Servante dévouée qui agit sous l’autorité d’un maître, jouant un rôle indispensable dans le récit.
δούλη signifie servante, esclave (féminin de δοῦλος). Le mot désigne une personne en condition de servitude, appartenant à un maître. Logiquement, δούλη implique dépendance et absence d’autonomie sociale : la servante exécute des ordres et vit sous une autorité. Dans le NT, la figure de la δούλη apparaît dans des récits (servantes au palais, etc.) et peut aussi être employée dans le langage spirituel d’appartenance (serviteur/servante du Seigneur). Ainsi, δούλη met en relief la condition sociale humble et la question de l’identité : à qui appartient-on ? En somme, δούλη désigne la servante comme statut : vulnérabilité sociale, mais aussi, quand le terme est repris spirituellement, disponibilité et appartenance volontaire au Seigneur, dans une dignité nouvelle donnée par Dieu.
La Bible connaît la servitude (esclavage en Égypte) et annonce la délivrance. La pensée sémitique comprend que Dieu est libérateur : il fait sortir ses serviteurs. Elle connaît aussi le langage du “serviteur du Seigneur” comme titre d’honneur : appartenir à Dieu. Ainsi, δούλη résonne avec deux pôles : (1) la condition douloureuse de servitude humaine, (2) la dignité d’appartenir à Dieu. Dans le NT, certaines servantes sont des figures discrètes mais décisives dans le récit, et le renversement du Royaume élève les humbles. La pensée sémitique aide donc à lire la servitude avec compassion et espérance : Dieu voit les humbles et appelle à la justice.
Aujourd’hui, le terme “esclave” est chargé et douloureux. δούλη, dans le NT, nomme une réalité sociale du monde antique. Clarification : il faut lire ces textes sans justifier l’esclavage; le NT décrit et, par l’Évangile, sème des principes qui dignifient et transforment les relations (fraternité, égalité en Christ). En prédication exégétique, δούλη peut servir à montrer : Dieu rejoint les personnes vulnérables, et la vraie liberté est d’appartenir au Seigneur. Le mot corrige un contresens moderne : croire que la Bible ignore les humbles. Elle les met souvent au centre des récits.
Dans ce texte, δοῦλη désigne une servante dévouée qui, sous l’autorité d’un maître, joue un rôle indispensable au déroulement du récit.
Dans Lc 1,38, Marie dit : « Voici la servante du Seigneur ». Le terme exprime une posture d’alliance : se rendre disponible à la parole de Dieu et accepter son plan.
Ne pas projeter des débats modernes sans nuance. Dans Lc 1, le mot est repris par Marie pour exprimer l’humilité et l’appartenance à Dieu, pas une oppression décrite.
Désigne une servante/esclave (féminin). Peut être littéral (statut social) ou, parfois, figuré pour dire l’appartenance et le service envers Dieu.
maîtresse, personne libre (statut), dominatrice
servante, esclave (selon contexte), femme au service
παῖς : enfant/serviteur (autre nuance) ; διάκονος : serviteur/ministre (service) ; δοῦλος : forme masculine.
servante
Lc 1,38 ; Lc 1,48
G1399
DOU-lè
doule
En Lc 1,38, “servante du Seigneur” est une auto-désignation : attitude de disponibilité et d’obéissance; registre d’alliance.