🇬🇷

goûter — γεύομαι — geuomai

Sens (principal)

Verbe : goûter, faire l’expérience réelle d’une saveur ou, par extension, d’une réalité vécue personnellement.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

γεύομαι signifie goûter, prendre part à une saveur, et par extension faire l’expérience réelle d’une réalité. Le verbe suppose un contact effectif : on ne reste pas seulement devant l’objet, on y participe d’une manière minimale mais réelle. Dans Lc 14,24, le mot apparaît dans la sentence finale : aucun des premiers invités ne goûtera du souper. Le co-texte du grand festin impose d’abord le sens concret lié au repas : goûter signifie participer au banquet préparé. Mais la parabole donne à cette participation une portée narrative plus forte, car goûter le souper revient à entrer dans l’invitation acceptée. Le verbe ne décrit pas seulement une sensation de bouche; il marque l’accès ou l’exclusion au repas. Sa logique est donc celle de la participation : goûter, c’est avoir part. Dans ce passage, le contraste est décisif entre les invités qui refusent et ceux qui entrent. γεύομαι souligne la conséquence du refus : ceux qui se sont excusés ne participeront pas au festin. Le mot garde son ancrage concret, tout en servant la conclusion de la parabole. Il exprime une expérience refusée ou perdue, non une simple curiosité gustative.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, goûter appartient au monde du repas, de la table et de la participation. Le repas n’est pas seulement absorption de nourriture; il peut exprimer l’accueil, la communion, l’honneur donné ou refusé. Cet arrière-plan éclaire γεύομαι en Lc 14,24. Le maître ne parle pas d’une dégustation isolée, mais de l’accès au souper préparé. Goûter signifie participer au repas auquel on était invité. La Bible utilise souvent les images de nourriture pour parler d’une réalité reçue concrètement : pain, festin, coupe, table. Dans ce cadre, ne pas goûter indique une exclusion réelle de ce qui était offert. Le mot doit donc être lu à partir du banquet et de la maison du maître. Les premiers invités avaient reçu l’appel, mais leurs excuses les placent hors du repas. γεύομαι marque la conséquence finale : ils ne feront pas l’expérience de ce souper. L’arrière-plan biblique de la table aide à comprendre que l’enjeu n’est pas une information sur le goût des aliments, mais la participation ou la non-participation au festin. Le mot garde son sens concret, mais il prend sa force dans la logique relationnelle du repas.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, « goûter » évoque souvent une expérience légère, partielle ou subjective : essayer une petite portion, donner son avis, découvrir une saveur. Dans Lc 14,24, γεύομαι doit être lu plus fortement. Le verbe signifie avoir part au souper préparé, entrer dans l’expérience du repas. La phrase « aucun de ces hommes qui avaient été conviés ne goûtera de mon souper » ne parle pas d’une simple dégustation manquée, mais d’une exclusion du banquet. Le contresens serait donc de réduire le mot à une sensation individuelle. Le co-texte impose la logique du festin : invitation, refus, nouveaux invités, maison remplie, sentence finale. Dans cette progression, goûter signifie participer effectivement à ce que le maître a préparé. Un autre contresens serait de détacher le verbe de la responsabilité des invités. Ils ne goûtent pas parce qu’ils ont refusé l’invitation sous forme d’excuses. La clarification utile est de garder le réalisme du mot : goûter implique un contact réel, pas une idée abstraite. En même temps, dans la parabole, ce contact réel correspond à l’accès au repas. γεύομαι désigne donc ici la participation concrète au souper, participation perdue par les premiers invités.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe d’expérience concrète. Il peut parler d’un goût réel ou d’un contact vécu avec une réalité plus profonde.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans les passages liés à cette fiche, γεύομαι désigne soit l’acte concret de goûter, soit l’expérience réelle d’une réalité spirituelle ou existentielle.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire le mot à une simple impression subjective. Il implique un contact réel, même lorsqu’il est figuré.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à dire qu’une réalité a été réellement rencontrée, goûtée ou éprouvée.

Antonymes / contrastes (FR)

ignorer ; rester extérieur ; ne pas expérimenter

Synonymes / proches (FR)

goûter ; expérimenter ; prendre part

À ne pas confondre avec…

Une connaissance purement théorique. Ici, le verbe met en avant l’expérience réelle.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

goûter

Versets clés (liste)

Lc 14,24 ; Ac 10,10 ; Hé 6,4–5

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1089

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

γεύομαι

Prononciation — (aide remplissage)

gué-ou-maï

Translit. — NOYAU

geuomai

Vérifiable
Champs sémantiques
GrâceFoi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : goûter littéralement un aliment. Option B : faire l’expérience effective d’une réalité spirituelle ou existentielle. Les passages liés montrent les deux dimensions : le verbe garde l’idée de contact concret, même lorsqu’il devient image d’une expérience plus profonde.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 14,15–24 et Ac 10,9–16 : le verbe garde une base concrète liée à la nourriture et à l’acte de goûter. - Hé 6,1–8 et Col 2,20–23 : la nuance devient figurée, en parlant d’une expérience réelle d’un don ou d’une règle touchant la vie. - Le mot relie donc le concret et l’expérientiel dans une même logique de contact effectif.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre de contact, d’expérience et de participation. Il appartient à l’univers de ce qu’on ne connaît pas seulement par discours, mais par expérience réelle. Le goût devient ici porte d’entrée vers une connaissance vécue.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune