🇬🇷

ensemencer — σπείρω — speirō

Langue — NOYAU
Grec
Versets clés (liste)

Mt 13,3–9 ; Mt 13,18–23 ; Ga 6,7–9

Strong (H####/G####) — NOYAU

G4687

Sens (principal)

semer

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique parle souvent du semis et de la moisson pour décrire l’action de Dieu et la responsabilité humaine. Dieu sème sa parole par ses prophètes, et il cherche un peuple qui l’écoute. Les prophètes utilisent aussi l’image d’un champ : un cœur peut être dur, envahi d’épines, ou prêt à recevoir. La pensée hébraïque insiste sur le temps : semer demande patience, et la moisson vient au moment de Dieu. Cela éclaire Mt 13 : le Royaume avance souvent sans bruit, comme une semence. L’arrière-plan inclut aussi l’idée que la Parole de Dieu n’est pas stérile : elle accomplit ce qu’elle annonce, mais elle rencontre des résistances humaines. Ainsi, speirō résonne avec une théologie de l’écoute : Dieu parle, l’humain répond. Le semis devient une image d’alliance : recevoir la parole et vivre selon elle.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe speirō signifie semer. Dans Mt 13, il structure toute la parabole : le semeur est actif, la semence est la même, mais les résultats varient selon le sol. Le grec met donc la logique au bon endroit : le problème n’est pas la Parole, mais la réception. Speirō décrit une action généreuse : la semence est répandue largement. Cela révèle aussi une dynamique du Royaume : il commence par une parole semée, puis il grandit dans le temps. Le verbe aide à lire l’échec apparent : certaines semences ne portent pas de fruit, mais cela ne nie pas la réalité du semis. Il clarifie enfin le rôle du disciple : recevoir, persévérer, et porter du fruit. Semer, dans cette logique, n’est pas contrôler : c’est annoncer et laisser Dieu produire selon la qualité du “sol”.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Nous lisons parfois la parabole du semeur comme une leçon sur la “technique de prédication”. Jésus vise surtout le cœur : comment reçoit-on la Parole ? La clarification utile : semer n’est pas garantir un résultat immédiat. Le texte prépare à la diversité des réactions : certains rejettent, certains s’enthousiasment puis abandonnent, certains sont étouffés, certains portent du fruit. Il faut éviter la culpabilisation (“si ça ne pousse pas, c’est que Dieu n’agit pas”) et l’illusion (“si j’ai entendu une fois, c’est bon”). Speirō rappelle : le Royaume commence par une parole semée, et la persévérance du cœur détermine la fécondité. La question devient simple : quel sol suis-je aujourd’hui ?

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 13, semer décrit l’annonce du message du Royaume. La fécondité dépend de l’écoute et de la persévérance : certains reçoivent puis abandonnent, d’autres portent du fruit durable.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre semailles/annonce : le verbe décrit l’acte de semer (geste agricole) et, dans Matthieu 13, devient l’image de la proclamation de la Parole du Royaume. Il active l’univers du champ, du temps et de la croissance. L’accent est sur la diffusion et la réception, pas sur la performance du semeur.

Notes prédicateur (optionnel)

Pour enseignants : faire relier semer/entendre/comprendre/porter du fruit. Applications : (1) patience dans l’enseignement, (2) vigilance contre l’étouffement, (3) priorité à la Parole.

Synonymes / proches (FR)

ensemencer (image), répandre (image)

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte (différents sols) fixe la nuance : la même semence est semée partout, mais la réception varie. Donc ne pas réduire “semer” à “prêcher” en général sans garder l’image (sols, racines, épines) qui explique les obstacles. Règle : rester fidèle au parallèle donné par Jésus : semer = annoncer la Parole, semence = Parole, sol = cœur.

Pièges lexicaux

Ne pas moraliser en “voulant être le bon sol” sans l’Évangile : Jésus décrit des cœurs, et la transformation vient aussi de Dieu. Ne pas réduire à une technique d’évangélisation : l’accent est sur l’écoute et la persévérance.

À ne pas confondre avec…

σπέρμα — semence (nom) ; θερίζω — moissonner (verbe)

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 13,1–23 — “semer” (G4687) : le verbe décrit l’acte de répandre la parole, avec diversité de réception. L’indice est la comparaison semeur → auditeur. - Mt 13,1–23 — Option A (semer = technique agricole) / Option B (semer = proclamation) : le co-texte tranche vers B : l’explication de Jésus identifie explicitement la semence à la parole du Royaume.

