Retenir; saisir; tenir fermement; posséder; empêcher.
κατέχω signifie retenir, tenir fermement, maintenir, empêcher de bouger, et selon le contexte cela peut être positif (tenir la vérité) ou négatif (retenir injustement, empêcher). Logiquement, le verbe implique une force de maintien : quelque chose est gardé en place. Dans le NT, κατέχω apparaît souvent dans des exhortations : retenir la confession, tenir fermement la parole, garder ce qui a été reçu. Là, le mot souligne la persévérance doctrinale et morale : ne pas lâcher. Il peut aussi être utilisé pour parler de suppression : retenir la vérité par l’injustice, ou “retenir” quelqu’un/quelque chose. Ainsi, κατέχω sert à décrire soit une fidélité stable, soit une résistance coupable, selon le co-texte. En somme, κατέχω désigne l’acte de tenir fermement : garder, maintenir, retenir; et le NT l’emploie pour appeler à la constance (tenir la vérité) et pour dénoncer parfois un maintien injuste (retenir la vérité).
La Bible valorise l’idée de “garder” : garder la loi, garder l’alliance, tenir la parole. La pensée sémitique comprend que la fidélité se manifeste par un maintien dans le temps : ne pas lâcher, rester attaché à la parole de Dieu. Les prophètes dénoncent aussi l’inverse : “retenir” la justice, empêcher la vérité, faire violence. Ainsi, κατέχω résonne avec ces deux possibilités : tenir la vérité avec fidélité ou retenir la vérité avec injustice. L’AT appelle à tenir ferme, à s’attacher, à ne pas se détourner. Dans le NT, cette fidélité est centrée sur le Messie : tenir la confession, garder la foi. La pensée sémitique aide donc à comprendre que “retenir” est un acte du cœur : on s’attache à ce qu’on aime. Retenir la parole, c’est aimer Dieu; retenir la vérité par injustice, c’est aimer les ténèbres. Le verbe met donc en lumière le combat de fidélité : garder la parole contre les pressions et les séductions.
Aujourd’hui, “retenir” peut sembler passif. κατέχω, bibliquement, exprime au contraire une force : tenir fermement, maintenir. Clarification : la vie chrétienne demande de tenir la vérité, pas seulement de l’approuver. Le terme aide aussi à corriger un contresens moderne : croire que la foi est stable sans effort. Le NT appelle à tenir ferme, surtout sous pression. En prédication exégétique, κατέχω permet de parler de persévérance : garder la confession, ne pas lâcher la parole. Et il permet aussi un avertissement : on peut “retenir” la vérité de manière coupable, en la supprimant. Le mot met donc en avant une responsabilité : qu’est-ce que je maintiens, et pourquoi ? Tenir la vérité avec foi, ou l’étouffer par injustice.
Tenir/retarder; retenir la vérité; garder une confession; «ce qui retient» (2 Th 2).
Peut être positif (retenir la Parole, Hé 10.23) ou négatif (retenir injustement la vérité, Rm 1.18).
Le même verbe peut exprimer une piété (tenir ferme) ou un péché (étouffer la vérité): lire le contexte.
Exhortation à retenir ce qui est bon, et avertissement contre le fait de retenir la vérité injustement.
relâcher; laisser partir; abandonner
retenir; tenir ferme; empêcher; posséder; garder
κρατέω (krateo) = saisir/tenir; κατέχω insiste souvent sur «retenir/empêcher» ou «tenir fermement».
retenir
1 Thessaloniciens 5.21; Hébreux 10.23; Romains 1.18
G2722
κατά + ἔχω
kat-ekh'-o
katecho