Battre; frapper; maltraiter (δέρω — derō).
δέρω signifie battre, frapper, maltraiter. Le verbe exprime une violence infligée à quelqu’un : coups, humiliation, oppression. Logiquement, δέρω met en relief l’abus de force : celui qui frappe prend le pouvoir sur l’autre. Dans le NT, il apparaît dans des récits de persécution ou de discipline injuste, et parfois dans des paraboles où des serviteurs sont battus, révélant la violence du rejet. Ainsi, δέρω souligne l’hostilité concrète : la résistance à la vérité peut devenir physique. En somme, δέρω désigne l’acte de frapper : violence qui humilie et oppresse.
La Bible condamne la violence injuste et la maltraitance du faible. La pensée sémitique comprend que battre l’autre est signe d’un cœur sans crainte de Dieu. Les psaumes crient contre l’oppression. Les prophètes dénoncent ceux qui “écrasent” et frappent. Ainsi, δέρω résonne avec l’injustice sociale et la persécution des justes : la violence est un fruit du péché.
Aujourd’hui, la violence peut être visible (coups) ou cachée (abus). δέρω rappelle que le NT nomme la violence sans la justifier. Clarification : la souffrance subie n’est pas une preuve de faute; souvent, elle révèle l’injustice des puissances. En prédication exégétique, δέρω peut aider à parler de persécution et de compassion : Dieu voit les battus, et il juge l’oppression. Le mot corrige un contresens moderne : spiritualiser la violence en oubliant les victimes. Le texte biblique prend la violence au sérieux et annonce un Dieu juste.
Dans les paraboles, décrit les serviteurs battus; évoque la persécution des messagers.
battre
Mc 12,3-5; Lc 20,10-11
G1194
dero
Souvent violence physique (battre). Le co-texte tranche : persécution, parabole (vignerons), ou autre. Ne pas l’euphémiser : c’est rude.