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traverser / passer — παραπορεύομαι — paraporeuomai

Sens (principal)

traverser; passer; les passants

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

παραπορεύομαι signifie « passer le long de, cheminer en passant, traverser à côté ». Le verbe vient de πορεύομαι (aller, cheminer) et le préfixe παρά‑ ajoute la nuance de « à côté / le long de ». La logique est donc un mouvement réel, mais sans arrêt nécessaire : on passe, on suit une route, on continue. Pour enrichir la compréhension, il faut distinguer deux usages possibles. Premier usage : descriptif, presque topographique — quelqu’un traverse une zone, passe près d’un lieu, suit un chemin. Second usage : narratif et relationnel — le récit peut désigner « ceux qui passent » comme une catégorie d’acteurs : des personnes proches d’un événement mais non engagées, qui observent, commentent, parfois se moquent, puis s’éloignent. Linguistiquement, le mot décrit une proximité sans implication : on est “à côté”, on n’entre pas. Le sens profond, quand le contexte le permet, est cette distance : être présent sans se lier. Comprendre παραπορεύομαι aide alors à lire les scènes avec finesse : le texte oppose souvent ceux qui suivent, ceux qui s’arrêtent, et ceux qui restent « passants ». Le verbe rappelle que des attitudes peuvent être décrites par des verbes de mouvement : passer, s’approcher, demeurer. Ainsi, παραπορεύομαι peut devenir un miroir lexical : rester au bord, continuer sa route, ou s’arrêter pour écouter et répondre — et c’est souvent cette différence qui fait avancer l’histoire.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’univers biblique est traversé par le thème du chemin : marcher devant Dieu, suivre une voie, s’égarer, revenir. Dans l’Ancien Testament, “passer” n’est pas seulement un déplacement : il peut révéler une posture. Les Psaumes décrivent le juste et le méchant comme deux chemins. Les récits montrent aussi des passants : des témoins qui voient, mais ne s’arrêtent pas, ou qui jugent sans discerner. Cela éclaire παραπορεύομαι : être “en passant” peut désigner une proximité sans alliance, une présence sans engagement. La pensée hébraïque connaît aussi l’obligation morale de ne pas “passer à côté” du prochain (secourir, faire justice, ne pas fermer les yeux). Les prophètes reprochent l’indifférence : voir l’injustice et continuer sa route. Sans moraliser automatiquement, l’arrière‑plan donne une profondeur : le mouvement spatial devient langage du cœur. Le “passant” peut incarner l’aveuglement, la moquerie, ou l’indifférence, tandis que celui qui s’arrête et écoute manifeste une crainte de Dieu. Comprendre ce verbe avec cet horizon, c’est lire la Bible comme une pédagogie du chemin : on n’est pas seulement “où” l’on passe, mais “comment” l’on passe. Le mot invite à un discernement simple : passer sans s’arrêter, ou répondre à Dieu quand la vérité se présente sur la route.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans une culture saturée d’images et d’informations, nous “passons” sans cesse : des réalités graves peuvent défiler sans nous arrêter. Le contresens serait de réduire παραπορεύομαι à un détail de déplacement, alors que le récit peut y déposer une valeur d’attitude : être proche d’un événement et rester extérieur. La clarification utile : le verbe décrit un passage « à côté », une traversée qui peut demeurer distante. Selon le contexte, il est neutre (simple trajet) ou il construit une catégorie sociale : les passants, ceux qui regardent, commentent, et repartent. Pour un prédicateur, ce mot enrichit le sens profond parce qu’il offre un vocabulaire sobre de l’indifférence : on peut être proche du sacré, voir la souffrance, entendre la vérité, et pourtant rester “en passant”. Un autre contresens moderne serait de moraliser le verbe partout; il faut suivre la scène. Mais, quand le récit met en avant des passants, il interroge : suis‑je spectateur ou disciple ? Comprendre παραπορεύομαι aide donc à lire les récits avec lucidité : le mouvement peut devenir fuite, et le fait de “continuer son chemin” peut masquer une résistance. Le mot rappelle enfin une sagesse simple : la foi demande parfois de s’arrêter — écouter, discerner, répondre — au lieu de traverser la vérité comme un simple passant.

Courte description — (aide remplissage)

Traverser / passer; “les passants” : aller au-delà, passer le long. (Mc 2,23)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mc 15, les “passants” qui injurient Jésus représentent la foule qui juge selon l’apparence et rejette le Messie crucifié.

Pièges lexicaux

Le sens varie : action de traverser vs groupe de “passants”. Contexte grammatical (verbe vs substantivation) aide.

Usage biblique (mini)

Mc 2,23 : Jésus traverse des champs. Mc 9,30 : traverse la Galilée. Mt 27,39 / Mc 15,29 : passants qui injurient Jésus.

Antonymes / contrastes (FR)

demeurer; s’arrêter

Synonymes / proches (FR)

traverser; passer; cheminer; en passant

À ne pas confondre avec…

poreuomai (aller) : plus général; dierchomai (traverser) : autre verbe.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

irriter

Versets clés (liste)

Mc 2,23; Mt 27,39; Mc 9,30

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3899

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

para + poreuomai (selon lueur)

Prononciation — (aide remplissage)

par-ap-or-yoo’-om-ahee

Translit. — NOYAU

paroxynō

Vérifiable
Champs sémantiques
Narratif
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Ici, le co-texte (villes, régions, départ/arrivée) impose un déplacement concret. Ne pas surinterpréter en “passage spirituel” si le récit décrit une route réelle. Règle : suivre la liste des lieux et la progression narrative : le verbe sert à indiquer le parcours et les étapes, pas à ajouter une symbolique.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ac 13,6 — “parcourir/traverser” : le co-texte (île, itinéraire, rencontre) impose une traversée progressive d’un territoire, étape missionnelle. - Ac 16,6–7 — “passer à travers” : le co-texte (régions, direction empêchée) montre une progression de voyage (aller en passant), plus qu’un séjour.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre itinéraire/déplacement : “passer par / traverser” décrit un mouvement le long d’un trajet, souvent en visitant des lieux. Dans Actes, il sert à rythmer le récit missionnaire (étapes, visites, parcours) et à situer les rencontres.