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charge — φορτίον — phortion

Sens (principal)

fardeau ; charge

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

φορτίον signifie charge, fardeau, et dans Mt 23,4 le mot sert à dénoncer une religion qui empile des charges sans aider à les porter. En Mt 11,30, il prend une tonalité inverse : le fardeau de Jésus est léger, parce qu’il est porté dans la relation et la grâce. Logiquement, φορτίον nomme ce qui pèse sur la vie : règles, culpabilité, obligations, souffrances, selon contexte. Le terme sert donc à comparer deux systèmes : un fardeau imposé de l’extérieur vs un fardeau partagé sous le joug de Jésus. Il rend l’Évangile concret : le Christ ne supprime pas toute charge, mais il change sa nature et sa manière d’être portée.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique dénonce les bergers qui n’aident pas le troupeau : ils exploitent au lieu de servir. Le fardeau évoque aussi le joug oppressif que Dieu brise (libération) et le repos sabbatique. Jésus s’inscrit dans cette critique prophétique : Dieu veut justice et miséricorde, pas oppression religieuse.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On peut conclure “toute exigence = fardeau”. Mt 23 vise plutôt des charges imposées sans compassion (contrôle, performance) qui écrasent. Phortion ici révèle une spiritualité toxique : demander beaucoup, aider peu. Clarification : l’obéissance du Royaume libère et porte, tandis que le légalisme écrase.

Courte description — (aide remplissage)

Fardeaux religieux : Jésus dénonce ce qui écrase au lieu d’aider. (Mt 23,4)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 23,4, Jésus reproche aux chefs religieux d’imposer des fardeaux lourds aux autres sans les aider. Le mot dévoile une religion centrée sur le contrôle et la performance, contraire au cœur de Dieu (miséricorde).

Pièges lexicaux

Ne pas réduire à “toute exigence est un fardeau”. Jésus critique des charges non bibliques et sans compassion. Garder la distinction : obéissance par amour vs performance écrasante.

Usage biblique (mini)

Charge/fardeau. Utilisé pour parler de ce qu’on porte (physique ou moral). Dans Matthieu, il sert à opposer un joug léger (Jésus) à des charges imposées par le légalisme.

Antonymes / contrastes (FR)

repos, aide, joug léger

Synonymes / proches (FR)

charge, poids, fardeau

À ne pas confondre avec…

ζυγός — joug (image proche) ; βάρος — poids/fardeau (autre mot)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

charge

Versets clés (liste)

Mt 23,4 ; Mt 11,30 ; Ga 6,2

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5413

Lemme / racine (optionnel)

Dérivé de phortos (charge) (selon lueur).

Prononciation — (aide remplissage)

phor-ti-on

Translit. — NOYAU

phortion

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 23,4, le co-texte accuse des chefs qui “chargent” les autres sans porter. Donc ne pas généraliser à toute obéissance biblique : ici, ce sont des contraintes religieuses écrasantes. Règle : repérer qui impose la charge et si elle est accompagnée d’aide/compassion ou non.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 11,28–30 — “fardeau/charge” (G5413) : la charge décrit le poids porté (souvent religieux/moral) dont Jésus promet le repos. L’indice est “fatigués et chargés”. - Mt 11,28–30 — Option A (charge = simple travail) / Option B (charge = joug oppressant) : le co-texte tranche vers B : Jésus oppose son joug doux aux charges lourdes.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre charge/fardeau : le mot désigne une charge portée, un fardeau. Dans Mt 23, il active l’univers religieux de l’oppression : exigences imposées sans aide, lourdeurs légales. En contraste (Mt 11,30), le fardeau de Jésus est léger : l’enjeu est le type de “charge” et le maître qui la donne.