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tristesse — λύπη — lupe

Sens (principal)

tristesse; chagrin; affliction (douleur intérieure)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

λύπη signifie tristesse, peine, affliction intérieure. Dans Lc 22,45, Luc précise que les disciples sont “endormis de tristesse”. Le mot n’est donc pas un diagnostic psychologique inventé : il est donné par le texte pour expliquer leur état. Exégétiquement, λύπη relie la faiblesse (sommeil) à une cause : la tristesse pèse au point d’éteindre la vigilance. Cela éclaire l’exhortation répétée de Jésus à prier : le danger n’est pas seulement externe (arrestation), il est interne (accablement). Le terme fonctionne aussi comme contraste narratif : Jésus est en agonie et prie; les disciples, sous le poids de la tristesse, s’endorment. Luc montre ainsi une dissymétrie : Jésus veille, eux fléchissent. La logique du passage n’est pas de condamner sans nuance, mais de révéler le besoin de vigilance dans l’épreuve. λύπη devient alors un élément de la scène : elle explique le comportement des disciples et accentue l’isolement de Jésus dans la prière. Le mot s’inscrit dans une théologie de l’épreuve : la tristesse peut devenir un lieu de tentation (cesser de prier, s’abandonner), d’où l’ordre de veiller et de prier.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible connaît la tristesse comme expérience réelle du cœur, souvent liée à l’épreuve, à la peur ou à la perspective de perte. Les Psaumes décrivent la “lourdeur” de l’âme, la nuit de l’affliction, et la tentation de se taire plutôt que de crier à Dieu. La pensée sémitique ne nie pas la tristesse; elle la met en relation avec la prière : on déverse son cœur devant Dieu. Dans Luc 22, les disciples sont accablés, et leur tristesse se traduit par le sommeil, ce qui rappelle un motif biblique : quand le cœur est lourd, la vigilance fléchit. Le contraste avec Jésus renvoie à une autre dynamique biblique : le juste en détresse prie, il lutte devant Dieu et s’en remet à sa volonté. Ainsi, λύπη, dans ce passage, n’est pas seulement émotion; elle devient un enjeu spirituel : la tristesse peut enfermer, ou conduire à chercher Dieu. Luc montre que, dans l’heure de l’épreuve, la tristesse des disciples les rend vulnérables, tandis que la prière de Jésus demeure le lieu d’obéissance.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans une lecture moderne, “tristesse” peut être psychologisée ou au contraire minimisée (“ils sont juste fatigués”). Luc la nomme explicitement : endormis de tristesse. Clarification : le texte ne demande pas de juger moralement une émotion, mais de voir comment l’accablement affecte la vigilance. Pour la prédication exégétique, λύπη aide à lire la scène : la tristesse explique le sommeil, et le sommeil expose à la tentation, d’où la répétition de l’appel à prier. On reste dans le récit : Jésus lutte dans la prière, les disciples fléchissent, et le texte révèle la fragilité humaine dans l’heure de la passion. Cela permet de comprendre la tension sans faire une application thérapeutique : l’enjeu est l’obéissance et la vigilance au moment où l’histoire du salut se joue.

Courte description — (aide remplissage)

Nom : tristesse / chagrin / peine (douleur intérieure). Le co-texte précise si c’est une affliction, un deuil, ou une tristesse liée à la repentance.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans le passage, λύπη désigne une tristesse/peine ressentie. Le co-texte précise si elle est liée à une perte, à une épreuve, ou à une repentance.

Pièges lexicaux

Le co-texte précise : tristesse ‘selon Dieu’ (repentance) vs tristesse ‘selon le monde’. Ne pas moraliser toute peine.

Usage biblique (mini)

Utilisé pour la peine/tristesse ressentie; selon les textes, peut être opposé à la joie/consolation, ou distingué (tristesse “selon Dieu” qui mène à la repentance vs tristesse “selon le monde”).

Antonymes / contrastes (FR)

joie; consolation

Synonymes / proches (FR)

tristesse; chagrin; peine; affliction

À ne pas confondre avec…

πένθος (deuil) : autre terme; κλαίω (pleurer) : geste visible; λύπη = peine intérieure.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

tristesse

Versets clés (liste)

Jn 16,20-22; 2 Co 7,10; 1 P 1,6

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3077

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

λύπη

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

lupe

Vérifiable
Champs sémantiques
FoiGrâcePéché
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Nom : tristesse/chagrin. L’indice est la cause (perte, péché, repentance). Ne pas confondre avec ‘peur’ ou ‘colère’. Parfois, le NT distingue une tristesse selon Dieu (qui conduit à la repentance) d’une tristesse du monde (qui mène à la mort). Lire le contexte avant de qualifier.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Peut être une tristesse ‘selon Dieu’ (qui mène à la repentance) ou ‘selon le monde’ (qui mène à la mort), selon le co-texte. - Peut aussi être une peine liée à une épreuve, transformée en joie par la promesse (Jn 16).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre émotion/cœur : douleur intérieure, peine. Dans les lettres, peut être pastoral (peine) ou spirituel (tristesse conduisant à repentance).