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soufflet — ῥάπισμα — rhapisma

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Soufflet, gifle, coup (slap/blow).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le nom ῥάπισμα désigne un coup, un soufflet, souvent une gifle donnée pour humilier. Dans Jean 18, le mot sert une logique d’escalade et d’injustice : Jésus répond à une question, et au lieu de recevoir une réfutation, il reçoit un coup. La structure est donc : parole → violence. Le terme met en évidence une rupture de procédure : dans un interrogatoire, on devrait répondre par des arguments, pas par une humiliation physique. Logiquement, ῥάπισμα dévoile la faiblesse morale de l’autorité : quand la vérité dérange, la force remplace la raison. Le mot sert aussi la progression narrative de la Passion : il marque une étape où le juste souffre, non seulement par une condamnation finale, mais par des humiliations successives. Dans le récit johannique, ce détail n’est pas gratuit. Il renforce la crédibilité du témoignage et il souligne le caractère injuste du procès. Le co-texte doit cadrer la lecture : il ne s’agit pas d’un « petit geste » anodin, mais d’un acte de domination et d’insulte. Ainsi, ῥάπισμα porte une logique de contraste : Jésus parle avec vérité et calme, l’autre répond par violence. Ce contraste prépare aussi la parole de Jésus qui questionne : « si j’ai mal parlé, témoigne du mal; sinon, pourquoi me frappes-tu ? » Le mot soutient donc l’argument : l’injustice est exposée au grand jour par la disproportion même de la réaction.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament décrit souvent la souffrance du juste : moqueries, coups, humiliations, et procès tordus. Les Psaumes et les prophètes donnent des mots à cette expérience, et ils enseignent que Dieu voit l’injustice et qu’il n’abandonne pas celui qui lui appartient. Dans ce contexte, le soufflet ne sert pas à dramatiser artificiellement, mais à rendre la lecture nette : frapper celui qui dit vrai révèle un cœur endurci et une justice corrompue. L’arrière-plan biblique montre aussi que l’injustice n’est pas seulement une erreur, c’est une profanation : elle renverse l’ordre voulu par Dieu. Dans le chemin du Messie, ces humiliations sont intégrées à l’accomplissement, sans être justifiées moralement. Elles manifestent la profondeur du mal humain et la patience du juste qui s’en remet à Dieu. Pour un lecteur occidental moderne, cette perspective est importante : la Bible ne banalise pas la violence sous prétexte de spiritualité. Elle la nomme comme injustice. Mais elle montre aussi que Dieu peut transformer l’injustice en lieu de salut, sans appeler le mal « bien ». Ainsi, ῥάπισμα rappelle que la Passion n’est pas une idée abstraite : c’est une histoire de vérité confrontée à la violence. Et c’est précisément dans cette confrontation que la fidélité de Dieu et la douceur du Christ deviennent visibles.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut minimiser une gifle (« ce n’est qu’un coup ») ou, au contraire, passer trop vite à une lecture symbolique. Jean 18 invite à une clarification : le soufflet fait partie d’un système injuste. Quand la vérité dérange, on intimide. Le mot ῥάπισμα révèle donc un mécanisme très actuel : remplacer la discussion par la violence, faire taire plutôt que répondre. Il faut aussi éviter un contresens moderne : croire que Jésus accepterait la violence comme normal. Le texte, au contraire, la dénonce par la question de Jésus : « pourquoi me frappes-tu ? » Cela met en lumière l’incohérence de la procédure. Enfin, la clarification occidentale consiste à lire cette humiliation dans la trajectoire du juste souffrant : Jésus ne répond pas par la vengeance, mais il expose l’injustice. Cela ne signifie pas que la non-violence est une faiblesse; elle devient ici un dévoilement du mal. Le récit appelle donc à une lecture sobre : reconnaître la violence, reconnaître l’injustice, et comprendre que la Passion révèle la vérité sur le cœur humain. ῥάpisma aide à garder la scène concrète, historique, et moralement claire, au lieu de la réduire à un détail ou à une abstraction.

Courte description — (aide remplissage)

Nom : soufflet / gifle / coup.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 18,22, désigne la gifle/le soufflet donné à Jésus pendant l’interrogatoire : acte d’humiliation qui remplace une réponse argumentée par la violence.

Pièges lexicaux

Ne pas édulcorer : acte de violence/insulte; la scène précise le cadre (interrogatoire, moquerie).

Usage biblique (mini)

Nom : gifle/soufflet; utilisé dans des scènes de violence/insulte.

Antonymes / contrastes (FR)

(aucun direct)

Synonymes / proches (FR)

gifle; soufflet; coup

À ne pas confondre avec…

ῥαπίζω (gifler, verbe) : action; ici le nom du coup/sofflet.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

soufflet

Versets clés (liste)

Jn 18,22

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4475

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

rha-pis-ma (approx.)

Translit. — NOYAU

rhapisma

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Alliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Règle : garder la nuance de violence/insulte (pas “correction”). Le co-texte (procès, autorité, intimidation) montre l’intention : faire taire et humilier. Éviter de minimiser le geste.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Coup humiliant dans un contexte d’interrogatoire : la gifle sert de “réponse” violente. - Le mot souligne l’injustice procédurale : on frappe au lieu de répondre. - Dans Jean, cette violence s’inscrit dans la trajectoire du juste souffrant (sans que le récit la banalise).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre violence/insulte : coup (gifle) porté à quelqu’un, souvent dans un cadre d’humiliation ou de procédure. Dans Jean 18, apparaît dans l’interrogatoire de Jésus.