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saisir — ἐπιλαμβάνομαι — epilambanomai

Sens (principal)

saisir, prendre fortement

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le grec forme le verbe avec ἐπι- (sur) + λαμβάνω (prendre), ce qui met en avant une prise “sur quelqu’un” (prise de contrôle). Dans Lc 23,26, il se place au cœur d’une chaîne d’actions brèves : emmener → saisir → charger → porter. La logique du récit est celle de l’autorité qui impose un mouvement : Simon devient porteur parce qu’il est saisi. Le verbe marque le basculement d’un passant en acteur de la scène.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans la Bible, l’idée de “saisir par la main” peut être une image d’autorité ou de secours, selon le contexte (Dieu saisit pour conduire; des hommes saisissent pour contraindre). Ici, la scène évoque surtout la contrainte des puissants sur un faible : l’Empire prend et impose. En arrière-plan, cela met en relief le contraste biblique fréquent : Dieu conduit par sa main, tandis que les puissances prennent par force — et pourtant Dieu dirige l’histoire même au travers d’actes injustes.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On pourrait lire « ils prirent Simon » comme un détail narratif banal. Le grec insiste sur une saisie réelle : Simon n’offre pas un service, il est réquisitionné. Cela clarifie le caractère public et coercitif de la scène. Le mot ne décrit pas l’émotion de Simon; il décrit l’acte d’autorité qui l’entraîne dans le chemin de la croix.

Courte description — (aide remplissage)

Prendre, saisir, attraper (souvent avec autorité; parfois pour secourir).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 23,26, « ils prirent » (ἐπιλαμβάνομαι) décrit la réquisition : les soldats saisissent Simon et l’impliquent de force dans la procession vers la croix.

Pièges lexicaux

Ne pas uniformiser : le même verbe peut être coercitif ou secourable; ici, la réquisition du contexte fixe le sens.

Usage biblique (mini)

Souvent : saisir/empoigner (arrestation, contrainte) ou saisir pour aider/assister selon le passage.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

λαμβάνω (prendre) peut être plus neutre; ἐπιλαμβάνομαι marque une prise plus “saisissante” (mainmise) selon le contexte.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

saisir

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1949

Prononciation — (aide remplissage)

ep-ee-lam-ban'-om-ahee

Translit. — NOYAU

epilambanomai

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le sens est contraint par le co-texte : (1) les soldats « l’emmènent », (2) ils prennent un passant, (3) ils le chargent de la croix. Ce n’est donc pas une “prise” neutre, ni une aide volontaire, mais une saisie liée à l’autorité. Dans d’autres passages, le même verbe peut exprimer une prise pour secourir (ex. “saisir la vie”), mais ici l’indice décisif est la contrainte narrative.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre politico-militaire / coercitif : une autorité se saisit d’un individu pour le réquisitionner. Le mot décrit une action concrète (empoigner) dans un cadre public d’exécution.