estropié; infirme; handicapé (physiquement)
ἀνάπηρος (anaperos) est un adjectif qui décrit une infirmité (estropié). Dans Lc 14, il apparaît dans une liste (pauvres, estropiés, boiteux, aveugles) qui sert l’argument de Jésus : ne pas inviter selon la réciprocité, mais selon la miséricorde. Le grec fonctionne ici comme un “marqueur d’exclusion sociale” : ces personnes sont celles qu’on n’invite pas par intérêt, justement parce qu’elles ne peuvent pas rendre. Le mot contribue donc à la logique du Royaume : grâce gratuite, honneur renversé, accueil des vulnérables. Il ne s’agit pas d’une métaphore abstraite; c’est une catégorie concrète qui rend l’enseignement vérifiable.
L’arrière-plan biblique relie la justice à la manière de traiter les faibles : l’alliance de Dieu se voit dans la compassion et la protection (ne pas mépriser le vulnérable). Les prophètes dénoncent une religion qui oublie le pauvre et l’affligé, et les Psaumes montrent Dieu comme défenseur des faibles. Le thème du “banquet” et du rassemblement final inclut des personnes que la société laisse à l’écart : Dieu fait place à ceux qui n’ont pas de place. Dans cette mentalité, inviter l’infirme n’est pas un geste paternaliste : c’est agir selon la justice de Dieu. Et la restauration messianique (promesses de guérison) rappelle que Dieu ne méprise pas les corps brisés : il relève. Ainsi, la liste de Lc 14 est une image d’alliance : la grâce de Dieu accueille et honore ceux qui ne peuvent rien rendre.
On peut lire ces mots comme une “liste de catégories”. Clarification : Jésus vise une logique de cœur (ne pas inviter pour recevoir) et une pratique concrète (ouvrir sa table à ceux qui sont exclus). Le terme rappelle que la grâce n’est pas transactionnelle. Il faut aussi garder un ton digne : l’Évangile ne réduit pas une personne à son handicap, mais il reconnaît une vulnérabilité réelle que Dieu n’ignore pas.
Adjectif : estropié / infirme (handicap physique). Dans Lc 14, Jésus l’utilise dans l’appel à inviter ceux qui ne peuvent rendre, image de grâce.
Dans le passage, ἀνάπηρος décrit une personne estropiée/infirme. Le co-texte précise s’il s’agit d’une catégorie de personnes à accueillir (banquet) ou d’une personne guérie.
Éviter les formulations méprisantes. Distinguer description médicale et valeur de la personne.
Terme descriptif pour une personne infirme/estropiée. Dans Lc 14, il apparaît dans l’enseignement sur l’hospitalité : inviter ceux qui ne peuvent rendre, reflet d’une grâce non intéressée.
sain; valide
infirme; estropié; handicapé (physiquement)
χωλός (boiteux) : marche limitée; τυφλός (aveugle) : vue; παραλυτικός (paralysé) : autre infirmité
estropiés
Lc 14,13; Lc 14,21
G0376
a-NA-pè-ros (approx.)
anaperos
Terme descriptif : infirmité/handicap. L’indice est le contexte (inviter les estropiés, guérisons). Garder un ton respectueux, sans réduire la personne à l’état. Ne pas tirer une conclusion spirituelle (‘péché’) sans texte : c’est souvent social (exclusion) et miséricorde.
- Lc 14,13.21 — inviter les pauvres, estropiés, boiteux, aveugles : inclusion; indice : banquet/parabole.
Registre santé et inclusion : désigne une personne avec infirmité. Dans les évangiles, peut apparaître dans l’appel à inviter/accueillir les exclus et dans les scènes de compassion.