S’affaiblir; se lasser; perdre courage; relâcher.
ἐκλύω signifie se relâcher, se lasser, perdre courage, devenir faible, comme un corps qui se dénoue et n’a plus de force. Le verbe peut être utilisé littéralement (dissoudre, relâcher) ou figurativement (s’épuiser intérieurement). Logiquement, ἐκλύω décrit un processus : la pression dure, l’énergie baisse, et la personne risque d’abandonner. Dans le NT, le mot sert souvent à avertir : ne pas se lasser, ne pas perdre courage. Il révèle que la marche de foi inclut la fatigue et le danger du découragement. Le verbe est donc lié à la persévérance : ne pas se relâcher, tenir. Il peut aussi se comprendre comme opposé à l’endurance : l’endurance tient, l’ἐκλύω cède. Ainsi, ἐκλύω structure une exhortation pastorale : la solution n’est pas seulement de “serrer les dents”, mais de regarder à Dieu, à la promesse, à l’exemple du Christ. En somme, ἐκλύω décrit l’état de fatigue qui mène au relâchement : perdre cœur, s’affaiblir et risquer d’abandonner, ce que le NT combat par l’espérance et l’encouragement.
La Bible connaît le découragement : les mains se relâchent, le cœur faiblit, le peuple se lasse dans le désert. La pensée sémitique utilise des images corporelles pour parler de la fatigue spirituelle : genoux qui fléchissent, mains qui tombent. Les prophètes appellent à fortifier les mains languissantes et les genoux qui chancellent, et à reprendre courage parce que Dieu vient. Ainsi, ἐκλύω résonne avec ces images : se relâcher, perdre la force. L’AT montre aussi que Dieu soutient ceux qui se lassent : il donne force à celui qui est fatigué. L’espérance d’alliance nourrit la persévérance : attendre le Seigneur renouvelle la force. Dans le NT, cette logique continue : la communauté est appelée à ne pas se lasser, parce que Dieu est fidèle. La pensée sémitique aide donc à entendre ἐκλύω comme un danger réel du chemin : la fatigue peut mener à l’abandon, mais Dieu donne de quoi tenir. Le remède biblique est la mémoire des œuvres de Dieu et l’espérance de l’accomplissement.
Aujourd’hui, “se lasser” peut être compris comme un simple burn-out ou une fatigue psychologique. ἐκλύω, bibliquement, décrit un relâchement qui menace la fidélité : perdre cœur, s’affaiblir et abandonner. Clarification : le NT prend au sérieux la fatigue spirituelle et communautaire. Le terme aide aussi à comprendre les exhortations : ne pas se lasser dans le bien, ne pas perdre courage. En prédication exégétique, ἐκλύω permet de parler de la persévérance sans culpabiliser : le texte reconnaît la fatigue, mais il appelle à regarder à la promesse, à la grâce, et à l’exemple du Christ. Cela corrige un contresens moderne : penser que la foi supprimerait la lassitude. Au contraire, la foi traverse la lassitude, et elle est soutenue par des moyens : encouragement, mémoire, espérance. Le mot met donc en lumière un combat : refuser le relâchement qui mène à l’abandon, et recevoir la force de persévérer.
Être épuisé/découragé; manquer de forces; exhortation à ne pas se relâcher.
Dans Ga 6.9 et Hé 12.3: ne pas se lasser de faire le bien; persévérer malgré l’opposition.
Ne pas interpréter comme «simple fatigue»: c’est aussi le découragement intérieur.
Souvent en exhortation: tenir bon et ne pas perdre courage dans la marche de foi.
persévérer; tenir ferme; être fortifié
se lasser; se décourager; s’épuiser; faiblir
κάμνω (se fatiguer) : fatigue générale; ἐκλύω souligne l’idée de “se relâcher / être abattu” (perdre courage).
se lasser
Galates 6.9; Hébreux 12.3; Matthieu 15.32
G1590
ἐκ + λύω
ek-loo'-o
ekluo
Registre persévérance/endurance : relâchement intérieur, découragement, perte d’élan. Dans les exhortations, le mot appelle à continuer dans le bien malgré la fatigue et l’opposition, en regardant à Christ.