Isaïe chante une parabole : Dieu a planté une vigne avec soin, l’a protégée et s’attendait à de bons raisins. Mais la vigne a produit de mauvais fruits malgré tous les soins. Dieu annonce alors qu’il retirera sa protection : la vigne sera ravagée, envahie et laissée à l’abandon. Le sens est explicité : la vigne représente Israël et Juda, et Dieu attendait la justice et la droiture, mais il a trouvé oppression et cris de détresse. Le jugement répond donc à une infidélité morale profonde.
- Chant : Dieu a planté une vigne sur une colline fertile; il l’a entourée, nettoyée, bâtit une tour, creusé un pressoir. - Attente : bons raisins; résultat : mauvais raisins. - Dieu demande aux habitants de Juda de juger entre lui et sa vigne : « qu’y avait-il encore à faire ? » - Sentence : enlever la haie, briser la clôture; vigne dévorée et foulée. - La vigne ne sera plus taillée ni bêchée; ronces et épines pousseront. - Dieu commande aux nuées de ne plus donner de pluie. - Explication : vigne = maison d’Israël et hommes de Juda. - Attente morale : justice/droiture; résultat : oppression/cris.
La péricope révèle la justesse du jugement de Dieu : il a donné à son peuple tout ce qui était nécessaire pour porter du fruit. Le contraste entre l’attente légitime et le fruit mauvais met en évidence la responsabilité d’Israël. Le jugement annoncé consiste surtout à ôter la protection, laissant les conséquences de la rébellion se manifester. Le texte vise à faire reconnaître que Dieu cherche une justice réelle, non une apparence religieuse.
1) Pourquoi une parabole agricole ? → elle met en évidence l’investissement de Dieu et la responsabilité du peuple (v.2–4). 2) Justice vs oppression : jeu de mots ? → le texte oppose ce que Dieu attendait et ce qu’il a trouvé (v.7), montrant la rupture morale de l’alliance.
Dieu a pris soin de son peuple comme d’une vigne, mais le fruit produit est contraire à ce qu’il attend. Le problème est l’absence de justice et de droiture, remplacées par oppression et cris. Dieu annonce qu’il retire sa protection, laissant le jugement ravager la vigne infidèle.
Jésus reprend l’image de la vigne et l’applique au royaume et à la responsabilité des “vignerons” (Mt 21,33–41), montrant l’accomplissement du jugement annoncé. Il se présente aussi comme la “vraie vigne” (Jn 15,1–5), par qui le peuple de Dieu peut enfin porter le fruit que Dieu attend.
Ps 80,9–17; Jr 2,21; Mt 21,33–41; Jn 15,1–5
- Déception/attente contrariée : « j’attendais… et voici… » (v.2,4,7). - Tension d’un procès : appel à « juger » (v.3). - Sévérité : décision de détruire la protection (v.5–6).
Après la promesse de purification et de protection (4,1–6), le chapitre 5 s’ouvre par un chant/parabole sur une vigne plantée par Dieu (5,1–7). Cette unité explicite que la vigne représente Israël/Juda et que Dieu attendait justice et droiture. Elle est suivie par une série de « malheurs » (5,8–30) qui détaillent concrètement le mauvais fruit : avidité, ivresse, inversion morale, corruption et invasion. La parabole sert donc d’introduction et de cadre interprétatif à la section des malheurs.
- Répétition des soins donnés à la vigne : planter, entourer, nettoyer, bâtir, creuser (v.2). - Question-réfrain : « qu’y avait-il encore à faire ? » (v.4). - Contraste attendu/obtenu : bons raisins ↔ mauvais raisins (v.2,4). - Série de décisions divines : « j’ôterai », « je briserai », « je la réduirai » (v.5–6). - Image agricole répétée : haie/clôture, ronces/épines, pluie retenue (v.5–6). - Jeu sur les attentes morales : justice/droiture ↔ oppression/cris (v.7).
- « Vigne » : le peuple de Dieu placé dans un cadre de bénédiction (v.7). - « Bons raisins » : fruit attendu (justice) (v.2). - « Mauvais raisins » : résultat contraire à l’attente (v.2,4). - « Ôter la haie » : retirer la protection, exposer à la ruine (v.5). - « Justice / droiture » : ce que Dieu cherchait, en particulier dans la vie sociale (v.7).
- Faire de Dieu un propriétaire “déçu” impuissant : le texte souligne sa souveraineté (il retire la haie, commande aux nuées) (v.5–6). - Comprendre le fruit comme performance religieuse : la conclusion relie directement le fruit à justice/droiture vs oppression/cris (v.7). - Lire le jugement comme abandon sans but : il répond à un fruit mauvais persistant malgré des soins complets (v.2–4).
La tension est entre les soins généreux de Dieu et le fruit mauvais produit par sa vigne. La visée est de justifier le jugement : Dieu retire la protection quand la justice attendue est remplacée par l’oppression. Le texte fait sentir le besoin d’une restauration plus profonde, car le peuple ne porte pas le fruit attendu par lui-même.
1) Parabole : vigne plantée et soignée avec soin (v.1–2). 2) Attente : produire de bons raisins; constat : raisins sauvages (v.2–4). 3) Verdict : suppression de protection, dévastation (v.5–6). 4) Explication : la vigne = Israël; attente de justice/droiture; résultat = oppression/cri (v.7).
1) Qu’est-ce qui montre le soin de Dieu pour la vigne (v.1–2) ? 2) Quel est le contraste entre ce qui est attendu et ce qui est produit (v.7) ? 3) Que signifie “enlever la protection” dans l’image (v.5–6) ?
Le texte raconte une parabole : Dieu a planté et protégé une vigne avec soin. Pourtant, au lieu de fruits bons, elle produit du mauvais. Dieu annonce alors qu’il enlève la protection : la vigne sera ravagée. La parabole est expliquée : la vigne représente le peuple, et le fruit attendu est la justice. L’idée centrale : la grâce reçue oblige à une réponse de justice; l’injustice mène au jugement. Cela introduit les “malheurs” qui suivent.