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impôt — κῆνσος — kēnsos

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

cens ; impôt (à César)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

κῆνσος désigne l’impôt (cens) dû à César, et en Mt 22,17–21 le mot sert de pivot à un piège logique : répondre oui ou non expose à un danger politique ou religieux. Le terme met en place la tension : loyauté civique vs loyauté à Dieu. La réponse de Jésus reconfigure l’alternative : rendre à César ce qui lui revient, et à Dieu ce qui lui revient; le mot devient alors un test de discernement. Il structure une logique de distinction : il y a des devoirs relatifs et un devoir ultime. Ainsi, κῆνσος sert à déplacer la question de pièce à image : la monnaie porte l’image de César, l’humain porte l’image de Dieu. Le terme aide à lire la sagesse : éviter le piège sans compromis sur l’adoration.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique affirme la souveraineté de Dieu sur tout; les autorités humaines ont une place, mais limitée. “Rendre à Dieu” renvoie à l’image de Dieu sur l’humain : la personne appartient à Dieu. L’impôt devient prétexte pour rappeler l’alliance : loyauté première au Seigneur.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On fait de ce verset un slogan politique. Kēnsos désigne un impôt précis, mais l’enjeu est plus large : discerner les devoirs civiques sans idolâtrer l’État, et garder Dieu comme priorité. Clarification : Jésus évite le piège et recentre sur l’appartenance ultime (à Dieu).

Courte description — (aide remplissage)

Le cens à César : piège politique; Jésus répond avec sagesse et rappelle la priorité de Dieu. (Mt 22,17–21)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 22, la question “Est-il permis de payer le cens à César?” cherche à coincer Jésus. Il répond en demandant la pièce et en disant : rendre à César ce qui lui revient, et à Dieu ce qui est à Dieu. Le mot sert de point de départ pour enseigner la loyauté première envers Dieu au sein d’une société réelle.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire le passage à un slogan politique. Jésus traite la question avec sagesse et replace Dieu au centre. Ne pas confondre kēnsos (impôt spécifique) avec d’autres taxes (telos/phoros) : chaque mot a son nuance.

Usage biblique (mini)

Terme spécifique pour l’impôt à César. Dans les récits, il apparaît surtout dans la controverse sur l’autorité civile.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

impôt, taxe à César

À ne pas confondre avec…

φόρος — impôt/tribut (terme plus général) ; τέλος — taxe/droit (autre terme)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

impôt

Versets clés (liste)

Mt 22,17–21 ; Rm 13,6–7 ; 1 P 2,13–17

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2778

Lemme / racine (optionnel)

Emprunt latin (census) (selon lueur).

Prononciation — (aide remplissage)

kèn-sos

Translit. — NOYAU

kēnsos

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte est un piège : donc ne pas remplir comme simple “payer ses impôts” moralement. Règle : garder la question réelle (piéger Jésus) et la réponse (image sur la pièce) : l’enjeu est qui détient la seigneurie ultime.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 22,17–21 — “impôt” (G2778) : taxe romaine (tribut) au cœur du piège politique. L’indice est “est-il permis de payer… à César ?”. - Mt 22,17–21 — Option A (impôt = détail) / Option B (impôt = question de loyauté) : le co-texte tranche vers B : “rendez à César… et à Dieu…”.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre impôt impérial/politique : le mot désigne le cens (taxe) due à César, donc l’univers du pouvoir romain et de la tension politique. Dans Mt 22, il sert de point de départ à un enseignement sur la loyauté et l’autorité : rendre à César, sans voler à Dieu. Il active un registre de sagesse publique.