Champs sémantiques
Sens (principal)

semer

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe speirō signifie semer. Dans Mt 13, il structure toute la parabole : le semeur est actif, la semence est la même, mais les résultats varient selon le sol. Le grec met donc la logique au bon endroit : le problème n’est pas la Parole, mais la réception. Speirō décrit une action généreuse : la semence est répandue largement. Cela révèle aussi une dynamique du Royaume : il commence par une parole semée, puis il grandit dans le temps. Le verbe aide à lire l’échec apparent : certaines semences ne portent pas de fruit, mais cela ne nie pas la réalité du semis. Il clarifie enfin le rôle du disciple : recevoir, persévérer, et porter du fruit. Semer, dans cette logique, n’est pas contrôler : c’est annoncer et laisser Dieu produire selon la qualité du “sol”.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique parle souvent du semis et de la moisson pour décrire l’action de Dieu et la responsabilité humaine. Dieu sème sa parole par ses prophètes, et il cherche un peuple qui l’écoute. Les prophètes utilisent aussi l’image d’un champ : un cœur peut être dur, envahi d’épines, ou prêt à recevoir. La pensée hébraïque insiste sur le temps : semer demande patience, et la moisson vient au moment de Dieu. Cela éclaire Mt 13 : le Royaume avance souvent sans bruit, comme une semence. L’arrière-plan inclut aussi l’idée que la Parole de Dieu n’est pas stérile : elle accomplit ce qu’elle annonce, mais elle rencontre des résistances humaines. Ainsi, speirō résonne avec une théologie de l’écoute : Dieu parle, l’humain répond. Le semis devient une image d’alliance : recevoir la parole et vivre selon elle.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Nous lisons parfois la parabole du semeur comme une leçon sur la “technique de prédication”. Jésus vise surtout le cœur : comment reçoit-on la Parole ? La clarification utile : semer n’est pas garantir un résultat immédiat. Le texte prépare à la diversité des réactions : certains rejettent, certains s’enthousiasment puis abandonnent, certains sont étouffés, certains portent du fruit. Il faut éviter la culpabilisation (“si ça ne pousse pas, c’est que Dieu n’agit pas”) et l’illusion (“si j’ai entendu une fois, c’est bon”). Speirō rappelle : le Royaume commence par une parole semée, et la persévérance du cœur détermine la fécondité. La question devient simple : quel sol suis-je aujourd’hui ?

Courte description — (aide remplissage)

Le semeur sème la Parole : la différence vient du sol (réception du cœur). (Mt 13,3–9.18–23)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 13, semer décrit l’annonce du message du Royaume. La fécondité dépend de l’écoute et de la persévérance : certains reçoivent puis abandonnent, d’autres portent du fruit durable.

Pièges lexicaux

Ne pas moraliser en “voulant être le bon sol” sans l’Évangile : Jésus décrit des cœurs, et la transformation vient aussi de Dieu. Ne pas réduire à une technique d’évangélisation : l’accent est sur l’écoute et la persévérance.

Usage biblique (mini)

Utilisé littéralement et figurativement. Dans les paraboles, il parle surtout de semer la Parole et de la réponse humaine (écoute, compréhension, persévérance).

Antonymes / contrastes (FR)

arracher, étouffer (effets opposés)

Synonymes / proches (FR)

ensemencer (image), répandre (image)

À ne pas confondre avec…

σπέρμα — semence (nom) ; θερίζω — moissonner (verbe)

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Nature
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

spéï-ro

Translit. — NOYAU

speirō

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte (différents sols) fixe la nuance : la même semence est semée partout, mais la réception varie. Donc ne pas réduire “semer” à “prêcher” en général sans garder l’image (sols, racines, épines) qui explique les obstacles. Règle : rester fidèle au parallèle donné par Jésus : semer = annoncer la Parole, semence = Parole, sol = cœur.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 13,1–23 — “semer” (G4687) : le verbe décrit l’acte de répandre la parole, avec diversité de réception. L’indice est la comparaison semeur → auditeur. - Mt 13,1–23 — Option A (semer = technique agricole) / Option B (semer = proclamation) : le co-texte tranche vers B : l’explication de Jésus identifie explicitement la semence à la parole du Royaume.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre semailles/annonce : le verbe décrit l’acte de semer (geste agricole) et, dans Matthieu 13, devient l’image de la proclamation de la Parole du Royaume. Il active l’univers du champ, du temps et de la croissance. L’accent est sur la diffusion et la réception, pas sur la performance du semeur.