hosanna (acclamation : “Sauve, je t’en prie!”)
ὡσαννά est une acclamation liturgique (issue d’un “sauve, je t’en prie”), utilisée dans Mt 21,9 et Mc 11,9–10 comme cri de foule. Le mot fonctionne comme parole collective qui accompagne l’entrée : il rythme la scène et transforme le chemin en procession. Logiquement, l’acclamation fait deux choses : elle demande le salut et elle reconnaît une espérance (celui qui vient au nom du Seigneur). Le terme sert donc de pont entre demande et proclamation : on crie “sauve”, tout en confessant une venue. Il ancre aussi l’événement dans l’Écriture (Ps 118) : la foule reprend un langage biblique, parfois sans mesurer toute sa portée, ce qui crée une tension narrative entre enthousiasme et compréhension.
L’arrière-plan du Ps 118 (Hoshia‘ na) est un chant de procession et de délivrance : appeler Dieu à sauver et bénir celui qui vient au nom du Seigneur. L’entrée de Jésus reprend ce langage : attente de salut, espérance messianique, joie d’alliance.
On traduit “Hosanna” comme “hourra”. Le mot garde une dimension de prière : “sauve !”. Clarification : en Mt 21, la foule acclame Jésus comme roi, mais le récit montrera que le salut qu’il apporte passe par la croix; hōsanna est à la fois attente et confession.
Hosanna : cri de louange et de supplication, reconnaissant Jésus comme Roi messianique. (Mt 21,9)
Dans Mt 21, la foule acclame Jésus : “Hosanna au Fils de David”. Ils reconnaissent en lui le roi attendu, mais leur compréhension peut rester partielle. Le mot tient ensemble prière (“sauve!”) et louange (“béni soit…”).
Ne pas le traduire seulement par “hourra”. Le mot garde une dimension de supplication et de salut. Ne pas supposer que toute la foule comprend la croix : Matthieu montre une attente, et Jésus réoriente vers son vrai salut.
Acclamation messianique, souvent liée au Psaume 118. Marque la louange et l’appel au salut.
rejet, silence hostile
acclamation, louange au Roi (selon contexte)
εὐλογημένος — béni (mot voisin dans l’acclamation) ; σωτηρία — salut (concept)
acclamation
Mt 21,9 ; Ps 118,25–26 ; Mc 11,9–10
G5614
Translittération hébraïque : hoshi‘a na (“sauve, je t’en prie”) (selon lueur).
hô-sa-na
hōsanna
Ne pas remplir “hosanna” comme un mot vague de louange : le co-texte (Ps 118, Fils de David, entrée) impose un sens messianique et une prière de délivrance. Règle : relier au psaume cité et à l’identité proclamée (roi messianique) pour garder la nuance.
- Mt 21,9 — “Hosanna” (G5614) : acclamation/prière : “Sauve, de grâce !”, devenue cri de louange à l’entrée messianique. L’indice est “Hosanna au Fils de David”. - Mt 21,9 — Option A (hosanna = simple applaudissement) / Option B (hosanna = appel au salut + reconnaissance messianique) : le co-texte tranche vers B : “Fils de David” + bénédiction au nom du Seigneur.
Registre acclamation/prière de salut : l’expression est une acclamation liturgique issue des psaumes, mêlant demande (“sauve!”) et louange. Dans Mt 21, elle active l’univers messianique : reconnaître le “Fils de David” et appeler au secours. Elle situe la scène dans l’adoration publique et l’attente du Roi.