Profondeur; fond; profondeur de la mer (selon contexte).
βάθος (“profondeur”) sert de variable causale dans Mc 4,5–6 : peu de profondeur → racines superficielles → croissance rapide → soleil → dessèchement. Le mot explique l’échec : ce qui manque n’est pas l’élan initial, mais la capacité à tenir (racine). Il diagnostique la stabilité : la profondeur conditionne l’enracinement et donc la durée. La logique est presque “mécanique” : Marc relie explicitement la superficialité du sol à la superficialité de la racine, puis à l’effondrement sous la chaleur. Ainsi, βάθος sert d’outil d’interprétation : le lecteur doit repérer la cause cachée derrière un succès apparent (pousse vite).
L’AT relie profondeur/racine à fidélité : arbre planté près des eaux, racine qui porte du fruit. La profondeur symbolise la place intérieure où la Parole descend, s’installe, transforme; sans profondeur, on reçoit mais on ne garde pas. La parabole rejoint l’alliance : la Parole doit s’enraciner pour produire une fidélité durable, sinon l’épreuve révèle l’absence d’enracinement. La pensée sémitique ajoute une dimension de “mémoire” : ce qui est profond demeure et résiste au temps; ce qui est superficiel se laisse emporter par les circonstances. Ainsi, la profondeur devient un langage d’alliance : Dieu cherche une fidélité qui traverse la chaleur, pas une adhésion qui disparaît au premier coût.
“Profondeur” n’est pas d’abord intensité émotionnelle ou sophistication intellectuelle; c’est persévérance. Le texte décrit un mécanisme : enthousiasme initial ne suffit pas sans enracinement. La profondeur se cultive par compréhension, patience, obéissance, communauté, prière; la foi de surface s’effondre quand vient la chaleur. Clarification : l’épreuve (soleil) n’est pas anormale; elle révèle ce que la profondeur a ou n’a pas permis de former. Pour aujourd’hui, cela appelle une stratégie de croissance : privilégier des pratiques qui font racine (Parole, prière, obéissance concrète) plutôt que de chercher uniquement des expériences rapides.
Dans le passage de Marc 4, 5‑6, le mot βάθος désigne la profondeur manquante du sol, illustrant qu’un enracinement superficiel ne suffit pas face à l’épreuve.
Dans Marc 4, βάθος désigne la profondeur (du sol) manquante, image d’un enracinement insuffisant face à l’épreuve.
Passer directement au figuré sans base : le texte commence par une image agricole concrète (profondeur du sol).
Dans la parabole du semeur : manque de profondeur du sol → absence de racine durable.
profondeur; fond
profondeur
Mc 4,5-6
G0899
bathos
Dans Marc 4,5-6 (selon péricope), idée de terre sans profondeur (parabole du semeur). Règle : relier au contraste ‘racine / profondeur’ et à l’image d’une foi superficielle qui ne tient pas.
L’image met l’accent sur la durabilité : ce qui est superficiel ne résiste pas.
Registre sol/croissance : profondeur (du sol) qui permet l’enracinement. Dans Marc, sert d’image pédagogique : sans profondeur, la plante ne dure pas sous l’épreuve.