🇬🇷

faire du bien — ἀγαθοποιέω — agathopoieo

Sens (principal)

Verbe : faire du bien, agir de manière bonne, bénéfique et juste envers autrui.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, ἀγαθοποιέω (“faire du bien”) est un verbe d’action morale concrète : il ne décrit pas une intention vague, mais un acte qui produit du bien. La logique du passage contraint la nuance : faire du bien peut signifier secourir, guérir, agir avec bonté, accomplir ce qui est juste. Souvent, le verbe apparaît dans des discussions où Jésus confronte une lecture légaliste : est-il permis de faire du bien ? Dans ce cadre, ἀγαθοποιέω sert un raisonnement simple : la volonté de Dieu ne peut pas être opposée au bien concret. Exégétiquement, le mot met en lumière une polarité : faire du bien ou faire du mal, sauver une vie ou la perdre. La nuance utile est donc : accomplir une action bénéfique et juste, en face d’une situation réelle. Pour comprendre, il faut suivre le co-texte : quel bien est en jeu ? guérison, aide, délivrance ? Et quel est le conflit ? Le verbe révèle souvent l’hypocrisie : certains préfèrent défendre une règle au détriment du bien. Ainsi, ἀγαθοποιέω devient un repère de discernement : on juge une piété à sa capacité de faire le bien. Le mot ne justifie pas n’importe quoi ; il renvoie à un bien conforme au caractère de Dieu. Exégétiquement, il faut donc rester sobre : le texte oppose deux chemins, et “faire du bien” est présenté comme évident. Le verbe sert à montrer que le royaume de Dieu se manifeste par des actes de bonté qui restaurent. Faire du bien, ici, n’est pas une option secondaire : c’est la cohérence même de la volonté de Dieu face à la souffrance et au besoin.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, faire le bien est lié à la justice et à la miséricorde. Le repère principal est simple : Dieu aime le bien, il veut la droiture, et il appelle son peuple à secourir le faible. L’AT n’oppose pas culte et bonté : au contraire, les prophètes dénoncent un culte sans justice. Ce repère éclaire ἀγαθοποιέω dans un débat évangélique : si la loi de Dieu sert à protéger la vie, alors faire du bien est au cœur de la fidélité, non en dehors. L’AT souligne aussi le sabbat comme don de repos et de bien, non comme instrument d’oppression. Si un écho est utile, il reste bref : “apprendre à faire le bien” et “pratiquer la justice”. Ainsi, faire du bien n’est pas une “exception” ; c’est une expression de l’alliance. L’exégèse reste sobre : on suit la scène où Jésus pose une question morale claire, mais l’arrière-plan AT donne la cohérence : Dieu n’a jamais voulu qu’une règle empêche la compassion. Faire du bien, dans l’univers biblique, c’est agir selon le caractère de Dieu : bonté, justice, secours. Le verbe rejoint donc une logique prophétique : la vraie fidélité se voit dans le bien concret, surtout envers ceux qui ne peuvent pas se défendre. Ainsi, ἀγαθοποιέω devient un repère d’univers biblique : bonté active, justice vécue, et refus d’une religion qui bloque la miséricorde.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “faire du bien” peut sonner comme une formule morale générale, presque sentimentaliste. Le risque est de la lire comme une invitation vague à être gentil, sans voir le contexte polémique et concret. La clarification utile est : dans les évangiles, ἀγαθοποιέω est souvent placé dans une alternative tranchée (faire du bien / faire du mal), et il renvoie à une action précise (secourir, guérir). Exégétiquement, cela sert à révéler la cohérence du royaume : une règle ne doit pas être utilisée pour empêcher le bien. Cela évite un contresens moderne : opposer “loi” et “bonté” comme si Jésus rejetait toute loi. Le passage montre plutôt que la volonté de Dieu est fondamentalement bonne et orientée vers la vie. On reste descriptif : quel bien est empêché, et par qui ? Le verbe met en lumière la responsabilité : ne pas faire le bien quand on le peut peut devenir une dureté coupable. Ainsi, ἀγαθοποιέω n’est pas un slogan ; c’est un critère de discernement : la vraie piété se reconnaît à la bonté active. Le lecteur moderne peut alors lire ce verbe comme une correction : l’éthique biblique n’est pas théorique, elle se mesure à l’acte concret. Faire du bien devient une manière de dire : agir selon Dieu, là où la vie est en jeu. Et l’évangile invite à cette cohérence, même quand cela dérange des habitudes religieuses ou sociales.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe de bonté active. Il désigne une action concrète qui sert la vie, la justice ou la restauration.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans les occurrences liées à cette fiche, ἀγαθοποιέω désigne l’acte de faire concrètement le bien selon la volonté de Dieu, même lorsqu’une opposition s’y oppose.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire le verbe à une gentillesse vague. Il parle d’actes réels et moralement bons.

Usage biblique (mini)

Le verbe sert à qualifier des actes de bonté concrète, parfois posés en contraste direct avec le mal ou l’hostilité.

Antonymes / contrastes (FR)

faire du mal ; nuire ; agir injustement

Synonymes / proches (FR)

faire le bien ; agir bien ; secourir

À ne pas confondre avec…

Une simple bonne intention intérieure. Ici, le mot désigne une bonté mise en acte.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

faire du bien

Versets clés (liste)

Mc 3,4 ; Lc 6,9 ; 1 Pi 3,17

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0015

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

ἀγαθοποιέω

Prononciation — (aide remplissage)

a-ga-tho-poï-é-o

Translit. — NOYAU

agathopoieo

Vérifiable
Champs sémantiques
JusticeGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : accomplir une action bénéfique concrète. Option B : agir conformément au bien voulu par Dieu dans une situation donnée. Les contextes liés tiennent souvent les deux ensemble : le bien n’est pas vague, il se manifeste dans un acte juste, parfois en tension avec des oppositions religieuses ou hostiles.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mc 3,1–6 et Lc 6,6–11 : le verbe intervient dans la question de Jésus sur le sabbat. La nuance dominante est celle du bien concret qui sauve et restaure. - Lc 6,27–36 : le terme s’inscrit dans l’éthique des ennemis aimés et du bien rendu sans retour attendu. - 1 Pi 3,13–17 : le verbe apparaît dans le cadre d’une conduite droite qui accepte même de souffrir pour avoir fait le bien.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre éthique et relationnel. Il appartient à l’univers des actes concrets qui révèlent une vraie bonté, qu’il s’agisse de guérir, de secourir ou de répondre au mal par le bien. Le verbe fait passer la bonté dans l’action.