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lune — σελήνη — selene

Sens (principal)

σελήνη désigne la lune; dans Mt 24,29 elle apparaît dans l’annonce de bouleversements cosmiques (“la lune ne donnera point sa lumière”) qui signalent une phase de jugement et la venue du Fils de l’homme.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans la logique grecque du passage, la lune fait partie d’un triptyque (soleil, lune, étoiles) qui produit un effet de totalité: les repères de lumière du ciel sont atteints, donc la situation est exceptionnelle. Le discours enchaîne cause temporelle (“aussitôt après l’affliction”) → signes cosmiques → venue du Fils de l’homme; la lune sert à densifier la transition et à faire sentir la gravité. Ce n’est pas une information isolée: le mot fonctionne comme un élément de preuve narrative qui donne au lecteur des marqueurs reconnaissables. La construction vise une certitude: quand ces signes apparaissent, l’histoire est en train d’atteindre un seuil.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Les prophètes emploient souvent soleil/lune/étoiles pour dire que Dieu secoue l’ordre créé quand il vient juger ou sauver; l’image signifie: rien n’est “stable” face au Seigneur. Dans une pensée sémitique, les luminaires sont aussi des signes donnés par Dieu pour marquer les temps; les voir s’obscurcir revient à dire que Dieu requalifie le temps et l’histoire. Cela éclaire Matthieu: Jésus ne décrit pas seulement une peur cosmique, il annonce un renversement où la création elle-même devient témoin de la venue du Roi. La lune, souvent associée à la régularité des nuits, devient ici le symbole d’une régularité interrompue par un acte souverain de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut hésiter entre lecture scientifique et lecture symbolique; la clarification utile est de respecter la fonction du texte: produire un langage de signe, pas un bulletin météo. La lune représente un repère universel de lumière; dire qu’elle ne donne plus sa lumière, c’est dire que les repères ordinaires vacillent, ce qui prépare l’annonce d’une venue visible. Cela aide aussi à ne pas réduire l’eschatologie à des spéculations: le texte vise l’éveil et la vigilance, ancrés dans la solidité des paroles de Jésus. Lire ainsi enrichit: la création sert de “cadre” au jugement et au rassemblement des élus.

Courte description — (aide remplissage)

Astre lunaire; dans Matthieu 24, elle figure parmi les luminaires dont la lumière s’éteint, signe de bouleversement et de proximité de la venue du Fils de l’homme.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 24,29, la lune “ne donnera point sa lumière” dans une série de signes cosmiques annoncés “aussitôt après l’affliction”, qui encadrent la venue du Fils de l’homme et le rassemblement des élus.

Pièges lexicaux

Piège: chercher une interprétation ésotérique de chaque astre; ici, l’important est la série et l’effet: la création semble se déstabiliser. Piège: réduire le langage à “métaphore” et perdre la fonction du signe dans le discours de Jésus (rendre l’événement reconnaissable et solennel).

Usage biblique (mini)

L’astre lunaire; parfois utilisé dans des listes de signes cosmiques liés à la venue du Seigneur.

Antonymes / contrastes (FR)

lumière; clarté

Synonymes / proches (FR)

lune

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre la lune (astre) avec la “nuit” ou avec une simple ambiance: le passage parle de signes. Ne pas confondre non plus l’obscurcissement ici avec une description météorologique ordinaire; le contexte est celui d’un discours sur la fin et la venue du Fils de l’homme.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

lune

Versets clés (liste)

Mt 24,29

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4582

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

σελήνη

Prononciation — (aide remplissage)

sé-lè-nè (approx.)

Translit. — NOYAU

selene

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Jugement
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte associe la lune au soleil et aux étoiles, et précise une action (“ne donnera point sa lumière”); cela impose un sens concret (astre) dans une description de signes. Option A (lune = symbole poétique général) / Option B (lune = élément d’une série de signes cosmiques liés à la détresse) : la structure séquentielle (“aussitôt après… le soleil… la lune… les étoiles…”) fait pencher vers l’option B, même si le langage est imagé. Le sens doit donc être pris dans la logique du discours eschatologique: ces signes servent à annoncer et encadrer la venue, pas à fournir un cours d’astronomie.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 24,29 — lune dans une série de signes cosmiques : Option A (astre concret dans une liste soleil/lune/étoiles) / Option B (simple symbole poétique de “nuit”). Le co-texte “ne donnera point sa lumière” et l’enchaînement avec soleil/étoiles impose l’option A, tout en assumant un langage prophétique de signe. La nuance est fonctionnelle: la lune sert de repère universel dont l’extinction signale un seuil eschatologique.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre cosmique et apocalyptique: luminaires, obscurcissement, secousse des puissances. Le mot active l’univers des signes visibles dans la création qui accompagnent un événement de Dieu dans l’histoire.