Louer; approuver; féliciter (ἐπαινέω — epaineō).
ἐπαινέω signifie louer, approuver, faire l’éloge, exprimer une approbation. Le verbe se rapporte à un jugement positif rendu publiquement : on reconnaît une qualité, une action, un comportement. Logiquement, ἐπαινέω implique un critère : ce qui est loué est considéré comme digne. Dans le NT, il peut désigner l’approbation humaine (louer quelqu’un) mais aussi, en filigrane, l’approbation qui compte : celle de Dieu. Il peut servir à encourager ce qui est bon, ou à dénoncer une recherche de louange humaine. Ainsi, ἐπαινέω met en relief la question : qui loue, et pour quoi ? En somme, ἐπαινέω désigne l’acte de louer/approuver : reconnaître le bien, encourager ce qui est digne, tout en rappelant que la louange peut devenir une tentation si elle remplace la recherche de l’approbation de Dieu.
La Bible connaît la louange comme reconnaissance : bénir Dieu, dire du bien, rendre grâce. Mais elle connaît aussi la louange humaine, qui peut être juste (honorer) ou idolâtre (chercher la gloire). La pensée sémitique valorise l’honneur rendu à ce qui est digne, mais rappelle que la gloire appartient à Dieu. Ainsi, ἐπαινέω résonne avec cette tension : encourager le bien, honorer la fidélité, mais refuser l’idolâtrie de l’approbation. Les proverbes soulignent que l’éloge éprouve l’homme : la louange révèle le cœur. Dans le NT, cette sagesse se prolonge : rechercher la louange de Dieu plutôt que celle des hommes. La pensée sémitique aide donc à entendre la louange comme un jugement moral : ce que l’on loue révèle ce que l’on adore.
Aujourd’hui, la “validation” sociale est centrale. ἐπαινέω aide à discerner : quelles louanges recherchons-nous et quelles louanges donnons-nous ? Clarification : encourager le bien est biblique, mais la recherche de louange peut devenir un piège. En prédication exégétique, ἐπαινέω permet d’appeler à une culture d’encouragement fondée sur le vrai bien, tout en recentrant sur l’approbation de Dieu. Le mot corrige un contresens moderne : croire que la valeur vient des applaudissements. Le NT invite à chercher la louange qui vient de Dieu et à louer ce qui est réellement bon.
Verbe : louer / approuver / féliciter (exprimer un éloge).
ἐπαινέω = louer, approuver, féliciter. Le contexte précise si Paul approuve réellement ou s’il utilise un contraste (“je ne vous loue pas”) pour corriger.
Ne pas confondre “louer” (approuver) avec “adorer”. Ici c’est éloge/approbation, pas culte.
Exprime l’approbation/éloge (ou son refus) dans un cadre communautaire. Sert souvent à valoriser une fidélité ou à marquer une correction.
blâmer; reprendre; condamner
louer; approuver; féliciter
αἰνέω (louer/vanter) : proche; ἐπαινέω est souvent “approuver/féliciter” dans un cadre communautaire.
louer
Rm 2,29; 1 Co 11,2; 1 Co 11,17 (contraste)
G1867
epaineo
Le co-texte tranche : louange authentique, ou approbation humaine parfois ironique (chercher la louange des hommes). Ne pas confondre avec δοξάζω (glorifier) : nuance d’approbation/éloge.
- Louange = reconnaissance/approbation. - Dans certains passages, apparaît en contraste négatif (“je ne loue pas”) : repérer la correction visée.
Registre évaluation/communauté : approbation ou blâme. Dans les épîtres, sert à construire une exhortation : reconnaître le bien, puis corriger ce qui dévie.