Combattre comme un athlète; concourir; lutter (ἀθλέω — athleō).
ἀγαθουργέω (agathourgeō) signifie « faire le bien », « agir de façon bénéfique ». Le verbe décrit une action orientée vers un résultat reconnu comme bon, utile ou juste. Sa logique est pratique : le bien est présenté comme quelque chose qui se fait. Le garde-fou est de ne pas confondre ἀγαθουργέω avec une simple bonne intention ou une humeur positive. Le terme vise l’œuvre concrète : produire du bien réel. Il se distingue aussi de la simple absence de mal : ici, l’accent est sur l’acte positif qui construit, aide ou restaure. Comprendre ἀγαθουργέω, c’est donc comprendre un verbe de conduite : agir pour que le bien advienne. Le contexte précisera la nuance (bien moral, bienfait social, service), mais l’idée centrale demeure : accomplir des actions bonnes. Lexicalement, le mot suppose un critère du bien et rend visible la mesure par les fruits : ce qui est fait est jugé bon parce qu’il correspond à une valeur. Ainsi, ἀγαθουργέω permet de parler d’une bonté active, observable, qui se vérifie dans les œuvres, et non d’une bonté seulement proclamée.
L’Ancien Testament appelle à pratiquer le bien dans la justice : secourir le faible, refuser la fraude, rendre un jugement droit, protéger l’orphelin et la veuve. La bonté biblique est concrète. Cet arrière-plan éclaire ἀγαθουργέω : faire le bien, c’est produire des actes alignés sur la droiture de Dieu. Les prophètes dénoncent un culte sans œuvres justes et appellent à des actes de justice qui restaurent le droit. La sagesse oppose le bien et le mal comme deux voies : l’un se reconnaît à des fruits de vie, l’autre à des torts. Dieu lui-même est décrit comme celui qui fait du bien : il délivre, nourrit, protège. Ainsi, la bonté est une action orientée vers la vie et la vérité. Pour un lecteur moderne, cet horizon corrige une bonté réduite au sentiment. Dans la pensée biblique, “faire le bien” se mesure par des actes : justice rendue, vérité respectée, réparation des torts, protection exercée. ἀγαθουργέω, dans ce cadre, renvoie donc à une conduite bienfaisante, fidèle et concrète, qui vise un bien réel pour le prochain.
Le lecteur moderne entend “faire le bien” comme slogan moral, ou comme philanthropie. ἀγαθουργέω décrit une action : produire du bien effectif. La clarification est que le verbe vise la conduite, pas seulement l’intention. Un contresens fréquent est de confondre “faire le bien” et “être positif”. Le mot suppose des œuvres concrètes et un critère du bien : tout ce qui paraît bien n’est pas forcément bon. Un autre contresens est d’imaginer que le bien doit être spectaculaire. Lexicalement, ἀγαθουργέω peut viser des actes simples mais justes et utiles. Pour un lecteur moderne, ce terme aide à distinguer image et réalité : le bien se constate à ses effets. Il invite à regarder les fruits : est-ce que cela a protégé, aidé, restauré, réparé ? Comprendre ἀγαθουργéω, c’est donc comprendre un verbe de pratique morale : accomplir des actions bonnes, mesurables, orientées vers un bien réel, et non vers une bonté seulement déclarée.
Verbe : concourir/lutter en athlète; effort discipliné vers un but.
Illustre la discipline et la fidélité nécessaires (compétition selon les règles).
athlète / combattre
2 Tm 2,5
G0118
athleo
Image athlétique. Le co-texte décide si c’est littéral (jeux) ou figuré (discipline, persévérance). Ne pas confondre avec ἀγωνίζομαι (lutter).