Robe; vêtement long (habit)
στολή est un mot concret pour une robe longue, mais le grec l’emploie souvent avec une valeur de visibilité : on “marche” en robes, on est vu. Dans Mc 12, l’argument est critique : les scribes aiment marcher en στολαῖς — la robe devient signe d’apparence recherchée et d’honneur social. Dans Lc 15, la robe “première” est donnée au fils : logique de restauration d’honneur et d’appartenance. Dans l’Apocalypse, la robe (souvent blanche) fonctionne symboliquement : dignité, pureté, victoire. Ainsi, la logique du mot dépend du co-texte : (1) ostentation, (2) restauration, (3) symbolique d’honneur/pureté. Le grec utilise l’objet pour rendre visible une réalité : le cœur (recherche de gloire) ou la grâce (restauration) ou la sainteté (dignité du peuple). Le mot aide donc à lire la scène en repérant ce que le vêtement “dit” publiquement : apparence ou identité reçue. Il rend la théologie incarnée : l’honneur et la justice se voient.
Dans l’arrière-plan biblique, le vêtement est souvent signe d’identité : honte ou honneur, deuil ou joie, pureté ou souillure. Dieu “revêt” de salut et de justice (langage prophétique), et le vêtement blanc peut évoquer purification et consécration. Les prophètes dénoncent aussi une religiosité d’apparence : vêtements pieux sans justice. Cela éclaire l’usage contrasté : la robe peut être un masque d’orgueil (scribes) ou un signe de grâce restauratrice (fils retrouvé) ou une image d’un peuple purifié (Apocalypse). L’image dominante est donc : vêtement = statut visible. La pensée d’alliance rappelle que la vraie justice ne se réduit pas à l’apparence, mais qu’une identité donnée par Dieu se manifeste aussi extérieurement. Ainsi, στολή se comprend comme langage de l’honneur et de la sainteté, qui peut être authentique ou hypocrite selon le cœur.
On peut lire “robe” comme un détail vestimentaire. Le NT s’en sert souvent comme signe : soit l’ostentation (apparence religieuse), soit l’honneur restauré (grâce), soit la pureté/dignité (symbolique). Clarification : le vêtement n’est pas automatiquement “bon” ou “mauvais”; le co-texte décide. Le contresens serait de moraliser la forme extérieure (le type d’habit) au lieu de lire ce que le passage dénonce ou célèbre. Le mot aide à discerner : cherche-t-on la gloire des hommes, ou reçoit-on une identité donnée par Dieu ? Dans l’Apocalypse, il rappelle aussi que la sainteté est une dignité reçue, pas une performance. Ainsi, la robe est un langage visible de justice, d’honneur et de grâce.
Nom : robe/vêtement long (habit). Dans les Évangiles et l’Apocalypse, peut désigner un habit d’honneur ou de statut; le contexte précise s’il s’agit d’ostentation, de pureté, ou de dignité.
Selon le passage, στολή désigne une robe/habit long : tenue visible d’honneur (ou d’ostentation), ou robe symbolique de dignité/pureté; le co-texte précise.
Toujours préciser l’usage du vêtement selon le co-texte : ostentation (Mc 12) vs restauration/honneur (Lc 15) vs symbolique apocalyptique (robes blanches). Ne pas réduire à un détail “mode” : souvent le vêtement porte une valeur sociale/spirituelle. Ne pas imposer une théologie unique : c’est le passage qui donne la portée.
Désigne une robe/habit long : parfois signe d’ostentation religieuse (scribes), parfois signe d’honneur/pureté (robe donnée; robes blanches).
haillons; nudité; vêtement souillé (image)
robe; vêtement; habit long
ἱμάτιον (manteau/vêtement, plus général) ; χιτών (tunique) ; ἔνδυμα (vêtement).
robe
Mc 12,38; Lc 15,22; Ap 7,9
G4749
stolē — « sto-lé » (approx.)
stole
Registre vestimentaire et social/cultuel : vêtement long associé à la visibilité, au statut et parfois à l’honneur. Selon le passage, la robe peut évoquer soit l’ostentation religieuse (apparence), soit la dignité/pureté (habit blanc) dans un registre symbolique.