Abolition; annulation; mise de côté (ἀθέτησις — athetesis).
ἀγαθόω (agathoō) signifie « rendre bon », « améliorer », « faire passer dans l’état de bon ». Le verbe exprime une transformation : quelque chose ou quelqu’un est conduit vers une qualité évaluée comme bonne. Sa logique est causative : il y a un agent (explicite ou implicite) et un résultat, la bonté. Le garde-fou est de ne pas réduire ἀγαθόω à une simple appréciation (“trouver bon”). Le mot parle d’un changement réel : rendre meilleur, rendre bon, mettre en état de bonté. Il se distingue d’un simple “faire plaisir” : ici, l’accent est sur la qualité obtenue. Comprendre ἀγαθόω, c’est donc comprendre un verbe qui relie valeur et processus : le bon n’est pas seulement constaté, il est produit. Le contexte précisera si l’on parle d’un bien moral (rendre quelqu’un bon au sens de conduite) ou d’un bien pratique (améliorer une situation), mais l’idée centrale demeure : transformer vers le bon. Lexicalement, le verbe suppose un critère de bonté et souligne que cette bonté peut être communiquée ou instaurée.
L’arrière-plan biblique parle souvent de transformation en termes de purification, de restauration, de redressement. Dieu “fait du bien” en rétablissant, en guérissant, en redonnant une voie droite. La bonté n’est pas seulement une qualité statique : elle peut être donnée, formée, restaurée. Cet horizon éclaire ἀγαθόω : rendre bon évoque l’action qui redresse ce qui est déformé et qui établit une qualité conforme à la droiture. La sagesse appelle à se détourner du mal et à choisir le bien, ce qui implique un changement concret. Les prophètes annoncent des restaurations où Dieu remet en ordre ce qui est brisé. Pour un lecteur moderne, cet arrière-plan corrige une vision où “bon” serait seulement une opinion. Dans la Bible, rendre bon signifie restaurer selon une norme de justice et de vérité. Ainsi, ἀγαθόω peut être compris comme un verbe de redressement : conduire vers une qualité bonne, utile et droite, parce que Dieu vise la vie et la fidélité dans la communauté et dans le cœur.
Le lecteur moderne pense “améliorer” en termes de performance ou d’optimisation. ἀγαθόω exprime aussi une amélioration, mais orientée vers le “bon” au sens de qualité réelle. La clarification est que le verbe décrit un changement objectif : rendre bon, rendre meilleur. Un contresens fréquent est d’en faire un simple jugement subjectif (“je trouve ça bon”). Ici, l’idée est causative : quelque chose devient bon. Un autre contresens serait d’identifier le bon à ce qui est efficace seulement. ἀγαθόω suppose un critère : ce qui est rendu bon correspond à une valeur. Pour un lecteur moderne, ce mot aide à voir que la bonté peut être pensée comme un état atteint : une situation est redressée, une conduite est améliorée, une qualité est instaurée. Comprendre ἀγαθόω, c’est donc comprendre un verbe de transformation vers le bien : produire une qualité meilleure, rendre une chose conforme à ce qui est bon, avec des fruits visibles (justice, utilité, droiture).
Nom : annulation/abolition d’une disposition; mise de côté officielle (souvent en contexte d’alliance).
Dans Hébreux, décrit la mise de côté d’un commandement ancien à cause de sa faiblesse, au profit de l’accomplissement en Christ.
annulation; suppression; invalidation
abolition / abolir
He 7,18; He 9,26
G0115
athetesis
Terme juridique : annulation d’une disposition antérieure. En Hébreux, il s’agit souvent de la mise de côté d’un commandement/système en raison de sa faiblesse, au profit d’une meilleure espérance. Ne pas caricaturer en “Dieu se contredit” : le co-texte parle d’accomplissement et de remplacement de cadre.
Registre juridique/alliance : invalidation d’un règlement, d’un commandement, d’un cadre ancien. Dans Hébreux, sert à parler du passage de l’ancien système à une meilleure espérance en Christ.