cens ; impôt (à César)
κῆνσος désigne l’impôt (cens) dû à César, et en Mt 22,17–21 le mot sert de pivot à un piège logique : répondre oui ou non expose à un danger politique ou religieux. Le terme met en place la tension : loyauté civique vs loyauté à Dieu. La réponse de Jésus reconfigure l’alternative : rendre à César ce qui lui revient, et à Dieu ce qui lui revient; le mot devient alors un test de discernement. Il structure une logique de distinction : il y a des devoirs relatifs et un devoir ultime. Ainsi, κῆνσος sert à déplacer la question de pièce à image : la monnaie porte l’image de César, l’humain porte l’image de Dieu. Le terme aide à lire la sagesse : éviter le piège sans compromis sur l’adoration.
L’arrière-plan biblique affirme la souveraineté de Dieu sur tout; les autorités humaines ont une place, mais limitée. “Rendre à Dieu” renvoie à l’image de Dieu sur l’humain : la personne appartient à Dieu. L’impôt devient prétexte pour rappeler l’alliance : loyauté première au Seigneur.
On fait de ce verset un slogan politique. Kēnsos désigne un impôt précis, mais l’enjeu est plus large : discerner les devoirs civiques sans idolâtrer l’État, et garder Dieu comme priorité. Clarification : Jésus évite le piège et recentre sur l’appartenance ultime (à Dieu).
Le cens à César : piège politique; Jésus répond avec sagesse et rappelle la priorité de Dieu. (Mt 22,17–21)
Dans Mt 22, la question “Est-il permis de payer le cens à César?” cherche à coincer Jésus. Il répond en demandant la pièce et en disant : rendre à César ce qui lui revient, et à Dieu ce qui est à Dieu. Le mot sert de point de départ pour enseigner la loyauté première envers Dieu au sein d’une société réelle.
Ne pas réduire le passage à un slogan politique. Jésus traite la question avec sagesse et replace Dieu au centre. Ne pas confondre kēnsos (impôt spécifique) avec d’autres taxes (telos/phoros) : chaque mot a son nuance.
Terme spécifique pour l’impôt à César. Dans les récits, il apparaît surtout dans la controverse sur l’autorité civile.
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impôt, taxe à César
φόρος — impôt/tribut (terme plus général) ; τέλος — taxe/droit (autre terme)
impôt
Mt 22,17–21 ; Rm 13,6–7 ; 1 P 2,13–17
G2778
Emprunt latin (census) (selon lueur).
kèn-sos
kēnsos
Le co-texte est un piège : donc ne pas remplir comme simple “payer ses impôts” moralement. Règle : garder la question réelle (piéger Jésus) et la réponse (image sur la pièce) : l’enjeu est qui détient la seigneurie ultime.
- Mt 22,17–21 — “impôt” (G2778) : taxe romaine (tribut) au cœur du piège politique. L’indice est “est-il permis de payer… à César ?”. - Mt 22,17–21 — Option A (impôt = détail) / Option B (impôt = question de loyauté) : le co-texte tranche vers B : “rendez à César… et à Dieu…”.
Registre impôt impérial/politique : le mot désigne le cens (taxe) due à César, donc l’univers du pouvoir romain et de la tension politique. Dans Mt 22, il sert de point de départ à un enseignement sur la loyauté et l’autorité : rendre à César, sans voler à Dieu. Il active un registre de sagesse publique.