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salaire / récompense — μισθός — misthos

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Rémunération proportionnelle au travail accompli, reflet d’une juste compensation entre le service rendu et le paiement reçu.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans le NT, μισθός (“salaire”, “récompense”) désigne ce qui est donné en retour d’un travail ou d’un comportement. La logique du passage contraint la nuance : parfois il s’agit d’un salaire au sens économique (travail → paiement), parfois d’une récompense au sens d’honneur humain (applaudissements, reconnaissance), parfois d’une rétribution devant Dieu (récompense promise). Exégétiquement, le mot est important parce qu’il touche la motivation : pourquoi agit-on ? pour être vu ? pour être fidèle ? La nuance utile est donc : rémunération / récompense, déterminée par le co-texte. Pour comprendre, on repère l’agent qui “donne” le μισθός : un maître humain (salaire), une foule (récompense humaine), ou Dieu (récompense divine). Ainsi, dans les paroles de Jésus, μισθός peut être critique : ceux qui font le bien pour être vus “ont reçu leur récompense”. Le mot sert alors à dénoncer une piété de façade : le salaire recherché est déjà payé par l’honneur humain. Exégétiquement, cela ne doit pas être confondu avec le salut par mérite : la grâce sauve, mais Dieu honore la fidélité. La Bible peut parler d’une récompense sans faire du salut un salaire. Le lecteur doit donc distinguer : justification par grâce, et récompense comme reconnaissance de fidélité. Ainsi, μισθός peut aussi encourager : persévérer, car Dieu n’oublie pas. Mais il faut rester fidèle au passage : parfois μισθός souligne simplement la justice d’un paiement (ne pas priver l’ouvrier de son salaire). Exégétiquement, le mot organise un raisonnement moral : ce qu’on fait, et ce qu’on attend en retour. Il met en lumière le cœur : cherche-t-on la gloire de Dieu ou la validation ? Ainsi, μισθός est un repère de discernement : la vraie récompense est de plaire à Dieu, pas d’être applaudi. Et, quand le mot est économique, il rappelle aussi une éthique : payer justement. Le mot, simple, relie donc justice, motivation et fidélité.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la notion de salaire touche la justice : l’Ancien Testament interdit de retenir le salaire de l’ouvrier. Le repère principal est simple : Dieu est juste, et il défend le faible. Cela éclaire μισθός : le “salaire” n’est pas seulement un détail économique, il est un test de justice sociale. L’arrière-plan AT parle aussi de “récompense” au sens de rétribution : Dieu voit et il rend selon la justice, tout en gardant la primauté de la grâce dans l’alliance. Ainsi, la Bible peut tenir ensemble deux choses : (1) la justice concrète (payer ce qui est dû), (2) l’assurance que Dieu honore la fidélité. Exégétiquement, cela protège contre deux excès : croire que tout est calcul de mérite, ou croire que Dieu ne se soucie pas des actes. L’AT montre que Dieu récompense la fidélité, mais que le salut est un don. Il montre aussi que chercher l’honneur des hommes est vain. Les psaumes parlent de la “récompense” comme refuge en Dieu, pas comme un bonus d’orgueil. Ainsi, μισθός peut résonner avec l’éthique d’alliance : la justice envers l’ouvrier, et la fidélité envers Dieu. Le mot devient un repère d’univers biblique : justice économique, motivation du cœur, et confiance que Dieu voit. La récompense biblique vise la communion avec Dieu plus que l’accumulation. Le lecteur est invité à agir justement et à ne pas chercher la gloire humaine, car Dieu est le juste rémunérateur.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “salaire” évoque le travail et l’économie, tandis que “récompense” évoque une motivation morale. Le risque est de confondre “récompense” et “salut”. La clarification utile est : μισθός peut désigner un paiement dû, ou une récompense recherchée (humaine ou divine), selon le contexte. Exégétiquement, il faut donc regarder : le passage parle-t-il d’un ouvrier et de justice, ou d’une piété et de motivations, ou d’une promesse de Dieu ? On reste descriptif. Ainsi, on évite un contresens moderne : croire que la Bible enseigne un salut “au mérite”. Souvent, Jésus utilise μισθός pour corriger la recherche de validation : faire le bien pour être vu, c’est recevoir déjà son “salaire” (l’admiration). Le lecteur moderne comprend alors : la question est l’intention. Mais dans d’autres textes, μισθός rappelle une justice simple : payer correctement. Le mot sert donc à la fois une éthique sociale et une éthique du cœur. Exégétiquement, la “récompense” de Dieu ne doit pas être réduite à un gain matériel : elle exprime que Dieu voit et qu’il honore. Le lecteur moderne peut en retenir une sagesse : travailler justement, et chercher l’approbation de Dieu plutôt que celle des hommes.

Courte description — (aide remplissage)

Dans ce passage, « misthos » désigne la rémunération juste et proportionnelle au travail accompli, reflétant une relation d’engagement et d’équité entre le maître et le serviteur.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

salaire

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4476

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

misthos

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Selon contexte, peut être salaire d’un ouvrier, ou “récompense” (motivation, rétribution). Ne pas transformer automatiquement en salut par mérite : le NT distingue grâce et récompense. Le co-texte tranche.