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frapper — παίω — paiō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Sens (court) : frapper – subir une violence physique, tel que décrit dans Marc 14‑15 où Jésus est littéralement frappé.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans Marc 14–15, παίω (“frapper”) nomme un acte de violence physique : porter des coups. La logique du passage contraint sa fonction narrative : ce verbe rend la passion concrète et corporelle. Jésus n’est pas seulement rejeté verbalement, il est réellement frappé. Exégétiquement, le verbe est important parce qu’il dévoile l’injustice en acte : la violence remplace l’argument. Il sert aussi à mettre en relief l’humiliation du “roi” : celui qui est confessé comme Messie est traité comme un criminel sans dignité. Pour comprendre, on repère qui frappe (soldats, gardes, assistants) et à quel moment (interrogatoire, moqueries, préparation de l’exécution). Ainsi, παίω participe à une progression : arrestation → procès → violence → crucifixion. Le mot, bref, souligne la brutalité de la scène. Exégétiquement, il faut éviter de “spiritualiser” au point d’effacer la souffrance réelle : le texte insiste sur le concret. Mais il faut aussi éviter de lire la violence comme une simple description historique sans sens : dans Marc, elle s’inscrit dans l’annonce préalable de Jésus (“il sera livré, rejeté, mis à mort”). Ainsi, le verbe “frapper” devient un signe d’accomplissement : ce qui a été annoncé se produit. Il sert aussi à exposer la réaction humaine face à la vérité : quand la vérité dérange, le pouvoir frappe. Exégétiquement, la violence contre Jésus révèle la profondeur du conflit : le royaume de Dieu rencontre le monde et le péché. Le lecteur est invité à voir la gravité : le salut passe par une souffrance injuste assumée. Le verbe rappelle enfin que la passion est une humiliation volontairement endurée : Jésus ne répond pas par la même violence. Cela prépare une lecture christologique : le Messie vainc non par les coups, mais en portant les coups. Ainsi, παίω est un repère de passion : violence réelle, injustice, et accomplissement du chemin du Messie.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, le juste frappé est un motif connu. Le repère principal est simple : les psaumes et les prophètes décrivent le juste humilié, battu, rejeté, et pourtant fidèle. Le serviteur souffrant d’Ésaïe est “meurtri” et “frappé”, non parce qu’il est coupable, mais parce qu’il porte. Cela éclaire παίω : la violence subie par Jésus dans Marc s’inscrit dans cette mémoire biblique du juste qui souffre injustement. L’arrière-plan AT montre aussi que la violence humaine est souvent le signe d’une injustice institutionnelle : des juges iniques, des puissants qui frappent. Ainsi, le verbe “frapper” renvoie à un monde où le péché n’est pas seulement intérieur, mais structurel. Exégétiquement, Marc présente Jésus comme celui qui traverse cette violence sans la reproduire. Cela rejoint une logique d’alliance : Dieu délivre en prenant sur lui la souffrance du peuple. Sans forcer une typologie à chaque coup, l’arrière-plan biblique permet de comprendre la gravité : ce n’est pas un accident, c’est le chemin du serviteur. Le lecteur est invité à voir : la promesse de délivrance passe par la souffrance du juste. Et, dans la Bible, Dieu ne glorifie pas la violence; il la juge. Ici, la violence contre Jésus révèle l’aveuglement et la dureté. Mais elle devient aussi le lieu où Dieu accomplit le salut. Ainsi, παίω devient un repère d’univers biblique : injustice, serviteur souffrant, et victoire paradoxale. Le mot rappelle que la rédemption se fait au cœur du réel brutal, et que Dieu transforme la violence subie en chemin de paix.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, il est possible de lire la passion comme une doctrine et d’oublier la violence. La clarification utile est : παίω décrit un fait brut — Jésus est frappé. Exégétiquement, cela oblige à une lecture incarnée : le salut n’est pas une idée abstraite; il a un coût corporel et historique. On reste descriptif : qui frappe, à quel moment, et dans quel but (moquerie, intimidation, humiliation) ? Ainsi, le lecteur moderne évite de romantiser la croix. Le texte ne glorifie pas la violence; il la révèle comme injustice. Mais il montre aussi que Jésus ne répond pas par la même violence : il endure. Cela ouvre une compréhension : la victoire de Jésus n’est pas domination, mais sacrifice. Exégétiquement, le verbe “frapper” sert donc à dénoncer la brutalité du péché et à mesurer la profondeur de l’amour. Le lecteur moderne peut en retenir une leçon prudente : Dieu n’est pas indifférent à la violence; il l’a portée et il la juge. Et la foi chrétienne n’appelle pas à reproduire la violence, mais à suivre le Christ dans la vérité et la paix. παίω rend la passion concrète, et cela empêche une foi déconnectée du réel.

Courte description — (aide remplissage)

Dans Marc 14‑15, le verbe « frapper » désigne la violence physique réellement subie par Jésus, illustrant l’injustice et l’humiliation qu’il endure.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

frapper

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3817

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

paiō

Vérifiable
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