Coq.
ἀλέκτωρ signifie coq. Dans Lc 22,60, le coq chante immédiatement après le troisième reniement. Exégétiquement, le coq n’est pas un symbole à surcharger : il est un repère temporel précis, annoncé par Jésus (“avant que le coq chante…”). Sa fonction est narrative et vérifiable : il marque l’accomplissement exact de la parole de Jésus et clôt la séquence du reniement. La logique est : annonce prophétique de Jésus → pression croissante → reniements → coq → regard du Seigneur → souvenir → pleurs. Le coq est donc le “signal” de vérité : la parole de Jésus s’est réalisée, et Pierre ne peut plus se cacher derrière la peur. Ainsi, ἀλέκτωρ sert à lier prédiction et événement, et à déclencher le retournement intérieur du disciple. Le détail renforce la fiabilité de la parole de Jésus dans une heure d’obscurité et d’échec apparent.
La Bible utilise parfois des repères concrets de la création (aube, chant, nuit) pour situer des moments décisifs. Le coq, dans un monde ancien, annonce la transition nocturne vers le matin. Sans en faire une allégorie, la pensée sémitique peut percevoir une ironie narrative : au moment le plus sombre (trahison/reniement), un signal du matin retentit, et la vérité est révélée. Le coq, surtout, relie la parole du Seigneur à l’histoire : ce que Jésus a dit s’accomplit dans un repère concret. Ainsi, ἀλέκτωρ souligne une dimension biblique : Dieu situe sa parole dans le temps, et l’événement devient un rappel de la souveraineté et de la connaissance du Seigneur.
Le coq peut sembler “folklorique”, mais il sert une fonction narrative précise : c’est le signal annoncé par Jésus. Clarification : ce détail relie la parole du Seigneur et l’événement, et il rend le reniement irréfutable pour Pierre lui-même. En prédication exégétique, ἀλέκτωρ aide à montrer que la parole de Jésus n’est pas vague : elle est précise et elle se réalise dans un signe simple. Ce son ordinaire devient le déclencheur du souvenir et des pleurs, et donc le point de bascule vers la repentance.
Nom : coq (souvent dans les récits du reniement de Pierre).
Dans les récits de la passion, le chant du coq marque l’accomplissement de la parole de Jésus sur le reniement de Pierre.
Ne pas sur-symboliser : c’est d’abord un repère narratif concret qui souligne la fidélité de la parole de Jésus.
Mot concret (animal) qui devient un repère narratif : le chant du coq marque l’accomplissement de la parole de Jésus et confronte Pierre à son reniement.
silence ; oubli ; incrédulité (image)
coq
φωνή — voix/son (terme générique) ; ἀλέκτωρ vs autres oiseaux (détail)
coq
Mt 26.34,74–75; Mc 14.30,72; Lc 22.34,60–61; Jn 13.38; Jn 18.27
G0220
Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (alektor).
al-ek'-tore
alektor