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source — πηγή — pēgē

Sens (principal)

Source, fontaine; puits (well/spring/fountain).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le nom πηγή désigne une source, une fontaine, un point d’eau qui jaillit. Selon les passages, il peut être rapproché de l’idée de puits, mais l’accent de πηγή porte sur l’origine et le jaillissement. Dans Jean 4, le vocabulaire de l’eau sert de point d’appui à un dialogue : Jésus demande à boire, la femme parle du puits de Jacob, puis Jésus oriente vers “l’eau vive”. Logiquement, la scène suit une progression typiquement johannique : réalité concrète → malentendu → clarification → révélation. πηγή (avec le champ de l’eau) s’inscrit dans cette logique : le texte commence avec une soif réelle et un point d’eau réel, puis il ouvre vers une soif plus profonde. Il est important de noter que Jésus ne “fabrique” pas la métaphore : il l’explicite (“l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant jusque dans la vie éternelle”). La pensée grecque consiste donc à respecter l’enchaînement : la source physique sert de support à une parole qui révèle un don spirituel. Le garde-fou est de distinguer les termes et les indices : parle-t-on d’un lieu où l’on puise (profondeur, seau) ou d’une eau qui jaillit ? Jean joue sur ces réalités pour faire comprendre que Jésus offre une eau qui ne s’épuise pas. Ainsi, πηγή devient un mot de structure : il soutient une comparaison entre l’approvisionnement extérieur (venir puiser) et la vie intérieure (source en soi). Le mot met aussi en relief la permanence : une source jaillissante signifie une vie qui continue, pas un moment ponctuel. Dans la logique du passage, πηγή est donc lié à la satisfaction durable : ne plus revenir toujours à la même soif. Lire πηγή avec précision aide à entendre la promesse : Jésus ne propose pas seulement une aide extérieure, il donne une vie intérieure, reçue de Dieu, qui devient “source”. Le grec rend cette image dynamique : ce qui vient de Jésus devient un jaillissement. Ainsi, πηγή n’est pas seulement un décor de récit, c’est le point d’ancrage d’une révélation : Dieu donne une eau qui transforme la soif. Le lecteur est conduit à se demander : quelle est ma source ? et d’où est-ce que je puise la vie ?

