Colère; irritation; accès de rage
θυμός signifie colère, fureur, élan de colère, souvent avec l’idée d’une montée intérieure qui explose. Le mot décrit une colère “chaude”, passionnée, parfois incontrôlée. Logiquement, θυμός est plus impulsif que ὀργή (colère plus posée) : il évoque l’emportement. Dans le NT, θυμός apparaît dans des listes de vices (colères) et aussi dans un registre de jugement (colère de Dieu), selon le contexte. Il met en relief la puissance destructrice de la colère : elle déborde et blesse. En somme, θυμός désigne l’emportement colérique : une fureur qui monte, et il appelle à une transformation du cœur vers la douceur, ou, dans le registre du jugement, il rappelle la gravité du mal sous la justice de Dieu.
L’AT reconnaît la colère humaine et en montre les dangers (Caïn), et il présente aussi la colère de Dieu comme justice contre le mal. La pensée sémitique comprend que l’emportement détruit la relation et mène à la violence; la sagesse appelle à la lenteur à la colère. Ainsi, θυμός résonne avec l’appel à la maîtrise : ne pas laisser la fureur gouverner. Dans le NT, cet appel est renouvelé : l’Esprit produit douceur et maîtrise de soi. La pensée sémitique aide donc à entendre la colère comme enjeu moral : soit elle se transforme en justice humble, soit elle devient fureur destructrice.
Aujourd’hui, la colère est soit justifiée (“c’est mon droit”), soit pathologisée. θυμός, bibliquement, met en lumière l’emportement : une colère qui déborde et détruit. Clarification : le NT ne nie pas l’injustice, mais il avertit contre la fureur qui gouverne. En prédication exégétique, θυμός permet de parler du cœur : apprendre à ne pas réagir par emportement, laisser Dieu juger, et agir avec justice. Le mot corrige un contresens moderne : croire que l’intensité émotionnelle rend juste. Le NT appelle à une colère maîtrisée ou transformée, et à la douceur.
Colère ardente / irritation : accès de rage, bouillonnement intérieur (opposé à la patience). (Ep 4,31)
Dans Ep 4,31, la colère (thymos) est à “disparaître du milieu de vous” car elle détruit la communion; la vie nouvelle implique pardon et bienveillance.
Distinguer θῡμός (colère “bouillonnante”, accès) de ὀργή (colère plus installée) selon le passage.
Colère/ardeur (bouillonnement). Dans Lc 12,49–53, l’accent du texte est sur la tension de l’accomplissement (baptême à accomplir), pas sur une colère contre les disciples.
douceur; patience; maîtrise de soi
colère; fureur; irritation
ὀργή (colère) : autre nuance; παροργισμός (irritation) : autre terme.
colère
Ep 4,31; Ap 14,10; Lc 12,49 (selon contexte)
G2372
lié à thuo (selon lueur)
thoo-mos'
thymos
Le mot désigne une colère bouillante, une fureur qui monte et peut exploser. - En contexte humain, il met en lumière l’emportement destructeur. - En contexte de jugement, il peut désigner la réponse sainte de Dieu au mal.