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abandonner — עָזַב — ‘āzab

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Abandonner : laisser, délaisser.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans la logique du passage (et dans la manière dont le grec rend souvent cette dynamique), “abandonner” est un verbe de rupture : il marque un avant/après. Es 55 ne propose pas seulement d’ajouter Dieu à une vie déjà orientée ailleurs; il appelle à quitter une voie et à changer de direction. La structure est nette : abandonner → revenir → recevoir compassion et pardon. Le mot sert donc d’articulation logique : tant que la voie mauvaise est gardée, le retour reste théorique; quand elle est abandonnée, le retour devient réel. Le grec met ainsi en évidence une conversion concrète : on laisse un chemin pour en prendre un autre.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

En arrière-plan hébraïque, “abandonner” évoque l’infidélité d’alliance : quitter l’Éternel, c’est quitter la source de vie et la protection du Roi. Les prophètes décrivent souvent cela comme un peuple qui délaisse la “source d’eau vive” pour des citernes fissurées : l’image est celle d’un échange absurde. Dans Es 55, l’abandon concerne d’abord la voie (le chemin choisi) et les pensées (l’orientation intérieure) : ce n’est pas seulement un geste extérieur. Abandonner revient donc à renoncer à une loyauté trompeuse et à revenir dans la fidélité. L’arrière-plan implicite est : Dieu accueille le retour, mais il appelle à rompre avec ce qui détruit.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur occidental peut entendre “abandonner” comme un effort moral pour “être meilleur”. Le texte vise plus profond : il parle de quitter une direction de vie qui mène loin de Dieu, pour revenir vers lui. Es 55 ne présente pas cela comme un paiement pour acheter le pardon, mais comme la réponse cohérente à une grâce ouverte : Dieu accueille, donc on se détourne de ce qui s’oppose à lui. La clarification utile est : abandonner n’est pas s’auto-sauver; c’est reconnaître qu’un chemin est mauvais et accepter de changer de route. Le passage tient ensemble vérité et miséricorde : quitter le mal et recevoir un pardon abondant.

Courte description — (aide remplissage)

Abandonner l’Éternel mène au désordre; revenir à lui restaure. (Jg 2,12; 2 Ch 15,2)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Quitter, laisser; peut décrire abandon de Dieu (péché) ou le fait de laisser quelque chose; le contexte décide.

Pièges lexicaux

Contexte : laisser (neutre) vs abandon (moral). Sobriété : repérer l’objet abandonné. Priorité au passage : alliance. Prudence : pastoral.

Usage biblique (mini)

Quitter, laisser; abandonner Dieu; laisser un héritage; relation/obedience.

Antonymes / contrastes (FR)

demeurer, s’attacher

Synonymes / proches (FR)

quitter, délaisser, laisser

À ne pas confondre avec…

shuv (revenir) : mouvement de retour; ‘āzab = acte de quitter/abandonner.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Ancien Testament
Langue — NOYAU
Hébreu
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

abandonner

Versets clés (liste)

Jg 2,12; 2 Ch 15,2; Ps 37,28; Es 1,4

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

H5800

Lemme / racine (optionnel)

Prononciation — (aide remplissage)

a-zav

Translit. — NOYAU

‘āzab

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
AlliancePéché