Dieu annonce que Nabuchodonosor recevra l’Égypte comme salaire pour son travail contre Tyr, car son armée a peiné dans le siège. Dieu lui donnera la richesse de l’Égypte comme rémunération. Puis Dieu promet : en ce jour, il fera pousser une corne à la maison d’Israël et ouvrira la bouche d’Ézéchiel au milieu d’eux. Le passage relie la géopolitique et la souveraineté de Dieu : il donne les nations comme compensation. Il introduit aussi un signe d’espérance pour Israël au cœur des jugements. Il marque une transition vers la restauration. Il montre que Dieu dirige les puissances pour ses desseins.
Le texte affirme que les empires sont des instruments sous la main de Dieu : il distribue « salaire » et butin. Cela renverse l’idée d’autonomie des puissances. La promesse de la « corne » signale un relèvement d’Israël, au moins comme signe de force et d’espérance. L’ouverture de la bouche du prophète souligne l’accomplissement : la parole est confirmée par l’histoire. La péricope vise à montrer que Dieu gouverne les nations et qu’il garde une espérance pour son peuple, même au milieu du jugement.
Après des campagnes coûteuses, Dieu annonce la redistribution des nations et introduit un signe de relèvement pour Israël. Le problème est la question de l’espérance au milieu des jugements et de l’emprise des empires.
Le motif de la « corne » comme relèvement est repris dans le NT (Lc 1,69). En Christ, Dieu suscite une force salvatrice durable et confirme sa souveraineté sur l’histoire, accomplissant les promesses de relèvement du peuple de Dieu.
Dn 2,21; Ps 75,8; 1S 2,10; Lc 1,69
Montrer que Dieu donne l’Égypte comme salaire et qu’il fait pousser une corne pour Israël. La visée est de lier souveraineté divine et espérance concrète, confirmée par l’ouverture de la bouche du prophète.