Mc 4,7; Mc 4,18-19
G4075
Épine; ronce; plante épineuse.
Les épines évoquent la malédiction de Genèse (sol qui produit épines) et le langage des prophètes (stérilité, jugement). Sur la tête de Jésus, les épines peuvent être lues comme signe : le Messie porte la malédiction. Marc n’en fait pas une spéculation, mais l’arrière-plan donne une profondeur : Jésus assume la ruine du monde pour sauver.
ἄκανθα signifie “épine”. Dans Marc 15, les épines structurent la moquerie : couronne d’épines → faux hommage → souffrance. Le mot sert à rendre la royauté de Jésus paradoxale : roi couronné dans l’humiliation.
On voit l’épine comme un détail cruel. Clarification : Marc la place au centre de la moquerie royale : l’humanité ridiculise le Roi, et pourtant c’est ainsi que le salut s’accomplit. La couronne d’épines révèle un royaume par la souffrance.
Dans Marc 4, ἄκανθα désigne les épines qui étouffent la semence; Jésus l’applique aux soucis et attraits qui étouffent la Parole.
Registre agriculture/obstacle : végétation qui concurrence et étouffe. Dans Marc, image des préoccupations et désirs qui empêchent la Parole de porter du fruit.
épines; ronces
Dans Marc 4,7 : épines qui étouffent la semence. Règle : garder l’image agricole et l’explication (soucis, richesses, désirs).
Moraliser hors de l’explication de Jésus : le texte donne les correspondances (soucis, richesses, convoitises).
Étouffer = processus graduel; pas un rejet immédiat mais une concurrence.