🇬🇷

foi fragile — ὀλιγόπιστος — oligopistos

Sens (principal)

de peu de foi

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ὀλιγόπιστος signifie “de peu de foi” et fonctionne comme qualificatif diagnostique : la foi est réelle mais petite, instable. Dans Mt 14,31, Jésus l’emploie pour analyser la chute de Pierre : il a commencé par la confiance, puis la peur a fragmenté la foi. Dans Mt 6,30, le mot sert à dénoncer l’anxiété : le souci révèle une foi trop courte pour s’appuyer sur la providence. Le terme structure donc une logique du cœur : peu de foi = lecture du réel dominée par le visible et l’urgence. Il n’écrase pas, il corrige : il appelle à élargir la confiance en se rappelant qui est Dieu.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière-plan d’Israël, la petite foi correspond au murmure au désert : oublier les délivrances passées et craindre le présent. Jésus forme les disciples à la mémoire de Dieu : apprendre à interpréter la situation à partir de la présence du Seigneur, non à partir de la menace.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

“Peu de foi” n’est pas “zéro foi”. Clarification : c’est une foi authentique mais dominée par l’inquiétude. Le but de Jésus n’est pas d’écraser, mais de déplacer l’attention des circonstances vers sa parole et sa fidélité.

Courte description — (aide remplissage)

“Peu de foi” : foi réelle, mais fragile; Jésus appelle à la confiance plutôt qu’à la peur. (Mt 14,31)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Chez Matthieu, “de peu de foi” décrit souvent des disciples déjà proches de Jésus, mais encore dominés par l’inquiétude ou la peur. Ce n’est pas l’absence totale de foi, mais une foi qui vacille quand les circonstances deviennent fortes.

Pièges lexicaux

Ne pas l’utiliser pour écraser : Jésus reprend pour faire grandir. Ne pas confondre avec l’incrédulité totale. Le but est pastoral : déplacer le regard vers Dieu.

Usage biblique (mini)

Terme typiquement adressé aux disciples. Sert à corriger l’anxiété et à inviter à regarder à Jésus plutôt qu’aux circonstances.

Antonymes / contrastes (FR)

foi ferme, confiance

Synonymes / proches (FR)

foi fragile, foi vacillante (expression)

À ne pas confondre avec…

ἄπιστος — incrédule (plus fort) ; δειλία — lâcheté/peur (idée proche)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

foi fragile

Versets clés (liste)

Mt 14,31 ; Mt 6,30 ; Mt 16,8

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3640

Lemme / racine (optionnel)

oligos (peu) + pistis (foi) (selon lueur).

Prononciation — (aide remplissage)

o-li-go-pis-tos

Translit. — NOYAU

oligopistos

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Matthieu, le co-texte montre que “de peu de foi” vise des disciples déjà en relation avec Jésus (ils le suivent, l’appellent “Seigneur”), mais qui vacillent sous la peur ou le souci. Donc ne pas traiter comme “pas de foi” (incrédulité totale). Règle : repérer les marqueurs de foi (prière vers Jésus, présence avec lui) et ce qui manque (peur, inquiétude) pour fixer la nuance : foi réelle mais immature.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 17,14–21 — “foi fragile / petit-faith” (G3640) : l’expression reproche une confiance insuffisante face à une situation difficile, malgré la présence de Jésus. L’indice est la question des disciples (“pourquoi n’avons-nous pu…?”) et la réponse de Jésus. - Mt 17,14–21 — Option A (absence totale de foi) / Option B (foi réelle mais faible) : le co-texte tranche vers B, car Jésus s’adresse à ses disciples; il corrige leur faiblesse plutôt que de les exclure.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre foi/confiance : l’adjectif qualifie une personne dont la foi existe mais reste fragile (peu de foi). Chez Matthieu, il apparaît dans un registre d’expérience : peur, inquiétude, tempête, provision. Il active l’univers de la confiance quotidienne mise à l’épreuve.