Verbe : annoncer, rapporter, faire savoir à d’autres ce qui a été vu, entendu ou constaté.
Dans les évangiles, ἀπαγγέλλω (“faire savoir”, “rapporter”, “annoncer”) est un verbe de transmission : on porte une information d’un lieu à un autre, d’une personne à une autre. La logique du passage contraint la nuance : s’agit-il de rapporter un fait (rumeur, événement), d’annoncer une nouvelle importante, ou de témoigner de ce que l’on a vu ? Le verbe met souvent en jeu une chaîne : quelqu’un voit ou apprend, puis “fait savoir” à d’autres. Exégétiquement, ἀπαγγέλλω souligne que l’évangile est un message communiqué : il y a du “dire” qui circule, et ce qui circule peut produire foi, opposition, ou malentendu. La nuance utile est donc : transmettre fidèlement une information, faire rapport. Pour comprendre, il faut suivre : qui rapporte ? à qui ? et dans quel but ? Informer, alerter, accuser, témoigner ? Dans des récits, ce verbe peut déclencher un conflit (on rapporte aux autorités) ou un mouvement (on annonce et les foules viennent). Ainsi, ἀπαγγέλλω sert la dynamique narrative : la parole circule et change la situation. Exégétiquement, le verbe peut aussi éclairer la mission : annoncer ce que Dieu a fait. Mais le contexte décidera si c’est témoignage ou simple rapport. Le lecteur doit donc rester sobre : le verbe ne sacralise pas automatiquement ce qui est rapporté. Il peut s’agir d’un rapport vrai ou d’une dénonciation hostile. L’exégèse suit le co-texte : ce qui est annoncé, et ses effets. Le mot rappelle finalement une logique simple : la révélation ne reste pas privée ; elle est portée, racontée, et elle appelle une réponse. ἀπαγγέλλω est un verbe de relais : il fait passer l’histoire de bouche en bouche, et le récit avance.
Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, annoncer et rapporter est lié au témoignage : on “raconte les œuvres de Dieu”, on transmet de génération en génération, et les messagers portent des nouvelles. Le repère principal est simple : Dieu veut que ses actes soient racontés, afin que la foi se propage. Mais l’AT connaît aussi l’autre face : rapporter peut devenir accusation, dénonciation, rumeur. Ce repère éclaire ἀπαγγέλλω : faire savoir peut servir la vérité ou servir la manipulation, selon le cœur. L’AT insiste sur la vérité du témoignage : faux témoignage et calomnie sont condamnés, car ils détruisent. Si un écho est utile, il reste bref : “racontez” les œuvres de Dieu, et “ne portez pas de faux témoignage”. Ainsi, dans les évangiles, quand quelqu’un “fait savoir”, on doit regarder à quoi sert l’annonce : informer avec fidélité, ou alimenter un complot. L’arrière-plan AT aide à entendre l’enjeu moral : la parole transmise engage une responsabilité. L’exégèse reste sobre : on suit le passage, mais on comprend que la circulation des nouvelles n’est pas neutre. Dieu agit, et son œuvre doit être annoncée ; mais les hommes peuvent aussi annoncer contre la vérité. ἀπαγγέλλω devient donc un repère d’univers biblique : transmission et responsabilité. Ce verbe rappelle que la foi biblique vit aussi de mémoire partagée et de témoignage communiqué.
Pour un lecteur moderne, “faire savoir” peut évoquer la communication : messages, réseaux, rumeurs. Le risque est de lire ἀπαγγέλλω comme un simple détail narratif (“ils ont informé”) sans voir sa fonction. La clarification utile est : ce verbe décrit la circulation d’une nouvelle, et cette circulation est souvent ce qui fait bouger l’histoire. Exégétiquement, il faut donc repérer : qui informe qui, et quel effet cela produit ? Parfois cela attire des foules, parfois cela déclenche une opposition, parfois cela révèle une attitude du cœur (témoignage fidèle vs dénonciation). Cela évite un contresens moderne : croire que tout “annoncer” est forcément du témoignage spirituel. Dans le récit, ce peut être une rumeur ou une accusation. On reste descriptif : quel contenu est rapporté ? guérison, parole, transgression supposée ? Ensuite, on observe le résultat : foi, peur, hostilité, admiration. Ainsi, ἀπαγγέλλω devient un verbe de dynamique sociale : l’évangile se déroule dans une société où l’information circule, et cette circulation met Jésus en lumière. Pour le lecteur moderne, cela souligne aussi la responsabilité : transmettre une nouvelle peut construire ou détruire. Mais ici, on reste exégétique : le texte montre comment le message se propage et comment les réactions se forment. Le verbe rappelle finalement que le christianisme naît d’un “rapport” : des témoins ont fait savoir ce qu’ils ont vu. L’annonce, quand elle est fidèle, devient témoignage.
Verbe de transmission. Il sert à dire qu’une nouvelle, un fait ou un témoignage est porté d’une personne à une autre.
Dans les passages liés à cette fiche, ἀπαγγέλλω désigne l’acte de transmettre explicitement une nouvelle ou un témoignage afin qu’il soit reçu par d’autres.
Ne pas sacraliser automatiquement toute annonce portée par ce verbe. Le contexte peut viser un témoignage fidèle ou un simple rapport narratif.
Le verbe sert à faire circuler une nouvelle ou un témoignage, avec des effets narratifs ou spirituels selon les cas.
taire ; cacher ; retenir l’information
annoncer ; rapporter ; faire savoir
Une révélation intérieure silencieuse. Ici, le mot implique la transmission explicite d’une parole ou d’un fait.
faire savoir
Jn 20,18 ; Ac 12,17 ; Mc 16,10
G0518
ἀπαγγέλλω
a-pan-guel-lô
apaggello
Option A : rapporter une information ou un événement. Option B : annoncer un message porteur de témoignage. Les contextes liés montrent que le verbe peut servir aussi bien la circulation d’une nouvelle que la transmission d’un témoignage. Le co-texte détermine si l’annonce construit la foi, alerte, accuse ou informe simplement.
- Jn 20,11–18 et 1 Jn 1,1–4 : le verbe prend une forte valeur testimoniale, ce qui a été vu et rencontré étant communiqué. - Ac 12,12–17 et Ac 23,16–22 : la nuance est narrative et stratégique, une information est portée pour provoquer une réaction. - Mt 28,11–15, Mc 6,30–34 et Mc 16,9–20 : le verbe sert à la circulation d’un rapport qui influe sur les personnes et sur la suite de l’histoire.
Le mot active un registre de circulation de la parole et du témoignage. Il appartient à l’univers du récit, de l’annonce et du rapport transmis à d’autres. Le verbe fait avancer l’action en faisant passer une information.