Connaître avec assurance et maîtrise une vérité, révélée dans Marc comme une connaissance qui doit mener à la compréhension profonde du Royaume.
ἐπίσταμαι exprime une connaissance “sûre / maîtrisée” (savoir, être au fait). Dans Marc, le verbe apparaît souvent dans des scènes où quelqu’un croit savoir (ou sait effectivement) et où Jésus révèle un niveau plus profond. Logiquement, le mot marque la tension entre savoir humain (information, compétence) et compréhension du Royaume (révélation, foi). Il sert aussi à cadrer un reproche : “vous ne savez pas / vous ne comprenez pas”.
Dans l’arrière-plan biblique, “connaître” n’est pas seulement intellectuel : connaître, c’est reconnaître Dieu et marcher dans ses voies. L’AT oppose souvent un savoir sans crainte de Dieu à une sagesse qui vient de l’alliance. Ainsi, quand Marc met en scène des personnes qui “savent”, l’arrière-plan invite à discerner : savoir peut devenir orgueil, ou devenir ouverture à la foi si l’on se laisse enseigner.
On confond facilement savoir et comprendre. Marc utilise ces verbes pour nous faire voir que l’information ne suffit pas : il faut une intelligence du cœur. Clarification : si je “sais” des faits sur Jésus, mais que je refuse de lui faire confiance, je reste dans un savoir stérile. L’objectif est d’être instruit par Jésus et de laisser ce savoir conduire à la foi et à l’obéissance.
Verbe : savoir / connaître; être au courant (connaissance établie).
ἐπίσταμαι = savoir, connaître, être au courant (avoir connaissance). Exprime une connaissance établie (“je sais…”) plutôt qu’une simple impression; le contexte précise l’objet su (fait, personne, situation).
Ne pas confondre avec “croire”. Ici, c’est une connaissance affirmée (même si elle peut être erronée selon le récit).
Marque une certitude (“je sais”) ou une connaissance factuelle. Peut servir dans un débat, une confession, ou un constat narratif.
ignorer; ne pas savoir
savoir; connaître; être informé
οἶδα (savoir) : très proche; et γινώσκω (connaître) : peut être plus relationnel. Le contexte prime.
savoir
Ac 19,15; Lc 1,4
G1987
epistamai
- Connaissance assurée (savoir). - Peut être relationnel ou factuel selon l’objet. - Le co-texte indique si c’est une connaissance vraie, contestée ou ironique.
Registre connaissance/affirmation : établir un fait, déclarer ce qu’on sait. Dans un cadre narratif, peut marquer l’assurance ou dévoiler l’ignorance quand la prétention est contredite.