S’entretenir; converser; parler ensemble
συλλαλέω met l’accent sur la parole partagée : parler ensemble. Dans Lc 24,14–15, la structure narrative est : ils conversent → Jésus s’approche → il les questionne → les Écritures sont ouvertes. Le verbe sert donc de point d’entrée : la conversation révèle un cœur et prépare une révélation. Le grec souligne que la compréhension naît souvent dans un dialogue : ce qui est confus est exprimé, puis éclairé. Ainsi, συλλαλέω n’est pas un simple bruit de fond; il prépare le mouvement du récit vers la révélation. Le mot met en valeur la dimension communautaire de la foi : marcher et parler ensemble, puis être rejoint par Jésus. Il sert aussi à distinguer une conversation ordinaire d’un débat : ici, l’échange ouvre à l’instruction. La logique est : parole partagée → intervention de Jésus → compréhension → témoignage.
Dans l’arrière-plan biblique, la parole partagée est un moyen de transmission : on raconte les œuvres de Dieu, on parle de la Torah en chemin (Deutéronome). Marcher et converser est un cadre d’enseignement. Cela éclaire Lc 24 : les disciples parlent en chemin, et Jésus les instruit en ouvrant les Écritures. L’image dominante est celle du compagnonnage sur le chemin : on avance et on médite ensemble, puis Dieu se rend présent. La pensée d’alliance voit la parole comme nourriture : parler des œuvres de Dieu nourrit la foi. Même quand la conversation est confuse ou triste, Dieu peut la transformer en compréhension. Ainsi, συλλαλέω s’inscrit dans une spiritualité du chemin : on apprend en marchant, en parlant, en étant enseigné. L’arrière-plan aide à voir la conversation comme lieu potentiel de révélation, non seulement comme échange social.
On peut voir une “conversation” comme du bavardage sans importance. Dans certains récits, le NT utilise ce verbe pour installer un moment décisif : les disciples parlent, et Jésus les rejoint pour éclairer. Clarification : le verbe est descriptif, mais le récit montre que Dieu peut transformer une conversation en lieu d’enseignement. Le contresens serait de surcharger le mot en soi; c’est le contexte qui donne la portée. Le mot aide surtout à lire la scène : la foi grandit souvent dans le dialogue et la méditation partagée, quand la parole de Dieu vient interpréter l’expérience. Il invite aussi à une pratique simple : parler de Dieu en chemin, laisser la parole éclairer les événements.
Verbe : parler ensemble, s’entretenir, converser. Souvent utilisé pour décrire un échange (discussion) en chemin ou dans un contexte de réflexion/enseignement.
Selon le passage, συλλαλέω signifie converser/s’entretenir (parler ensemble), souvent comme cadre narratif d’une clarification ou d’un enseignement.
Ne pas confondre avec un discours public : c’est un échange (ensemble). Toujours regarder le co-texte : en Lc 24, la conversation prépare la révélation du Ressuscité. Ne pas moraliser : le verbe est descriptif; la portée vient du contenu de l’échange.
Utilisé pour des conversations significatives (Lc 24 : disciples sur le chemin; moments de communion/enseignement).
se taire; ne pas parler; parler seul
converser; s’entretenir; discuter; parler ensemble
διαλέγομαι (raisonner/débattre) ; λαλέω (parler, général) ; συζητέω (discuter/argumenter).
s'entretenir
Lc 24,14–15; Ac 20,36
G4814
sullaleō — « su-la-lé-o » (approx.)
sullaleo
Option A : conversation ordinaire (échanger des paroles). Option B : échange significatif qui prépare une révélation/clarification (comme en Lc 24). L’indice est la suite : Jésus rejoint → questionne → ouvre les Écritures. Ne pas surcharger le verbe : c’est le récit qui donne l’enjeu.
- Lc 24,14–15 — nuance : conversation “en chemin” qui précède l’ouverture des Écritures; indice : Jésus s’approche pendant qu’ils s’entretiennent.
Registre relationnel et dialogal : échange de paroles entre personnes (discussion, conversation). Dans les récits, le verbe sert souvent à installer une scène (chemin, rencontre) où le sens se clarifie par la parole partagée.