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paraître / apparaître — φαίνω — phainō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Sens (court) : révélation divine – le verbe indique que la vérité ou la volonté de Dieu se rend visible et perceptible aux auditeurs.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, φαίνω (“paraître”, “apparaître”, “se manifester”) exprime l’idée de devenir visible ou perceptible. La logique du passage contraint la nuance : s’agit-il d’une apparence trompeuse (“il semble”) ou d’une manifestation réelle (“il apparaît”) ? Le co-texte tranche. Exégétiquement, φαίνω est important parce qu’il touche au thème de la révélation : ce qui était caché devient visible. Le verbe peut décrire une manifestation (une lumière paraît, une étoile apparaît, une réalité devient évidente) ou une apparence (ce qui semble). Dans le récit évangélique, il sert souvent à rendre le moment perceptible : quelque chose se montre, donc la scène change. La nuance utile est donc : se manifester, devenir visible, paraître au regard. Pour comprendre, il faut suivre ce qui “paraît” : une personne, un signe, une lumière, une vérité. Le verbe peut aussi soutenir une logique de jugement : ce qui est caché finira par paraître. Ainsi, φαίνω s’inscrit dans une dynamique lumière/ténèbres : le royaume met en évidence. Exégétiquement, il faut rester sobre : le verbe n’impose pas une philosophie de l’apparence, il sert la narration et l’enseignement. Mais il indique une direction : Dieu fait paraître, et l’homme ne peut pas tout cacher. Quand le verbe est appliqué à une manifestation divine, il souligne que la révélation n’est pas inventée ; elle se montre. Le lecteur doit donc lire l’effet : ce qui paraît entraîne une reconnaissance, une peur, une foi, ou un rejet. φαίνω est un verbe de bascule : ce qui était invisible devient visible, et la réponse devient nécessaire.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, Dieu se révèle : sa gloire apparaît, sa lumière se manifeste, et ce qui était caché est mis au jour. Le repère principal est simple : Dieu est le Dieu qui “fait paraître” la vérité. L’AT associe la manifestation de Dieu à la lumière et à la parole : Dieu parle, et l’obscurité recule. Ce repère éclaire φαίνω : paraître, dans un contexte biblique, peut renvoyer à la révélation et à la mise en lumière. L’AT connaît aussi l’idée que les actes humains cachés seront dévoilés : Dieu voit, et il fera paraître. Si un écho est utile, il reste bref : Dieu fait paraître la lumière et révèle le secret. Ainsi, dans l’évangile, lorsque quelque chose “paraît”, l’arrière-plan AT donne une densité : le Dieu de vérité agit pour rendre visible ce qui compte. L’exégèse reste sobre : on suit la scène (apparition d’un signe, manifestation), mais on comprend que la Bible oppose la vérité révélée aux apparences trompeuses. Dieu ne se contente pas d’une “impression” ; il manifeste. φαίνω devient donc un repère d’univers biblique : manifestation, révélation, mise en lumière. Et cela appelle une réponse : quand Dieu fait paraître, on ne reste pas neutre. Le verbe aide à entendre ce mouvement : de caché à visible, de ténèbres à lumière.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “paraître” peut signifier “avoir l’air” (apparence), et cela peut introduire le soupçon : ce n’est peut-être pas réel. Le risque est de lire φαίνω dans ce sens-là partout. La clarification utile est : φαίνω peut signifier “apparaître/être manifesté” (réellement visible), et le contexte décide si c’est apparence ou manifestation. Exégétiquement, il faut donc regarder ce qui se passe : est-ce un signe visible, une lumière, une évidence qui se manifeste ? Dans ce cas, le verbe souligne la révélation. Cela évite un contresens moderne : réduire la révélation à une impression subjective. Le récit biblique parle de manifestations qui s’imposent au regard et à la compréhension. On reste descriptif : qu’est-ce qui paraît, et quel effet cela produit ? reconnaissance, peur, décision. Ainsi, φαίνω sert à montrer un tournant : quelque chose devient visible, donc la scène change. Pour le lecteur moderne, ce verbe est aussi une invitation à discerner : il y a des apparences trompeuses et il y a des manifestations vraies. L’évangile, souvent, travaille cette tension : ce qui “paraît” aux hommes n’est pas toujours la vérité, mais Dieu fait paraître la vérité. Le verbe aide donc à lire le mouvement de révélation : le caché est dévoilé, le réel se manifeste, et l’humain doit répondre.

Courte description — (aide remplissage)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

paraître

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5316

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

phainō

Vérifiable