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indignation — ἀγανάκτησις — aganaktēsis

Sens (principal)

Indignation : réaction fervente d’exaspération face à une injustice perçue, marquant la rupture entre patience attendue et dénonciation morale.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans le NT, ἀγανάκτησις (“indignation”) désigne une réaction d’irritation profonde, une exaspération face à quelque chose jugé inacceptable. La logique du passage contraint sa fonction : ce mot marque souvent un point de bascule dans la scène — une situation provoque une réaction forte, et cette réaction révèle les valeurs ou les rivalités en jeu. Exégétiquement, l’indignation peut être justifiée ou déformée selon le contexte : on peut s’indigner par zèle pour le bien, ou s’indigner par jalousie, orgueil, ou intérêt. La nuance utile est donc : indignation (réaction intense), à discerner selon la cause. Pour comprendre, on repère l’objet de l’indignation : contre qui, contre quoi, et pourquoi ? Ainsi, le mot devient un indice du cœur : qu’est-ce qui déclenche la colère ? Dans les évangiles, l’indignation des disciples peut révéler un malentendu sur la grâce, ou une rivalité. Exégétiquement, le mot sert alors à ouvrir un enseignement : Jésus recadre, révèle le royaume, appelle à l’humilité. L’indignation est donc parfois le déclencheur pédagogique. Le lecteur doit éviter de traiter toute indignation comme “bonne”. Le texte montre que certaines indignations sont charnelles. Il faut donc lire la cause. Ainsi, ἀγανάκτησις peut aider à lire la communauté : ce qui provoque l’indignation révèle ce qui est idolâtré (argent, honneur, contrôle). Exégétiquement, le mot peut aussi signaler une indignation sainte lorsqu’elle est dirigée contre l’injustice. Mais là encore, la scène décide. Le lecteur est invité à discerner : mon indignation vient-elle de l’amour de Dieu ou de moi-même ? Ainsi, ce mot-outil sert une exégèse du cœur : il met en lumière une réaction, puis le texte en donne l’interprétation (souvent par la réponse de Jésus). La réaction devient un miroir. Et le royaume appelle à une indignation purifiée : zèle pour la justice, sans rivalité. ἀγανάκτησις, donc, n’est pas seulement une émotion; c’est un indicateur narratif de tension et d’enseignement.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la colère peut être une réponse à l’injustice, mais elle peut aussi devenir péché si elle naît de l’orgueil ou si elle mène à la violence. Le repère principal est simple : Dieu est lent à la colère, et il appelle son peuple à une justice sans domination. L’Ancien Testament montre une indignation prophétique contre l’oppression, mais il dénonce aussi la colère jalouse et le murmure. Cela éclaire ἀγανάκτησις : l’indignation doit être discernée. Exégétiquement, si l’indignation vise un acte de grâce (par exemple, quelqu’un reçoit la faveur), elle révèle un cœur qui ne comprend pas la miséricorde. Si elle vise l’injustice, elle peut refléter un zèle juste. L’arrière-plan biblique rappelle aussi que la vraie justice est liée à la compassion : une indignation sans miséricorde se transforme en dureté. Ainsi, l’indignation, dans la Bible, devient un test : sert-elle l’alliance (justice) ou sert-elle l’ego (rivalité) ? Le lecteur est invité à purifier ses réactions par la crainte de Dieu. ἀγανάκτησις devient donc un repère d’univers biblique : discernement des passions, zèle vrai, et appel à la douceur dans la vérité.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, l’indignation peut être valorisée (être “scandalisé” = être du bon côté). La clarification utile est : ἀγανάκτησις décrit une exaspération forte, mais le texte demande de juger la cause. Exégétiquement, il faut demander : de quoi s’indigne-t-on ? Est-ce une injustice réelle, ou une perte de contrôle, ou une jalousie ? On reste descriptif : le passage montre l’objet et la réponse de Jésus. Ainsi, le lecteur moderne évite de sanctifier automatiquement son indignation. Le NT appelle à une indignation qui mène à la justice et à la repentance, pas à la rivalité. Le mot sert souvent à révéler un malentendu, puis à ouvrir un enseignement. ἀγανάκτησις devient donc un miroir : mes réactions montrent ce que j’aime. Le texte invite à aligner nos indignations avec le cœur de Dieu.

Courte description — (aide remplissage)

Dans ce passage, « indignation » désigne une réaction fervente d’exaspération face à une injustice perçue, marquant la rupture entre la patience attendue et la dénonciation morale.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

indignation

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2708

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

aganaktēsis

Vérifiable