garder le silence; se taire
ἡσυχάζω signifie garder le silence, se tenir tranquille, être au repos, cesser l’agitation. Le verbe décrit une cessation de mouvement ou de parole : on se calme, on se tait, on demeure. Logiquement, ἡσυχάζω peut exprimer une paix volontaire (se tenir en repos) ou une immobilité imposée, selon le contexte. Dans le NT, il peut servir à décrire une attitude d’écoute, de respect, ou de soumission à l’œuvre de Dieu : se taire et laisser Dieu agir. Il peut aussi exprimer un repos après une activité. En somme, ἡσυχάζω désigne le calme/silence : arrêter l’agitation pour demeurer dans une tranquillité qui peut favoriser l’écoute et la confiance, et qui contraste avec le tumulte et la précipitation.
La Bible appelle souvent au silence devant Dieu : “taisez-vous et sachez que je suis Dieu”, “attends en silence le Seigneur”. La pensée sémitique comprend le silence comme acte de foi : cesser de se justifier, cesser de s’agiter, et attendre la délivrance de Dieu. Les psaumes décrivent une âme apaisée comme un enfant sevré. Ainsi, ἡσυχάζω résonne avec l’attente confiante : se taire pour écouter et pour laisser Dieu être Dieu. Le silence peut aussi être lié à la repentance : reconnaître et ne pas contester. La pensée sémitique aide donc à entendre ce verbe comme une spiritualité d’attente : paix non parce que tout va bien, mais parce que Dieu est fidèle.
Aujourd’hui, le silence est rare et parfois perçu comme vide. ἡσυχάζω, bibliquement, met en avant une tranquillité qui sert l’écoute et la confiance. Clarification : se taire n’est pas passivité; c’est parfois un acte de foi qui renonce au contrôle et à l’agitation. En prédication exégétique, ἡσυχάζω permet de parler d’un cœur apaisé : apprendre à cesser de réagir immédiatement, et à attendre la sagesse de Dieu. Le mot corrige un contresens moderne : croire que l’efficacité exige toujours agitation. Le texte biblique valorise aussi la tranquillité. Ainsi, ἡσυχάζω met en avant une paix choisie : se tenir en silence devant Dieu pour mieux obéir.
Verbe : se taire / garder le silence. Dans un débat, peut marquer un refus de répondre ou une incapacité à contredire.
Dans Lc 14,4, le verbe décrit le silence des docteurs/pharisiens quand Jésus demande s’il est permis de guérir le jour du sabbat : ils ne répondent pas, puis Jésus guérit.
Ne pas lire le silence comme accord automatique : il peut être gêne, peur, ou stratégie.
Décrit le fait de garder le silence/ne pas répondre. Souvent dans des scènes où une question met à nu une incohérence : le silence devient un aveu implicite ou une esquive.
répondre; parler; confesser
se taire; garder le silence
garder le silence
Lc 14,4; Ac 11,18
G2270
hesuchazo
- Silence prudent, silence embarrassé, ou refus de répondre : le co-texte tranche. - Dans Lc 14,4, silence = incapacité à justifier le légalisme face à la guérison.
Registre débat/controverse : absence de réponse face à une question qui expose. Le silence souligne une tension morale (légalité vs compassion) et prépare l’acte de Jésus.