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cesser — παύω — pauo

Sens (principal)

Cesser; s’apaiser; achever

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans le NT, παύω (“cesser”, “faire cesser”, “s’apaiser”) décrit l’arrêt d’un processus : un tumulte cesse, une action s’interrompt, une tempête s’apaise. La logique du passage contraint la nuance : le verbe peut être intransitif (cela cesse) ou transitif (quelqu’un fait cesser). Exégétiquement, ce mot est important parce qu’il marque un basculement : après le bruit, le silence ; après la crise, l’accalmie ; après l’action, la fin. Il structure donc les transitions narratives. Dans un récit de tempête apaisée, “cesser” met en relief l’autorité de Jésus : il fait cesser. Dans des récits d’émeute, “quand le tumulte eut cessé”, le mot ouvre un moment d’encouragement et de reprise. La nuance utile est donc : s’arrêter / être apaisé / faire cesser, selon le sujet. Pour comprendre, on repère le sujet : qu’est-ce qui cesse ? vents, cris, troubles, enseignement, persécution ? Ainsi, παύω peut signaler une intervention divine : Dieu donne une accalmie. Exégétiquement, il faut éviter de le lire comme un simple “stop” technique : souvent, l’arrêt a un sens : Dieu met une limite au chaos. Le lecteur doit donc lire l’effet : que devient la scène après la cessation ? souvent, une parole peut être entendue, une mission peut reprendre, une paix peut s’installer. Ainsi, παύω est un mot de respiration : la Bible connaît des moments où Dieu calme pour fortifier. Dans des discours, le verbe peut aussi être utilisé au négatif (“ne cessez pas”) pour encourager la persévérance. Il devient alors un appel : continuer dans la prière, continuer dans l’annonce. Le mot, simple, structure donc deux directions : cessation (fin d’un trouble) et non-cessation (persévérance). Exégétiquement, il aide à repérer les changements d’étape : crise → transition. Et pastoralement, il rappelle : Dieu peut apaiser, et Dieu appelle aussi à persévérer. La “cessation” n’est pas seulement une pause, elle peut être un don ou un test, selon le passage.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, Dieu fait cesser : il fait cesser la tempête, il fait cesser la guerre, il donne le repos. Le repère principal est simple : Dieu met une limite au chaos. L’Ancien Testament présente Dieu comme celui qui calme les eaux et donne la paix. Il parle aussi de temps de repos, d’accalmie, où le peuple peut entendre et obéir. Cela éclaire παύω : “cesser” peut résonner avec cette théologie du Dieu qui apaise. L’arrière-plan biblique montre aussi une autre dimension : ne pas cesser de se souvenir, de prier, de marcher. Les appels à la persévérance sont fréquents. Ainsi, selon le contexte, παύω peut marquer une accalmie donnée par Dieu ou une exhortation à ne pas interrompre l’obéissance. Exégétiquement, cela aide à lire les récits : quand le tumulte cesse, ce n’est pas seulement un changement d’ambiance ; cela peut être un acte providentiel. Dieu ouvre un espace. Et, dans les tempêtes, l’arrêt montre la souveraineté divine. Ainsi, παύω devient un repère d’univers biblique : paix, limite, respiration. Il rappelle que Dieu est Seigneur du désordre. Et il rappelle aussi que la vie d’alliance a besoin de persévérance : ne pas cesser de faire le bien. Le mot peut donc porter une sagesse : recevoir les accalmies comme dons, et rester fidèle quand elles manquent. La Bible enseigne les deux : Dieu apaise, et l’homme persévère.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “cesser” est un mot simple, mais on peut manquer sa fonction narrative : il marque un changement d’étape. La clarification utile est : παύω indique qu’un processus s’arrête (ou est arrêté). Exégétiquement, il faut repérer ce qui cesse : tempête, tumulte, plainte, action, etc. Cela évite un contresens moderne : lire la transition sans voir ce qu’elle permet. Souvent, quand le tumulte cesse, une parole peut être entendue, une communauté peut être affermie, une mission peut reprendre. On reste descriptif : qui fait cesser, ou est-ce que cela cesse “tout seul” ? Ainsi, le lecteur moderne voit l’autorité de Jésus quand il fait cesser une tempête : il commande. Et il voit aussi la providence quand un trouble cesse : une accalmie est donnée. Exégétiquement, le verbe apparaît aussi dans des exhortations négatives (“ne cessez pas”), où il appelle à la persévérance. Le lecteur moderne peut y trouver une leçon : ne pas arrêter la prière, ne pas arrêter l’amour, même si c’est long. Ainsi, παύω est un mot de rythme : arrêt et continuité. Il rend visible les respirations du récit et les appels à tenir. Le terme, simple, aide donc à lire la Bible comme une histoire où le chaos n’est pas éternel et où la fidélité est appelée à durer.

Courte description — (aide remplissage)

Cesser / s’apaiser / achever : mettre fin à une action; calmer (vents, tumulte). (Ac 20,1)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Ac 20,1, “quand le tumulte eut cessé” ouvre un moment de transition : Dieu donne des accalmies pour affermir et encourager l’Église.

Pièges lexicaux

Le verbe peut être transitif (faire cesser) ou intransitif (cesser). Bien noter si c’est une action qui s’arrête ou une action d’apaisement.

Usage biblique (mini)

Récit : tumulte cessé (Ac 20,1), vents apaisés (Lc 8,24). Discours : ne pas cesser d’enseigner/prier (Ac 5,42; Ep 1,16).

Antonymes / contrastes (FR)

continuer; persister; reprendre

Synonymes / proches (FR)

cesser; s’arrêter; finir; s’apaiser; achever

À ne pas confondre avec…

katapauō (faire cesser/mettre au repos) : autre verbe; hēsuchazō (se taire) : autre nuance.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

cesser

Versets clés (liste)

Lc 8,24; Ac 20,1; 1 Co 13,8

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3973

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

verbe racine (“pause”) (selon lueur)

Prononciation — (aide remplissage)

pow’-o

Translit. — NOYAU

pauo

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes