut conduire au martyre. Il active donc l’univers légal (déclaration) et missionnaire (attester Christ).

Notes prédicateur (optionnel)

Aperçu (très simple) - Mot : μάρτυς - Idée centrale : témoin (celui qui atteste Jésus). - Quand on se trompe : quand on réduit “martyr” à la mort et qu’on oublie l’attestation. Pensée grecque - Terme d’attestation (fond juridique) appliqué au témoignage. Pensée hébraïque - Attester la vérité de Dieu, même dans l’opposition. Pensée moderne - Clarification : témoigner = attester par parole et vie; le coût peut aller jusqu’au martyre. Pièges à éviter - Spectaculariser la souffrance. Phrase prête à utiliser - « μάρτυς désigne un témoin : celui qui atteste Jésus; le contexte dira jusqu’où va le coût. »

Synonymes / proches (FR)

témoin; témoin fidèle

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : “témoin” au sens juridique (attester un fait). Option B : “martyr” au sens de mourir pour la foi. Dans Ac 1,8, le co‑texte parle de “puissance” reçue et d’une mission géographique (Jérusalem → jusqu’aux extrémités) : il s’agit d’attester Jésus publiquement, pas de la mort. Dans Ap 2,13, le co‑texte mentionne Antipas “mon témoin fidèle” mis à mort : là, la nuance se rapproche du martyr. Ici, laisser le passage décider de l’intensité.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire “martyr” à la mort: le cœur est le témoignage fidèle.

À ne pas confondre avec…

martyria (témoignage, G3141) : martys = la personne témoin

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 10,16–23 — “témoin” (G3144) : l’idée de témoignage se situe dans un contexte de procès/persecution : parler devant gouverneurs devient attestation de l’Évangile. L’indice est “pour servir de témoignage”. - Mt 27,45–56 — Option A (témoin = observateur) / Option B (témoin = confession/attestation) : le co-texte (confession du centenier, signes) oriente vers B : les événements contraignent à attester qui est Jésus.

Champs sémantiques
RoyaumeFoiAlliance
Sens (principal)

Témoin.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

μάρτυς signifie “témoin”. Le mot désigne une personne qui atteste ce qu’elle a vu ou entendu. La logique du terme est juridique et factuelle : un témoin apporte une attestation, et cette attestation peut servir de preuve. Le grec insiste donc sur l’accès direct : le témoin ne parle pas d’ouï-dire, mais de ce qu’il connaît. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre la dimension de responsabilité : témoigner, c’est se porter garant d’une parole, et l’on peut être interrogé, contesté. Le mot peut aussi glisser vers l’idée de “martyr” dans l’histoire chrétienne, mais ce sens dérivé repose sur le noyau : rendre témoignage, parfois au prix de sa vie. Linguistiquement, μάρτυς met en relief la vérité comme réalité attestée : la foi est présentée comme témoignage, non comme spéculation. Le sens profond est donc l’attestation. Comprendre μάρτυς aide le lecteur à lire les textes comme une transmission de faits et de paroles attestés : des témoins parlent, et la communauté reçoit ce témoignage. Le mot enrichit la lecture en rappelant que la proclamation biblique est souvent structurée comme un témoignage : on atteste, on rapporte, on confirme. C’est un vocabulaire de preuve et de vérité, plus que de simple opinion.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament donne une place importante au témoignage : témoins dans les procès, nécessité de plusieurs témoins, interdiction du faux témoignage. La vérité communautaire est protégée par des règles de témoignage. Ce repère éclaire μάρτυς : le témoin n’est pas un poète, c’est un garant d’un fait. La pensée hébraïque voit aussi Dieu comme témoin : Dieu atteste et juge. Les “témoignages” (loi) rappellent la mémoire de l’alliance : la parole de Dieu est un témoignage. Ainsi, l’univers biblique associe témoignage et vérité, mais aussi témoignage et fidélité : dire vrai, ne pas mentir, ne pas accuser injustement. Le repère du faux témoin est crucial : un faux témoignage détruit la justice. Sans expliquer un passage, ce cadre AT donne une profondeur : être témoin est une charge morale. Le témoin sert la justice et protège la communauté. Il y a aussi une dimension de mémoire : les actes de Dieu sont “témoignés” pour être transmis. Ainsi, μάρτυς se comprend dans une logique d’alliance : la vérité est attestée, et cette attestation engage devant Dieu. Le “sens profond” est donc une parole responsable, fondée sur ce qui est connu, au service de la vérité et de la justice, et non une simple expression personnelle.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne vit dans un monde d’opinions : chacun “témoigne” de son ressenti. Le contresens est de projeter cette subjectivité sur μάρτυς. Le mot grec parle d’un témoin au sens d’attestation : quelqu’un qui confirme un fait, une parole, un événement. La clarification utile : témoin = preuve, pas simplement récit personnel. Un autre contresens moderne est de réduire le témoin à un rôle juridique froid. Dans la Bible, le témoignage engage aussi moralement : on dit vrai ou on ment. Pour un prédicateur, comprendre μάρτυς enrichit le sens profond parce qu’il montre que la proclamation chrétienne est structurée comme un témoignage : elle atteste quelque chose de réel, et elle demande d’être reçue comme telle. Le mot aide aussi à comprendre le lien entre vérité et courage : parfois le témoin doit maintenir l’attestation malgré la pression, ce qui explique le sens ultérieur de “martyr”. Enfin, μάρτυς rappelle une règle de lecture : la Bible n’invite pas d’abord à spéculer, mais à recevoir un témoignage. Comprendre ce terme aide donc à parler de foi comme d’une vérité attestée, transmise par des témoins responsables, plutôt que comme d’une simple opinion religieuse.

Courte description — (aide remplissage)

Témoin: personne qui atteste; souvent témoin de Jésus, jusqu’au martyre.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Être témoin, c’est attester Jésus par parole et vie, même quand cela coûte.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire “martyr” à la mort: le cœur est le témoignage fidèle.

Usage biblique (mini)

Mission; témoignage; fidélité dans l’épreuve.

Antonymes / contrastes (FR)

faux témoin

Synonymes / proches (FR)

témoin; témoin fidèle

À ne pas confondre avec…

martyria (témoignage, G3141) : martys = la personne témoin

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

mar-tüs

Translit. — NOYAU

martys

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : “témoin” au sens juridique (attester un fait). Option B : “martyr” au sens de mourir pour la foi. Dans Ac 1,8, le co‑texte parle de “puissance” reçue et d’une mission géographique (Jérusalem → jusqu’aux extrémités) : il s’agit d’attester Jésus publiquement, pas de la mort. Dans Ap 2,13, le co‑texte mentionne Antipas “mon témoin fidèle” mis à mort : là, la nuance se rapproche du martyr. Ici, laisser le passage décider de l’intensité.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 10,16–23 — “témoin” (G3144) : l’idée de témoignage se situe dans un contexte de procès/persecution : parler devant gouverneurs devient attestation de l’Évangile. L’indice est “pour servir de témoignage”. - Mt 27,45–56 — Option A (témoin = observateur) / Option B (témoin = confession/attestation) : le co-texte (confession du centenier, signes) oriente vers B : les événements contraignent à attester qui est Jésus.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre attestation/témoignage : le mot désigne un témoin (celui qui atteste un fait), avec un arrière-plan juridique. Dans le NT, il se charge aussi du coût : témoigner de Jésus peut conduire au martyre. Il active donc l’univers légal (déclaration) et missionnaire (attester Christ).