🇬🇷

avoir faim — πεινάω — peinaō

Sens (principal)

Avoir faim; être affamé (manquer)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πεινάω signifie avoir faim, manquer de nourriture, et dans les évangiles le verbe sert à relier besoin réel et révélation. En Mt 4,2, la faim de Jésus situe la tentation : vulnérabilité corporelle → proposition de détour; le mot rend le test concret. En Mt 5,6, “avoir faim” de justice structure une béatitude : désir intense → promesse de satisfaction. En Jn 6,35, la faim devient métaphore orientée vers Jésus : celui qui vient n’aura pas faim; le terme permet un déplacement du besoin physique vers la foi. πεινάω fonctionne donc comme moteur : ce que l’on cherche pour combler la faim révèle où l’on met sa confiance.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique associe faim/faim de Dieu : le peuple a faim au désert et apprend la dépendance; la Parole nourrit. Chercher la justice, c’est désirer la volonté de Dieu et son règne. L’image : Dieu rassasie ceux qui viennent à lui, pas ceux qui se suffisent.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On moralise la faim (comme vertu) ou on la spiritualise en oubliant le concret. Peinaō est d’abord un besoin réel, utilisé ici comme image : désirer la justice comme on désire la nourriture. Clarification : ce n’est pas un simple intérêt intellectuel, mais une faim profonde que Dieu promet de rassasier.

Courte description — (aide remplissage)

Avoir faim / souffrir la faim : besoin physique; parfois image du besoin spirituel. (Mt 5,6)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 5,6, la faim (et soif) de justice décrit un désir profond de la volonté de Dieu : ceux qui la recherchent seront rassasiés par Dieu.

Pièges lexicaux

Bien distinguer faim physique vs désir spirituel (Mt 5,6). Ne pas moraliser la faim : la Bible la présente aussi comme détresse réelle.

Usage biblique (mini)

Littéral : Jésus a faim (Mt 4,2). Éthique/spirituel : faim et soif de justice (Mt 5,6). Compassion : nourrir les affamés (Mt 25).

Antonymes / contrastes (FR)

être rassasié

Synonymes / proches (FR)

avoir faim; être affamé; manquer

À ne pas confondre avec…

limos (famine) : autre terme; dipsaō (avoir soif) : parallèle fréquent.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

avoir faim

Versets clés (liste)

Mt 4,2; Mt 5,6; Jn 6,35

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3983

Lemme / racine (optionnel)

lié à penēs (pauvre) selon lueur (idée de manque)

Prononciation — (aide remplissage)

pi-nah’-o

Translit. — NOYAU

peinaō

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte précise le sens : en Mt 4,2 (désert, jeûne), c’est une faim physique réelle. En Mt 5,6, l’objet “justice” impose une image : désir profond d’être ajusté à Dieu. Donc ne pas traduire automatiquement par “manquer de nourriture”. Règle : regarder l’objet (pain/justice) et le cadre narratif (désert/enseignement) pour choisir le sens.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 25,31–46 — “avoir faim” (G3983) : la faim est un besoin concret des plus petits, critère de miséricorde au jugement. L’indice est la liste faim/soif/étranger/nu. - Mt 25,31–46 — Option A (faim = métaphore spirituelle) / Option B (faim = besoin matériel réel) : le co-texte tranche vers B : les actions demandées sont tangibles (donner à manger), donc l’enjeu est la compassion concrète.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre besoin/désir : le mot décrit une privation physique (faim) ou, selon contexte, un désir intense orienté vers une réalité morale/spirituelle (“faim de justice”). Dans Matthieu, les deux apparaissent (désert, Béatitudes). Le registre peut donc être corporel (manque) ou éthique (aspiration).