Un oracle interroge le guetteur de Duma : « Que reste-t-il de la nuit ? » ; la réponse annonce que le matin vient, mais aussi la nuit, appelant à revenir et à demander encore. Un second oracle décrit des fugitifs en Arabie apportant eau et pain à des hommes épuisés. La cause est la guerre et l’épée, et le jugement est imminent. Dans un délai fixé d’un an, la gloire de Qédar sera anéantie et il ne restera qu’un petit reste. Le texte souligne la certitude de la parole de l’Éternel sur ces peuples du désert.
- Oracle sur Duma : quelqu’un appelle de Séir au veilleur (v.11). - Question : « que dis-tu de la nuit ? » (v.11). - Réponse : « le matin vient, et aussi la nuit; si vous voulez interroger, revenez » (v.12). - Oracle sur l’Arabie : caravaniers de Dedan doivent loger dans le désert (v.13). - Les habitants de Tema apportent de l’eau au fugitif; ils devancent le pain (v.14). - Les fugitifs fuient devant épée et arc tendu (v.15). - Dans un an, la gloire de Kédar sera réduite; reste peu nombreux (v.16–17).
Le passage met en scène l’incertitude et l’angoisse des nations : la “nuit” de jugement ne se lève pas simplement par des efforts humains. La réponse du guetteur affirme à la fois une lueur (matin) et une continuation de l’obscurité, appelant à la repentance et à l’écoute persistante. L’oracle sur l’Arabie annonce un renversement concret et daté, montrant que Dieu gouverne aussi les peuples périphériques. Le texte vise à rappeler que l’histoire avance selon la parole de Dieu, et que l’appel à revenir reste ouvert avant la fin décrétée.
1) « Matin… et aussi la nuit » : sens ? → réponse énigmatique : un soulagement partiel arrive mais l’obscurité revient; appel à persévérer dans la veille (v.12). 2) Pourquoi l’aide (eau/pain) ? → le texte souligne la détresse des fugitifs et l’urgence de l’hospitalité (v.14–15).
Les peuples vivent l’incertitude et la détresse face au jugement et à la guerre. Le problème est une nuit d’angoisse et des fugitifs sans sécurité. Le texte annonce des renversements rapides (gloire de Kédar diminuée) et appelle à la vigilance : l’aube peut venir, mais le jugement peut aussi continuer.
Le motif nuit/matin et l’appel à veiller rejoignent l’exhortation du NT à la vigilance face au jour du Seigneur (1Th 5,2–6). En Christ, Dieu appelle les nations à sortir des ténèbres et à revenir à lui avant le jugement final.
Es 21,6–10; Jr 49,28–29; 1Th 5,2–6; Ap 18,1–2
- Inquiétude : question sur la nuit (v.11–12). - Détresse : fuite devant l’épée (v.15).
Ce passage suit l’annonce de la chute de Babylone (21,1–10) et rassemble des oracles courts. Il contient d’abord un échange sur Duma/Édom : une question au sujet de la nuit et une réponse qui appelle à revenir (21,11–12). Il enchaîne ensuite sur l’Arabie : fuite devant la guerre, manque d’eau, accueil temporaire et détresse dans le désert (21,13–15). Il se conclut par un délai précis : dans un an, la gloire de Kédar diminuera et le reste sera peu (21,16–17). Le passage suivant (22,1–14) passe à Jérusalem (« vallée de vision ») et à une parole de jugement.
- Répétition du motif de la nuit/veille (v.11–12). - Répétition de la question : « qu’y a-t-il de la nuit ? » (v.11–12). - Images de fuite : fuyards, épée, arc, guerre (v.14–15). - Motif d’eau/pain donné aux fugitifs (v.14). - Marqueur de temps : « dans un an » (v.16). - Répétition du “reste” faible (v.17).
- « Nuit » : temps de détresse et d’incertitude (v.11). - « Veilleur » : celui qui répond au milieu de la nuit (v.11–12). - « Fugitifs » : conséquence concrète de la guerre (v.14–15). - « Dans un an » : délai court et certain (v.16). - « Reste » : survivants réduits (v.17).
- Lire la réponse du veilleur comme pure devinette : elle maintient l’appel à revenir et à veiller (v.12). - Minimiser les détails d’accueil (eau/pain) : ils soulignent l’urgence et la misère des fuyards (v.14). - Oublier le délai : la parole fixe un horizon précis (v.16).
La tension est celle d’une nuit prolongée : on demande combien de temps la détresse durera. La visée est d’appeler à revenir et à ne pas s’installer dans de fausses sécurités, car le jugement approche aussi d’autres régions. Le texte garde la sobriété : une aube vient, mais la nuit revient, invitant à la vigilance.
1) Oracle de Duma : question “sentinelle, où en est la nuit ?” (v.11). 2) Réponse : matin vient, mais aussi nuit; appel à revenir/chercher (v.12). 3) Oracle sur l’Arabie : fugitifs, faim, guerre (v.13–15). 4) Délai : dans un an, la gloire de Kédar finit (v.16–17).
Es 21,11–17
1) Pourquoi la question “où en est la nuit ?” est-elle si parlante (v.11) ? 2) Que signifie “matin… et nuit” dans la réponse (v.12) ? 3) Comment le deuxième oracle rend le jugement concret (v.13–17) ?
Le passage rassemble deux oracles courts. Le premier pose une question à la sentinelle : combien de temps durera la nuit ? La réponse est ambivalente : un matin vient, mais la nuit revient; il y a un appel à revenir et chercher. Le second oracle décrit une détresse concrète en Arabie : fuite, faim, épée. Puis Dieu fixe un délai : la gloire de Kédar sera abaissée. L’idée centrale : Dieu connaît les temps et renverse les sécurités des peuples. Le texte invite à se tourner vers Dieu pendant qu’il est temps.