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douter — διστάζω — distazō

Sens (principal)

douter; hésiter

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

διστάζω signifie hésiter/douter au sens de vaciller entre deux options. Dans Mt 14,31, le mot sert à analyser une foi interrompue : Pierre commence bien, puis la perception du vent divise son attention, et il vacille. En Mt 28,17, le verbe décrit une réponse mixte : adoration réelle, mais hésitation encore présente; la logique montre que la mission est donnée à des disciples en croissance, non à des héros parfaits. Le terme met donc en lumière une foi “partagée” : ce n’est pas un refus total, mais une oscillation. Il sert à inviter à recentrer : l’hésitation naît quand le regard quitte la parole de Jésus. διστάζω rend la fragilité visible, pour conduire vers la confiance.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique connaît un cœur partagé : hésiter entre confiance et peur. Les psaumes décrivent l’âme troublée, puis ramenée à l’espérance par la parole de Dieu. L’image : apprendre la foi au milieu de la fragilité, être relevé par le Seigneur.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On confond doute et rébellion. Distazō est plutôt un vacillement : la foi est là, mais elle tremble. Clarification : Jésus ne laisse pas Pierre couler; il corrige et relève. Le passage invite à reconnaître le doute, à crier vers Jésus, et à laisser la confiance grandir.

Courte description — (aide remplissage)

Douter / hésiter : vaciller entre deux options, manquer d’assurance (Mt 14,31).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 14,31, le doute n’est pas un débat intellectuel abstrait : c’est une foi qui vacille sous la peur. Jésus saisit Pierre et le recentre sur la confiance.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec apisteō (incrédulité). Ici, c’est plutôt l’hésitation/le vacillement, pas nécessairement un refus total de croire.

Usage biblique (mini)

Mt 14,31 : doute au milieu de la tempête. Mt 28,17 : certains doutent malgré l’adoration. Montre la faiblesse humaine et la patience de Jésus.

Antonymes / contrastes (FR)

croire; être assuré; avoir confiance

Synonymes / proches (FR)

douter; hésiter; vaciller

À ne pas confondre avec…

apisteō (ne pas croire); diakrinō (douter/discerner selon contexte).

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

douter

Versets clés (liste)

Mt 14,31; Mt 28,17

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1365

Lemme / racine (optionnel)

de dis (deux) (selon lueur)

Prononciation — (aide remplissage)

dis-tad'-zo

Translit. — NOYAU

distazō

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 14, le co-texte (Pierre commence à couler, Jésus le saisit) montre que le doute est un vacillement au milieu d’une peur, pas une incrédulité totale. Dans Mt 28, le co-texte dit que certains adorent et pourtant doutent : c’est une hésitation face à l’ampleur de ce qu’ils voient, pas forcément un refus de croire. Donc, éviter de traduire automatiquement par “ne pas croire” (apisteō). Règle : regarder les gestes (couler/adorer) et la réponse de Jésus pour fixer la nuance.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 14,31 — “douter” (G1365) : hésiter entre confiance et peur (“petite foi”). L’indice est Pierre qui s’enfonce. - Mt 28,17 — Option A (douter = incrédulité totale) / Option B (douter = hésitation malgré l’adoration) : le co-texte tranche vers B : “ils l’adorèrent, mais quelques-uns doutèrent”.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre foi/expérience : le mot décrit une hésitation intérieure face à une situation qui demande confiance (tempête) ou face à un événement déroutant (présence du Ressuscité). Il touche au registre de la perception et de la réaction du cœur (vacillement), pas à un raisonnement abstrait. Le mot met en scène une foi réelle mais instable.