Hébreu : Gê-Hinnōm = « vallée de Hinnom » (image de jugement). Grec : γέεννα (geenna).
γέεννα désigne la “géhenne”, terme employé dans les paroles de Jésus pour évoquer un lieu de jugement et d’exclusion ultime. Le mot fonctionne comme repère d’issue finale : il donne du poids à l’autorité de Dieu sur le destin, au‑delà des menaces humaines. γέεννα n’est pas introduit pour nourrir la curiosité sur des détails, mais pour marquer une hiérarchie : certains peuvent nuire maintenant, mais l’ultime conséquence appartient à Dieu. Le garde‑fou est de ne pas traiter γέεννα comme injure ou effet de style, ni comme terrain de spéculation. Dans le raisonnement, le mot sert à établir le sérieux du jugement : la relation à Dieu touche l’ultime. Ainsi, γέεννα est un mot de gravité : il rappelle que la vie morale a une issue, et que Dieu demeure le juge réel. Le terme aide à lire la crainte de façon ordonnée : orienter le cœur vers l’autorité ultime, plutôt que vers la peur immédiate.
L’arrière‑plan biblique relie γέεννα à la vallée de Hinnom, lieu associé à l’abomination puis au jugement. Sans faire d’histoire inutile, cela éclaire la fonction du mot : la Bible affirme que Dieu met fin au mal et juge avec justice. Le garde‑fou est de ne pas isoler la géhenne de la sainteté de Dieu : ce n’est pas un outil de peur, mais un repère de justice. Le mot de vie auprès de Dieu est de remettre l’ordre des crainte : l’humain craint l’opinion et la violence parce qu’elles sont visibles; Jésus rappelle un invisible plus réel : Dieu juge. Cette crainte n’est pas panique, mais sérieux d’alliance : vivre vrai, sans masque. Ainsi, γέεννα devient une borne morale : l’histoire ne se clôt pas par la force humaine; la justice de Dieu demeure.
Dans une culture occidentale, “géhenne” est soit évacuée comme archaïque, soit utilisée pour faire peur. γέεννα, dans le texte, sert surtout de repère de hiérarchie. Le contresens moderne serait de croire que le mot vise à manipuler par la terreur. La clarification est : il rappelle que Dieu est l’autorité ultime, donc la peur des hommes ne doit pas gouverner la fidélité. Un autre contresens est la spéculation : imaginer des détails que le mot ne donne pas. Le garde‑fou est de rester sobre : γέεννα signale la réalité du jugement, pas un décor à décrire. Ainsi, le terme rend la foi sérieuse : il y a une issue morale. Et paradoxalement, il libère : si Dieu juge, l’opinion et la menace humaines ne sont pas souveraines. γέεννα devient donc un mot de gravité et de stabilité.
Géhenne : image biblique de l’enfer / lieu du châtiment (souvent “géhenne de feu”). (Mt 10,28)
Dans Marc 9, γέεννα désigne la géhenne comme image du jugement final, utilisée par Jésus pour souligner la gravité du péché.
Faire une cartographie détaillée de l’au-delà : Marc l’utilise comme avertissement concret et solennel.
Employé dans des avertissements de Jésus sur le jugement, associé au feu et à la gravité du scandale/péché.
vie; salut; Royaume
géhenne; (enfer, selon traduction)
hadēs (séjour des morts) : autre notion; pur (feu) : image associée.
géhenne
Mc 9,43-48
G1067
origine hébraïque (vallée de Hinnom) (selon lueur)
gheh'-en-nah
geenna
Dans Marc 9,43-48 : avertissement sur le jugement (feu qui ne s’éteint pas). Règle : rester sur l’usage de Jésus : image de jugement sérieux, liée au scandale/péché; ne pas spéculer au-delà du texte.
Dans Marc 9, l’insistance (mieux vaut…) sert une exhortation à la radicalité contre le péché.
Registre jugement/conséquence ultime : lieu-image associé au feu et au rejet. Dans Marc, sert à souligner la gravité du péché et l’urgence d’éviter le scandale.