Cause; motif; chef d’accusation; culpabilité (selon contexte). (αἴτιον — aition)
αἰτία (aitia) signifie « cause », « motif », et aussi « accusation » selon le contexte. Le nom désigne ce qui explique pourquoi quelque chose arrive (cause) ou ce qui est allégué contre quelqu’un (accusation, motif de reproche). Sa logique est explicative et parfois juridique : on cherche la raison, la responsabilité. Le garde-fou est de ne pas choisir une seule traduction fixe. αἰτία peut être la cause neutre d’un événement ou la cause au sens de “chef d’accusation”. Comprendre αἰτία, c’est donc comprendre un mot de justification : on donne un motif, on établit une raison, on formule une accusation. Lexicalement, le terme relie un fait à un pourquoi. Il se distingue d’un simple sentiment : il vise une raison articulable. Ainsi, αἰτία rend visible l’idée de responsabilité : si la cause est attribuée à quelqu’un, on touche au reproche. Le contexte déterminera si l’accent est causal (explication) ou judiciaire (accusation), mais le noyau demeure : la cause/motif qui explique ou qui incrimine. Le mot invite à regarder : quelle est la cause, et comment est-elle établie ?
L’Ancien Testament relie souvent les événements à des causes morales : injustice, idolâtrie, infidélité produisent des conséquences. La sagesse cherche aussi les causes pratiques : pourquoi la voie du fou mène à la ruine, pourquoi la vérité protège. Cet arrière-plan éclaire αἰτία : “cause” peut toucher à la responsabilité devant Dieu. La Bible connaît aussi la scène judiciaire : accusations, témoins, motifs de condamnation. Une accusation doit être fondée; la Loi exige des témoins et condamne les faux témoignages. Ainsi, la cause/accusation n’est pas un prétexte : elle doit être vraie. Pour un lecteur moderne, cet horizon corrige une lecture où la causalité serait seulement mécanique. Bibliquement, la cause peut être morale : un acte entraîne une conséquence. Et l’accusation touche la justice : établir la cause, c’est établir la responsabilité. αἰτία, lu dans cet arrière-plan, renvoie donc à un motif explicatif ou incriminant : une raison invoquée pour expliquer ou juger. Le mot rappelle l’importance de la vérité dans l’attribution des causes : accuser sans fondement est injustice. Ainsi, la cause doit être examinée, et la responsabilité doit être établie avec droiture.
Le lecteur moderne emploie “cause” pour l’explication et “accusation” pour le tribunal. αἰτία peut signifier les deux. La clarification est de garder cette flexibilité : le mot désigne le motif qui explique ou qui incrimine. Un contresens fréquent est de traduire toujours par “accusation” et de perdre l’idée de cause, ou l’inverse. Lexicalement, αἰτία relie un fait à un pourquoi. Un autre contresens est de traiter la cause comme une opinion. Le terme suppose une raison articulable, parfois défendable. Pour un lecteur moderne, αἰτία aide à comprendre la notion de responsabilité : dire la cause peut signifier expliquer, mais aussi attribuer une faute. Il invite à regarder les preuves : qu’est-ce qui fonde cette cause ou cette accusation ? Comprendre αἰτία, c’est donc comprendre un mot de motif : cause/raison, et parfois chef d’accusation. Le contexte décidera si l’on cherche à comprendre un événement ou à juger une personne. Dans tous les cas, le noyau est : le motif qui relie et explique, ou qui sert de base à un reproche.
Nom : motif/raison; ou chef d’accusation (cause retenue) selon contexte.
Dans des contextes de procès : on cherche un motif; ou en explication : la cause.
motif; chef d’accusation; raison
coupable
Mt 27,37; Jn 18,38; Ac 13,28
G0158
aition
Distinguer (A) “cause/motif” (raison) et (B) “chef d’accusation/culpabilité” (juridique). Dans les récits de procès, c’est souvent B. Ne pas réduire à “coupable” comme adjectif : c’est souvent le motif/la charge.
Registre judiciaire : cause d’accusation, motif d’un verdict. Peut aussi être registre logique : cause/raison d’un événement.