avoir soif; (fig.) désirer ardemment
διψάω signifie avoir soif, besoin physique fort, et par extension désirer ardemment. Dans Mt 5,6, le verbe est intégré à une béatitude : faim/soif de justice → promesse de satisfaction; la logique est désir → remplissement. Dans Jn 7,37, il sert d’invitation : si quelqu’un a soif, qu’il vienne; le mot devient point d’entrée vers la foi. En Jn 19,28, la soif de Jésus marque aussi l’accomplissement et la réalité de la souffrance. Le terme fonctionne donc à plusieurs niveaux : besoin humain, appel spirituel, et réalité de la passion. Il oblige à lire le désir comme moteur : ce que l’on “a soif” de chercher oriente la vie.
L’arrière-plan biblique parle d’une soif spirituelle : Dieu est la source d’eau vive; les citernes brisées ne désaltèrent pas. L’image de l’eau renvoie à la vie, l’alliance, l’Esprit. Dieu promet d’abreuver son peuple et d’étancher la soif de justice/Dieu.
On fait de la soif un slogan. Dipsaō décrit un manque réel, utilisé pour parler du besoin de Dieu. Clarification : la soif n’est pas honteuse; elle est le point de départ de la grâce. Le passage demande de venir à Jésus pour être réellement désaltéré (vie reçue, pas effort moral).
Avoir soif : besoin d’eau; aussi image d’un désir profond (de Dieu/justice) selon contexte. (Jn 7,37)
Dans Jn 7,37, la soif décrit le besoin spirituel : Jésus appelle à venir à lui pour recevoir l’eau vive (l’Esprit).
Toujours discerner l’image : “soif” peut parler du besoin physique ou d’un désir spirituel. En Jn 4 et 7, l’eau devient symbole de vie en Dieu.
Littéral : Jésus “J’ai soif” (Jn 19,28). Figuratif : soif de justice (Mt 5,6) ; invitation de Jésus : “Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi” (Jn 7,37).
être désaltéré; être rassasié
avoir soif; désirer; aspirer
dipsos (soif) : nom; peinaō (avoir faim) : parallèle fréquent.
avoir soif
Mt 5,6; Jn 7,37; Jn 19,28
G1372
lié à dipsos (soif) (selon lueur)
dip-sah'-o
dipsaō
Le co-texte tranche : si l’objet est l’eau et qu’on est dans une situation corporelle, c’est littéral. En Mt 5,6, l’objet “justice” impose le sens figuré : désir intense d’être ajusté à Dieu. Donc ne pas “ramener” automatiquement la soif à une métaphore, ni la métaphore à du physique. Règle : regarder l’objet et le cadre du passage.
- Mt 5,6 — “avoir soif” (G1372) : désir intense de la justice de Dieu, comparé à la soif physique. L’indice est le parallélisme faim/soif. - Mt 25,35 — Option A (soif = métaphore uniquement) / Option B (soif = besoin réel auquel la miséricorde répond) : le co-texte tranche vers B : “j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire”.
Registre besoin/désir : le mot évoque un manque vital (soif) et peut devenir une image d’aspiration profonde (désirer la justice, venir à Jésus). Dans Matthieu 5, il appartient au registre éthique/spirituel (justice), tandis que d’autres passages l’emploient physiquement. Il active donc l’idée d’un besoin pressant.