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière-plan biblique, l’eau est un symbole vital : sans eau, pas de vie. Les prophètes parlent de Dieu comme de “la source des eaux vives”, et ils dénoncent le fait de quitter cette source pour des citernes fissurées. La source devient ainsi une image d’alliance : Dieu est l’origine, le soutien, la vie. Jean 4 s’inscrit profondément dans ce motif : Jésus ne donne pas seulement une parole morale, il se présente comme celui qui apporte la vie de Dieu. Un mot de vie auprès de Dieu, ici, est de reconnaître que nos soifs ne se remplissent pas par des puits humains. Nous creusons des puits : relations, succès, contrôle, religion même. Mais la Bible dit : seule la source de Dieu peut désaltérer durablement. La pensée hébraïque relie aussi l’eau à la purification : se laver, être pur, être restauré. Dans Jean, l’eau vive devient une image de renouvellement intérieur. Pour un lecteur occidental moderne, cela éclaire une tension : nous cherchons souvent des solutions extérieures à une soif intérieure. Or l’alliance vise le cœur. Jésus parle à une femme marquée par une histoire complexe, et il oriente vers un don qui touche la racine : une vie qui jaillit de Dieu. La source n’est pas seulement une ressource, c’est une relation : recevoir de Dieu et vivre auprès de Dieu. L’arrière-plan biblique rappelle aussi l’hospitalité et la rencontre au puits : plusieurs histoires d’alliance passent par des puits (rencontres, alliances, héritages). Jean 4 transforme cette scène en rencontre messianique : la source devient lieu de révélation. Ainsi, πηγή devient un mot de vie : revenir à Dieu comme source, quitter les citernes, et laisser Dieu faire jaillir une vie nouvelle. Ce n’est pas une fuite du réel; c’est une transformation du réel. Une source intérieure donne une stabilité quand l’extérieur change. Le mot de vie auprès de Dieu est donc : ne vis pas seulement en allant puiser sans cesse, vis en recevant une source. Dieu ne veut pas seulement te donner un peu d’eau; il veut devenir ta source. Cette image appelle à la confiance, à la repentance, et à l’adoration “en esprit et en vérité”.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le contresens moderne est de transformer “source d’eau vive” en métaphore vague de bien-être. La clarification biblique est plus précise : Jésus parle d’un don qui vient de lui, qui satisfait la soif profonde, et qui devient une source intérieure “jusque dans la vie éternelle”. Cela touche la relation à Dieu, pas seulement l’émotion. Un autre contresens est de spiritualiser en oubliant le concret : Jean 4 commence par une soif réelle et un point d’eau réel. Le texte montre comment Jésus part de la vie ordinaire pour révéler la vie de Dieu. Pour aujourd’hui, πηγή est très parlant : nous sommes en quête de sources. Nous cherchons où puiser l’énergie, la paix, le sens. Souvent, nos “puits” nous fatiguent : nous devons revenir, recommencer, recharger. Jésus promet une source : une vie qui ne dépend pas seulement des circonstances. Cela ne signifie pas l’absence de difficultés, mais une stabilité intérieure. Le mot peut aussi clarifier une distinction moderne : puiser et jaillir. Beaucoup de personnes vivent en mode survie : toujours aller puiser, toujours s’épuiser. L’Évangile propose une transformation : recevoir une vie qui jaillit. Concrètement, cela devient une relation avec Dieu nourrie par la foi, la prière, l’écoute, et l’obéissance. Enfin, ce mot protège d’un piège moderne : croire que le sens se trouve uniquement dans les choses extérieures. La “source” biblique est intérieure parce qu’elle vient de Dieu. Elle n’est pas auto-produite; elle est donnée. Cela évite aussi le narcissisme spirituel : ce n’est pas “ma source”, c’est un don. πηγή peut donc devenir un repère pastoral : aider quelqu’un à discerner ses soifs, à identifier ses puits, puis à recevoir le don de Jésus. La vie chrétienne n’est pas une série d’efforts pour se désaltérer; c’est une relation où l’on reçoit. Ainsi, la “source” n’est pas une image romantique, mais une promesse solide : Dieu peut changer la manière dont tu vis la soif, en devenant lui-même ta source.

Courte description — (aide remplissage)

Nom : source / fontaine; (selon contexte) puits ou source d’eau.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jean, désigne une source/puits comme réalité concrète (eau), et peut soutenir un contraste eau physique / eau vive selon le discours.

Pièges lexicaux

Ne pas remplir depuis un lexique sans indice de co-texte : repartir du passage lié et noter l’option retenue.

Usage biblique (mini)

Point d’eau : source/fontaine; dans Jean 4, repère du dialogue de Jésus avec la Samaritaine.

Antonymes / contrastes (FR)

(aucun direct)

Synonymes / proches (FR)

source; fontaine; puits (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

φρέαρ (puits) : autre terme; vérifier lequel le passage emploie et pourquoi.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

source

Versets clés (liste)

Jn 4,6; Jn 4,14

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4077

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

pè-guè (approx.)

Translit. — NOYAU

pēgē

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Alliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Règle : distinguer “puits” (on puise) et “source” (jaillit) selon les indices du passage. En Jean 4, rester sur le lieu concret (puits/source) et laisser Jésus expliciter la métaphore de l’eau vive; ne pas la fabriquer.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Dans Jean 4, la source/puits sert de point d’appui au dialogue (soif réelle → eau vive). - Le mot peut évoquer soit un puits creusé, soit une source jaillissante; le passage précise par la scène (puits de Jacob, profondeur, besoin de puiser).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre eau/lieu : source, fontaine, point d’eau. Dans Jean 4, s’insère dans un dialogue où le repère concret (puits/source) devient support d’un enseignement sur l’“eau vive”.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune